Si le chômage des jeunes est de 22 %, le taux monte à 45 % pour ceux qui sont sans diplôme, alors qu’il descend à 9 % pour ceux qui sont diplômés de l’enseignement supérieur. Si l’on ajoute que 80 % des personnes handicapées ont un niveau de qualification inférieur au Bac, on comprend que l’accès aux études supérieures pour un jeune en situation de handicap est un enjeu majeur pour son devenir professionnel.

Christian Grapin

Christian Grapin

Ceux qui après leur Bac prolongent leurs études sont peu nombreux.
Ils s’orientent majoritairement vers l’université par choix, parfois par défaut ; mais certains se tournent vers les études courtes par choix et par défaut aussi, mais également par prudence. Mieux vaut tenir sur 2 ans que courir sur 5. Et lorsqu’ils ont montré – et se sont montrés – qu’ils étaient capables de réussir, leur BTS ou DUT en poche, « sésame » pour accéder à l’emploi, ils sont plus confiants dans leurs capacités et potentiel, et n’hésitent plus alors à envisager – à se risquer- de prolonger leurs études jusqu’au Master.
L’enjeu est donc important pour ces jeunes et aussi pour les établissements qui les forment. Accueillir des jeunes en situation de handicap en IUT ou en BTS, n’est pas une question de handicap, mais d’aménagements nécessaires pour répondre aux besoins spécifiques de chaque jeune afin de lui permettre de participer pleinement, et à égalité de chances, à la vie académique, sociale et culturelle de l’établissement. Les aménagements sont ne pas toujours très conséquents. Bien souvent ils n’exigent que de la bonne volonté et du sens commun de la communauté académique : administration, corps professoral, association et camarades.

 

Christian Grapin