EM Strasbourg

 

Isabelle Barth Directrice de l’EM Strasbourg

Isabelle Barth Directrice de l’EM Strasbourg

Un retard à combler
Aujourd’hui, l’université française est amenée à prendre un tournant managérial comme cela se passe à Strasbourg depuis 3 ans dans le cadre de son autonomie et de sa fusion. La réalité de l’Education Nationale contraint l’université à envisager l’avenir avec des fonds limités, sans dotation étatique. Elle doit mettre en oeuvre des logiques qui relèvent du privé, du fundraising et de l’autofinancement pour les nouvelles formations qu’elle doit mettre en phase avec le marché du travail.
Les moyens d’action
Il faut avancer l’idée que nos formations qui débouchent sur des emplois, constituent un investissement immatériel pouvant se financer avec des prêts à taux faibles, des bourses, du sponsoring d’entreprise ou de l’apprentissage. L’avenir consiste à multiplier des parcours moins monolithiques comprenant des stages, du travail en association, des études à l’international et des compléments de formation afin d’habituer les élèves à une vie professionnelle plus mobile. Au-delà des connaissances, nous devons leur inculquer la capacité à remettre en cause leurs outils, grâce aux chercheurs beaucoup plus prospectifs que les intervenants professionnels.
PS
Contact : www.em-strasborug.eu

 

L’importance de l’enseignement supérieur
En ce qui concerne notre école, la question est simplifiée puisque nous sommes une composante de l’université de Strasbourg. Si cette situation constitue une particularité en France, ce n’est pas le cas à l’étranger, les grandes écoles étant adossées à l’université. L’avantage est de pouvoir s’appuyer sur une institution en bénéficiant de son corps professoral, de sa recherche et de ses compétences.
Changement de cap
Si les grandes écoles, plébiscitées par les entreprises dans le cadre de leurs recrutements, sont plus proches des réalités économiques et anticipent ce qui se passe dans le monde, il faut que les universités se rapprochent également de l’activité économique. La loi LRU va permettre de faire évoluer leurs structures et leurs mentalités. Pour avoir des enseignants motivés, il faut les payer, avoir un droit de contrôle et les contraindre à des obligations de résultat.
PS
Contact : www.em-strasbourg.eu