Alors que seuls 30 % des chercheurs sont des chercheuses, nombreuses sont les femmes de sciences qui ont participé à changer le monde. Qui sont les héritières de Marie Curie, d’Ada Lovelace et de Katherine Johnson au 21e siècle ?

 

Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier et leurs ciseaux moléculaires

La biochimiste américaine Jennifer Doudna et la microbiologiste française Emmanuelle Charpentier viennent tout juste de recevoir le Prix Nobel de Chimie. Sixième et septième femmes à remporter cette distinction depuis 1901, ce duo de « chirurgiennes des gènes » s’apprête à révolutionner la médecine. Leurs recherches devraient en effet permettre de « réécrire le code de la vie ». Depuis 2012, elles travaillent sur le Crispr-Cas9, un outil capable de simplifier la modification du génome, de couper l’ADN comme des « ciseaux moléculaires ». Une solution peu coûteuse et facile d’emploi, à même de créer ou de corriger une mutation génétique et, à terme, de soigner des maladies rares.

 

Andrea Ghez, la spécialiste des trous noirs

L’astronome américaine a reçu le prix Nobel de Physique le 6 octobre 2020. Un prix que cette professeure membre du département de physique et d’astronomie de l’université de Californie qui s’imaginait astronaute ou danseuse lorsqu’elle était enfant, partage avec Roger Penrose et Reinhard Genzel pour leurs travaux sur les trous noirs. Une récompense collective pour des recherches ayant permis la découverte d’un objet supermassif compact au centre de notre galaxie. Un apport très important dans la compréhension des mystérieux trous noirs… et pour la cause des femmes scientifiques ! C’est en effet la quatrième fois en plus d’un siècle qu’une femme reçoit un Prix Nobel de Physique.