A l’occasion des 15 ans de Schola Africa, son co-fondateur, Karim Gomina, directeur d’école burkinabè est venu rendre visite aux membres de l’association lilloise, œuvrant pour l’accès à l’éducation et la formation professionnelle.

Les membres de la mission de février 2015 devant un atelier créé par l’une des anciennes du centre de formation à la couture © Schola Africa

Les membres de la mission de février 2015 devant un atelier créé par l’une des anciennes du centre de formation à la couture © Schola Africa

L’association en quelques mots
Forte d’un partenariat aussi précieux que valorisé avec un professionnel du milieu éducatif au Burkina Faso, Schola Africa fête sa quinzième année d’action sur le terrain, comme dans la métropole lilloise. L’association a pour but de permettre l’accès à l’éducation primaire dans la région de Bobo-Dioulasso, deuxième plus grande ville du pays. Depuis 2000, ce sont 17 salles de classe qui ont pu être construites, permettant à plus de 2 600 enfants vivant en zone de brousse d’aller à l’école chaque jour. Persuadés que l’éducation est l’un des piliers du développement, 30 étudiants lillois développent un projet social et humanitaire, ambitieux et responsable.

 

Nos actions en bref
Assurer l’accès à la scolarisation est le premier objectif de Schola Africa. Son « cœur de métier » est le financement de la construction de salles de classe en milieu rural, où le besoin se fait particulièrement ressentir. Plusieurs projets dits « annexes » sont pensés pour améliorer qualitativement les conditions d’éducation. D’autre part, l’association gère depuis 2002 un centre de formation à la couture pour former des jeunes femmes et leur permettre ainsi une plus grande indépendance financière. L’association agit aussi en France, par le biais d’actions de sensibilisation de la métropole lilloise aux problématiques de développement et aux conditions de scolarisation en Afrique.

 

Le développement participatif, principe phare de Schola Africa
Afin de mener une action pérenne sur le terrain, Schola Africa cherche à s’éloigner de l’assistanat en élaborant tous ses projets dans le cadre du développement participatif. Le but est d’impliquer au maximum les populations concernées dans leur propre développement. Nous évitons d’appliquer une vision européo-centrée à des problématiques burkinabè et répondons au mieux aux besoins sur place. Ce principe permet d’abord de s’assurer de la réussite de nos projets et de leur acceptation par les populations locales. L’implication des burkinabè a aussi pour finalité de pérenniser notre action sur le terrain : les projets sont pensés pour durer, sans dépendance vis-à-vis de l’association. Cela est possible grâce à l’aide de notre partenaire au Burkina Faso, Karim Gomina, garant du respect de la culture burkinabè dans la mise en place de nos projets, et par un suivi rigoureux de nos actions. De plus, nos trois missions annuelles permettent un dialogue régulier avec les populations et instaurent de véritables
relations de confiance.

 

Respect et humilité face aux populations
Le respect et l’humilité de nos membres sont à la base de notre action sur place. En effet, la construction d’une salle de classe dans un village nécessite beaucoup de patience : une longue période de dialogue précède toute action concrète. Schola Africa ne se positionne pas en tant qu’intervenant extérieur, mais souhaite accompagner des populations avec qui elle a noué de vrais liens. Enfin, l’association se tient responsable des projets dans lesquels elle s’engage. La réflexion autour de ces derniers permet par son sérieux d’assurer un engagement durable sur le terrain.

 

Contact :
schola-africa-comcontact@schola-africa.com – Guillhem Roux, Président – 06 88 56 95 13