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Incubateur Centrale-Audencia-Ensa : OuiVALO fait du compostage un jeu d’enfant

OuiVALO compostage

Proposer des solutions de compostage aux citadins pour réduire drastiquement le nombre de biodéchets qui partent à la poubelle. C’est le point de départ de la startup OuiVALO, créée en 2019 à Nantes par Camille Marhadour-Savary, Kévin Hamon et Richard Hugou. Actuellement incubés à l’incubateur de Centrale-Audencia-Ensa, les trois entrepreneurs développent leur projet à grands pas. Rencontre avec Camille.

 

Parlez-nous de votre attrait pour l’écologie.

Je suis issue d’une formation de design produits à l’Ecole de design de Nantes. A côté, je suis passionnée d’écologie et de compostage depuis mes études puisque j’ai développé pas mal de projets autour de ce thème.

J’ai notamment fait un service civique  au sein d’une association d’agriculture urbaine. Après cela j’ai sauté le pas d’associer ma passion et ma carrière : je me suis lancée dans un projet autour du compostage avec l’organisme Pépite. C’est là que j’ai rencontré mes associés, Richard et Kevin.

Comment est venue l’idée de créer OuiVALO ?

OuiVALO compostageKevin a commencé ses études à IMT Atlantique puis à Audencia. Il a plutôt une casquette d’ingénieur environnemental et commercial. Richard a fait des études de biologie, associées à une formation management et administration des entreprises. Il avait un projet de collectes  de biodéchets en milieu étudiant.

Nous avions l’idée commune d’impacter le monde des biodéchets et nous nous sommes vite rendus compte qu’il y avait beaucoup de choses à faire sur l’aspect collecte et valorisation des biodéchets citadins.

Concrètement, que propose OuiVALO ?

Nous proposons des solutions aux citadins pour réduire drastiquement les biodéchets qui partent généralement à la poubelle. Nous estimons qu’en France, 30 % des déchets ménagers qui sont incinérés pourraient retourner à la terre. OuiVALO propose alors d’ouvrir aux citadins, des solutions mises en place par des professionnels (restaurateurs, épiceries en vrac, associations…) grâce à des points-relais. Nos partenaires accueillent de manière temporaire ces biodéchets et ensuite, chaque semaine, des coursiers à vélo viennent les collecter. C’est là l’originalité : les biodéchets ne sont pas compostés sur place.

Aujourd’hui, OuiVALO récolte trois tonnes de déchets mensuels et collecte auprès de 410 utilisateurs sur une dizaine de points-relais.

Une actualité en 2021 ?

Depuis janvier, nous avons lancé un système de collecte en porte-à-porte avec une entreprise qui fait des livraisons de paniers de fruits bio.

OuiVALO compostage

Vos prochains objectifs ?

Nous mettons en place une Carte des Initiatives en France qui sera en ligne prochainement sur notre site. En effet, pour l’instant, nous proposons notre solutions de compostage uniquement à Nantes mais nous observons pas mal d’initiatives qui grandissent partout en France. Cette carte recensera alors toutes les initiatives d’entrepreneurs engagés vers lesquelles peuvent se tourner les gens.

 

Vous êtes incubés à l’incubateur Centrale-Audencia-Ensa. Qu’est-ce que cela vous apporte ?

Nous avons d’abord été préincubés au Startup Lab d’Audencia et depuis un an nous sommes incubés à l’incubateur Centrale-Audencia-Ensa.

Nous venons de terminer le programme de pré-lancement qui nous a permis de travailler sur notre idée avec d’autres entrepreneurs notamment. Nous avons la chance de bénéficier d’un entourage bienveillant qui nous pousse, et d’avoir un mentor qui nous suit depuis un an. Nous avons aussi des formations toutes les 2-3 semaines sur les sujets très variés comme l’entreprenariat, la communication, les aspects commerciaux, juridiques, la comptabilité. Nous passons maintenant à la phase d’accélération.

>>>> A lire aussi : Incubateur Centrale-Audencia-Ensa : la voie royale vers l’entrepreneuriat

Les utilisateurs sont réceptifs à l’idée de payer pour composter ?

Il y a pas mal de pédagogie à faire auprès des utilisateurs, notamment sur le travail en amont et en aval. Aujourd’hui, un groupe de personnes engagées composte avec nous, mais pour beaucoup de personnes, ce n’est pas une évidence. Nous essayons de démocratiser petit à petit le fait de valoriser ses biodéchets.

Travaillez-vous en lien avec les municipalités là-dessus ?

C’est un objectif. En 2024, les municipalités auront l’obligation légale de proposer des solutions de collecte de biodéchets pour les habitants. C’est un gros challenge.

 

Un conseil à un jeune entrepreneur ?

Quand on entreprend, on a le réflexe de protéger son idée à tout prix, on évite d’en parler, de peur de se la faire piquer. C’est compréhensible et légitime mais c’est en allant vers les autres qu’on donne un souffle à son idée et qu’on peut construire autour. Il ne faut pas avoir peur d’échanger, de se faire challenger.

 

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