Le 19 avril, la troupe de l’association Musical ESSEC occupait les planches du Casino de Paris pour sa comédie musicale 2015 « Nil Rouge ». Réunissant plus de 50 étudiants impliqués dans l’écriture du scénario, la création des chorégraphies ou la composition musicale, cette soirée fut l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Un spectacle préparé pendant plus de 6 mois par des jeunes qui, sans être des professionnels, ont su marquer les esprits par la qualité de leur prestation scénique. Retour sur un voyage dans l’Egypte antique !

Tous en scène !

Dès mon arrivée, je suis accueilli par Romain Bruguière, responsable de la communication externe de l’association, qui m’accompagne dans la salle comble. À peine assis, les lumières s’éteignent, le silence se fait et le rideau s’ouvre lentement. Dans ce théâtre ouvert aux étudiants de l’ESSEC Business School comme au public, les acteurs nous dévoilent progressivement l’intrigue de la pièce. Ils seront accompagnés d’une dizaine de musiciens qui rythmeront la représentation par des solos de guitare, des breaks de batterie voire des reprises de thèmes musicaux comme celui du générique de Game of Thrones.

De la révolte populaire aux jeux de pouvoir sous le règne du pharaon Ahmenotep II, je suis transporté par le jeu des acteurs, les chorégraphies et les retournements de situation de ce spectacle créé de A à Z par des étudiants. En moins d’un an et en travaillant plus de 15 heures par semaine, ces jeunes artistes ambitieux sont parvenus à monter une représentation d’une qualité semi-professionnelle.

Un projet d’ampleur lancé en 1998

Avec un budget annuel de 40 000 €, Musical ESSEC est l’un des principaux acteurs du tissu associatif de l’école. Depuis 18 ans, l’association réalise chaque année une comédie musicale montée de toute pièce par des étudiants. De West Side Story en 2003 à Money Blues en 2014, les différents thèmes abordés par ces artistes en herbe promettent des représentations de folie aux spectateurs, conviés dans de grandes salles parisiennes comme le théâtre des Folies Bergère ou l’Olympia. Des soirées où musique, danse et théâtre s’entremêlent pour le plaisir des yeux et des oreilles, provoquant tantôt le rire, tantôt l’émotion.

Je ressors de cette édition 2015 avec des étoiles plein les yeux et des chansons en tête pour un bon moment. Cette troupe d’artistes sera parvenue à nous transporter au temps des pharaons pendant près de 3 heures sans discontinuer. Chapeau bas, rideau !

Jean Baptiste Najman