portrait Christine Neau-Leduc Université Paris 1 Panthéon-Assas
© Pascal Levy

Story Time : le portrait de Christine Neau-Leduc, présidente de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Réélue pour un second mandat en avril dernier, Christine Neau-Leduc est aujourd’hui à la tête de la première université de Droit en France… poste qu’elle n’avait pourtant jamais imaginé occuper au début de sa carrière ! Elle dresse aujourd’hui un bilan de son premier mandat en tant que présidente de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et projette l’établissement sur ses nouveaux projets.

portrait Christine Neau-Leduc Université Paris 1 Panthéon-Assas
©2019 Pascal Levy

Alors que le monde universitaire n’a jamais été aussi mouvementé, qu’est-ce qui a poussé Christine Neau-Leduc à se lancer dans un second mandat ? « Paris 1, tout simplement ! C’est une maison fantastique, un bouillonnement de projets, des collègues extraordinaires, une recherche de haut niveau qui impacte la société. » Après des études de droits à l’Université de Montpellier, elle devient professeure de droit social à Toulouse Capitole puis à Montpellier, avant de rejoindre Paris 1 en 2012. « C’est l’université de rêve pour un juriste, à la fois pour sa pluridisciplinarité, sa liberté de pensée et son état d’esprit unique. Je suis très attachée à Paris 1, même si je n’y ai pas été formée. En tant que présidente, ma mission est de servir au mieux l’établissement en portant, avec un collectif, des projets et une stratégie partagée » assure-t-elle.

Paris 1 représente 12 % de l’offre de Licence en Ile-de-France

Une stratégie qui séduit, vu le nombre de candidatures reçues par l’université pour la rentrée 2025/2026 : 132 600 vœux confirmés sur Parcoursup (soit +17 % par rapport à 2024) pour 7 600 places en Licence, et 137 000 vœux sur Mon master pour 5 022 places (en hausse de 27 %). « Paris 1 est la première université demandée sur Parcoursup et représente 12 % de l’offre de Licence en Ile-de-France. C’est formidable, mais c’est aussi un défi en interne de gérer l’ensemble de ces candidatures et la déception des candidats qui ne sont pas retenus. » Des chiffres boostés par la diversification des débouchés offerts par les SHS, notamment grâce à l’IA. Y compris dans des disciplines qu’on imagine les plus éloignées des nouvelles technologies comme l’archéologie ou la philosophie. Le développement de l’apprentissage, de formations en prise avec les nouveaux métiers et de formations pluridisciplinaires (comme l’offre de doubles licences, « véritable marqueur de Paris 1 ») sont aussi à mettre au bilan de son premier mandat.

« La recherche c’est un métier ! »

Un mandat également marqué par un engagement pour la recherche, à travers l’augmentation des moyens et du soutien apportés aux enseignants-chercheurs, « maillons absolument essentiels de l’université. Il est important de rappeler que la recherche est un métier, une profession indispensable aux universités et au pays et qui amène parfois nos étudiants vers des débouchés originaux comme la compliance qui ouvre à de nouveaux métiers pour nos sociologues intéressés par l’interface homme/machine par exemple » insiste Christine Neau-Leduc.

Sans oublier l’international !

Portée par l’alliance européenne Una Europa, Paris 1 est aujourd’hui partie prenante de deux bachelors internationaux, dont un bachelor en sustainability qui prévoit une 1A pluridisciplinaire de tronc commun à Cracovie, suivie de tracks spécialisés dispensés dans toutes les universités de l’alliance.  

Vers le campus du futur ?

Un volet international qui occupe encore, en toute logique, une place de choix dans la feuille de route du second mandat de Christine Neau-Leduc. Parmi ses principaux enjeux en la matière : la formation, l’accueil des étudiants internationaux ou le couplage recherche et formation dans ses partenariats internationaux. Mais aussi ses filières délocalisées qui permettent d’obtenir un diplôme de Paris 1 au sein d’universités partenaires à travers le monde (Le Caire, Bucarest, Buenos Aires, Fès etc.). Par ailleurs, l’université entend mettre en œuvre les différentes mesures de son Schéma directeur de la vie étudiante. Une vie étudiante qui se verra d’ailleurs transformée pour les étudiants qui arpenteront son nouveau campus La Chapelle, conçu comme « un campus du futur offrant un nouveau visage à notre université très ancrée dans l’Histoire. Une immense cafeteria Crous, une nouvelle bibliothèque et 2 000 m² de jardin viennent ponctuer ce bâtiment moderne répondant à toutes les dernières normes. Une très belle opportunité à Paris intramuros mais qui nous laisse encore un peu loin des standards, en matière d’espaces de vie étudiante notamment » pondère Christine Neau-Leduc, pointant du doigt un dossier qui n’est pas près de quitter son bureau : celui des moyens alloués à l’université.