Du 20 au 31 janvier 2020, le mouvement FAIR[e] un monde équitable et l’ONG Max Havelaar proposent aux étudiant.e.s dans toute la France de relever le défi #pasdéquitépasdecafé. Le principe ? Ils et elles se mobilisent pour mettre symboliquement en grève les machines à café sur leur campus et appeler à signer la pétition lancée sur http://chng.it/SQt7DKqQtp. Zoom sur cette opération de mobilisation pour sauver une filière en danger.

 

Boire un café, un geste quotidien qui doit devenir systématiquement équitable

Alors que 70% de Français commencent leur journée avec une tasse de café, le café est un marché qui explose certes, mais qui creuse les inégalités ! Boisson la plus consommée après l’eau, avec 2 milliards de tasses consommées par jour, le café génère un chiffre d’affaires annuel de 200 milliards de dollars.  

© Max Havelaar

80 pays dans le monde produisent chaque année plus de 9 millions de tonnes de café, dont 80% dans des petites exploitations familiales. Mais la valeur générée par l’industrie du café ne ruisselle malheureusement pas jusqu’aux producteur.rice.s qui vivent souvent avec moins de deux dollars par jour et voient leurs conditions de vie se dégrader, alors qu’ils subissent les conséquences du changement climatique.

Ce manque d’équité, n’est pas une fatalité ! Des solutions existent : le commerce équitable garantit une juste rémunération, le respect des droits humains et donne aux producteur.rice.s des moyens pour  lutter contre le changement climatique. Encore faut-il que les produits équitables soient proposés.

Une opération #pasdéquitépasdecafé, deux mobilisations

Organisée dans le cadre du programme Génération Equitable porté par FAIR[e] un monde équitable et Max Havelaar France, l’opération s’articule autour de deux actions :

Une mobilisation citoyenne : En ligne dès le 7 janvier sur www.change.org, Génération Equitable appelle les étudiants (mais pas seulement) à signer la pétition pour faire entendre la voix des jeunes et porter leurs demandes à l’administration de leurs campus .

« Ne laisse pas ton futur boire la tasse : le monde de demain sera équitable ou ne sera pas »

Une mobilisation terrain : du 20 au 31 janvier 2020 dans les campus de plusieurs villes, des associations étudiantes mettront « en grève » les machines à café pour exiger un café équitable.

« On néglige souvent les impacts de nos achats quotidiens. A la cafeteria, dans les distributeurs automatiques : on a souvent aucune information de la provenance des boissons chaudes, barres chocolatées et plats proposés ! Avec cette opération, notre objectif est d’avoir du café équitable dans nos machines pour que la situation change ! Nous nous battons pour protéger les producteur.rice.s et préserver la planète », affirme une étudiante engagée.

Le commerce équitable au cœur des défis des étudiants 

71% des jeunes de 15 à 25 ans considèrent qu’il est possible de transformer le système économique actuel afin de réduire les inégalités. Parmi les outils efficaces, 87% d’entre eux considèrent le commerce équitable comme un moyen utile de lutte contre les inégalités dans la mondialisation économique.

« Comme pour le climat, le changement nous sera imposé par la jeunesse. Les étudiant.e.s sont logiquement supris que des établissements publics universitaires proposent du café inéquitable, un café mal payé, spéculatif et qui détruit l’agriculture familiale dans des pays pauvres. Si les 2,5 millions d’étudiant.e.s qui consomment quotidiennement du café en France réussisssent cette mobilisation, la vie de milliers de familles serait améliorée. Exiger l’équitable dans les services publics doit aller de soi», affirme Blaise Desbordes – Directeur général de l’ONG Max Havelaar France.

« Les étudiant.es le savent, leur avenir se joue aujourd’hui ! De plus en plus, ils et elles se mobilisent pour réclamer plus de justice sociale et climatique. Avec ce défi, ils.elles peuvent faire bouger les lignes du monde qui se dessine et ce, en commençant par leur environnement immédiat. En exigeant du café issu des filières équitables, les étudiant.e.s font un choix qui a du poids : ils et elles participent à la protection des producteur.rice.s et de la planète » explique Estelle Dubreuil – Coordinatrice du mouvement FAIR[e] un monde équitable

Plus d’informations : https://www.generation-equitable.fr/defi