Avec sa Filière Innovation Entrepreneur (FIE), l’Institut d’Optique (SupOptique) forme depuis 8 ans des ingénieurs au profil hors norme, associant un cursus de haut niveau en photonique au développement d’activité économique par l’innovation technologique. La FIE est une des filières de formation d’ingénieur de SupOptique qui concerne entre 20 et 30 élèves-ingénieurs par an. Elle associe les cours fondamentaux de l’école à une formation par projet de 550 heures sur trois ans. Les élèves y développent leur propre projet d’entreprise : un véhicule d’apprentissage par le concret très efficace.

LE GRAND PARADOXE
Les élèves FIE sont très impliqués dans leur projet. Ils y consacrent un temps très important, en général incompatible avec un séjour à l’étranger, sous la forme d’un stage ou d’une année de formation. Les élèves FIE sont les moins mobiles de l’Institut d’Optique lors de leurs études mais ils sont quatre fois plus nombreux que les SupOpticiens classiques (en proportion) à travailler à l’étranger après l’obtention du diplôme. On doit cette capacité d’expatriation à l’état d’esprit de la FIE.

 

INNOVATION ET INTERNATIONAL DEUX MOTS CLEF DE LA FIE À SUPOPTIQUE
Grâce à un partenariat avec les Conseillers du Commerce Extérieur de la France, l’international est au coeur de cette formation-action : les futurs produits et les modèles économiques des entreprises naissantes sont pensés dès le départ au niveau international. La formation exige des élèves qu’ils inventent des stratégies de développement économique à l’international en tenant compte des données et des pratiques issues des grandes zones économiques : Asie, Brésil, Amérique du Nord, Europe… Les FIE prennent également en compte la réalité économique du marché de la photonique qui se trouve en grande majorité hors de France. La FIE entraine les élèves à sortir des sentiers battus, les pousse à rencontrer de futurs clients et à aller chercher des compétences complémentaires. La FIE forge 50 % d’aventuriers : 25 % sont créateurs d’entreprises. Ils restent en France dans les premières années, mais font la majorité de leur chiffre d’affaires à l’étranger. 25 % s’exportent à l’international : doctorants, VIE, ingénieurs R&D, vente ou marketing. Les diplômés y font valoir leur compétence : haut niveau technologique et capacité à innover en abordant les problématiques technologie-marché sous tous leurs aspects. On retrouve les profils internationaux FIE sur les zones majeures d’activités mondiales : Europe, Asie, Amérique du Nord.

 

CÉCILE SCHMOLLGRUBER : CRÉATRICE DE STÉRÉOLABS, INSTALLÉE À HOLLYWOOD
Cécile Schmollgruber est diplômée de la première promotion de la FIE en 2008. Durant son cursus, elle travaille deux ans sur un projet de création d’entreprise concernant un appareil de visualisation 3D pour opération médicale par coelioscopie. Son diplôme en  poche, elle réoriente son activité vers le rendu 3D de très haute qualité en temps réel et crée STEREOLABS avec deux autres SupOptiques. Dès le départ, l’activité est pensée sur un plan international. Les capacités techniques des «softs» de STEREOLABS associées à des matériels de prise de vue séduisent de nombreux acteurs sur la planète dont James Cameron, le créateur d’AVATAR. Après quelques mois de collaboration, STEREOLABS vend plusieurs systèmes à James Cameron pour le tournage du prochain AVATAR (actuellement en cours de réalisation). STEREOLABS s’implante rapidement en Asie (Hong Kong) et aux USA (Hollywood) pour assurer des ventes vers deux marchés cibles : la Chine avec la télévision 3D et les USA avec les films en 3D. Cécile Schmollgruber et STEREOLABS ont remporté de nombreux prix reconnaissant l’activité fortement innovante et la capacité à se projeter dès le départ à l’international (trophée international CCI Essonne 2012, trophée international CCI Île de France 2012, grand prix de l’innovation de la ville de Paris).

 

Par François Balembois,
Directeur de l’Enseignement,

et Alan Swan, Chargé
de Mission Relations Internationales, Institut d’Optique Graduate School