Originaire de Nantes, famille de sportifs et parents férus de voile ? Thomas n’avait d’autre destin que de devenir un grand voileux ! Membre du collectif Espoir à partir de 2013, il est repéré dans sa catégorie et intègre en 2014 la Liste Jeune de la Fédération de Voile. Aujourd’hui, il mène de front études et carrière sportive de haut niveau avec son équipage !

 

Thomas Bourrut-Lacouture
22 ans
4e année à l’INSA Rennes en filière Excellence sportive

Sa deuxième passion : la photographie !

Sa deuxième passion : la photographie !

« LA VOILE, ÇA APPREND LA VIE ! »
Dès son plus jeune âge, Thomas s’embarque en mer. Il accompagne ses parents chaque weekend et apprend peu à peu les rôles des membres de l’équipage. Très à l’aise, il intègre l’équipe « Espoir » où il occupe le poste de numéro 1, rôle le plus physique à bord. Il doit sans cesse jongler entre les voiles selon le vent et gère les problèmes techniques. « Au début, je ne maîtrisais que 5 % du bateau, maintenant je maîtrise près de 90 %. » Mais au sein d’un équipage, l’apprentissage ne se limite pas à diriger le bateau. « La voile, ça apprend la vie. A chaque instant, il faut tenir compte des paramètres climatiques, techniques et tactiques. » Effectivement, à bord, chaque membre de l’équipage a un rôle bien précis, il faut savoir coopérer pour prendre les bonnes décisions. « En équipe, nous naviguons sur des bateaux beaucoup plus puissants. Comme en entreprise, il faut être sûr d’aller dans la même direction pour ne pas couler ! » C’est également à l’équipage de prendre les décisions techniques en mer : « mes études d’ingénieur m’aident beaucoup en voile, d’ailleurs, les meilleurs voileux sont tous des ingénieurs ! » En plus des problèmes techniques, l’équipage est en charge de son propre budget. « Au sein du collectif Espoir, nous avions à disposition un bateau mais il fallait investir dans un jeu de voile à 3 000 € et payer nos frais d’inscription aux Régates. Lorsque les compétitions ont lieu dans le sud de la France, c’est une nouvelle difficulté : il faut trouver un moyen de transporter notre bateau ! » Arthur ne s’est jamais lassé de sa passion, si bien qu’il a préféré l’INSA Rennes à l’INSA Strasbourg pour pouvoir continuer la voile. « Je n’ai jamais envisagé d’arrêter mes études, je n’ai pas le niveau pour faire carrière dans ce milieu, mais je souhaite continuer à naviguer. »

 

TON PÊCHÉ MIGNON ?
Tout ! Je suis très gourmand, mais je dois faire attention car le poids total de l’équipage ne doit pas dépasser 338,6 kg ! Nous avons déjà été disqualifiés pour quelques grammes, alors tout le monde fait un effort.

 

UNE ANECDOTE DE COMPÉTITION ?
Lors de la Régate des « Jeux nautiques atlantiques «, seuls 2 bateaux sur 7 se sont déplacés. Nous nous sommes déguisés, nous avons échangé nos postes et avons tous fini à l’eau ! C’était vraiment très amusant !

 

TA PLUS GRANDE FRAYEUR ?
Lors d’un avis de tempête, l’une de nos voiles s’est déchirée en mer et à l’arrivée au port, les vagues montaient jusqu’à 1m50. Nous avons retiré la grande voile trop tôt et le bateau a dérivé sur la digue. Pour nous sortir de là, un coéquipier s’est jeté à l’eau, mais c’était encore plus dangereux ! Finalement, notre entraineur est venu à notre secours, nous avons eu la peur de notre vie !

 

TA VILLE ?
Je ne m’imagine pas vivre ailleurs qu’au bord de la mer !

 

Olympe Muller