Quotient intellectuel (QI), quotient émotionnel (QE), quotient de niveau de conscience (QC) et même quotient digital (QD) : autant de mesures qui ont la faveur des recruteurs pour détecter les meilleurs talents. Mais que désignent-ils vraiment ? Décryptage…

 

Le QI : une valeur sûre… qui décline

Tester son QI revient à évaluer sa logique, sa compréhension et son aptitude à l’analyse. Des qualités essentielles à tout bon manager. Le QI moyen oscillant autour de 100, sachez qu’à 130 vous serez considéré comme un surdoué. Mais pour passer à la case génie, il faudra pulvériser le score. Alors que le QI d’Einstein s’élevait à 160, Terence Tao, mathématicien australien titulaire de la médaille Fields culmine aujourd’hui à 230 ! Une exception dans un monde où l’effet de Flynn (selon lequel le QI moyen ne cesse d’augmenter dans la population), semble peu à peu s’inverser. En cause ? Un certain appauvrissement de la langue et de ses subtilités : multiplication des anglicismes, disparition de certains temps de conjugaison complexes, généralisation du tutoiement, simplification de la ponctuation… De quoi généraliser l’utilisation du plus-que-parfait dans les réunions ?

Le saviez-vous ? Selon une récente étude menée par la neuroscientifique Tara Swart, notre QI se verrait amputé de 5 % par des nuits courtes ou de mauvaise qualité perdurant dans le temps.

 

Le QE : le plus trendy

Théorisé par les psychologues américains Peter Salovey et John Mayer dans les années 90, le quotient émotionnel renvoie à « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à reconnaitre, comprendre et contrôler ses propres émotions et à composer avec celle des autres ». Entre connaissance de soi et empathie, le parfait combo des soft skills tant recherchées par le recruteur du 21e siècle. Six managers sur dix estiment d’ailleurs que le quotient émotionnel est au moins aussi important que le quotient intellectuel et plus de 70 % des recruteurs estiment important de retrouver cette compétence chez une personne à recruter.

 

Le QC : le plus prédictif

Nouveau venu au pays des Q, le quotient de niveau de conscience a pour objectif de calculer la capacité d’une personne à prendre des décisions en intégrant les impacts de celles-ci sur les générations futures. Ou la meilleure arme pour dompter et agir en complémentarité de l’Intelligence Artificielle. Alors que votre QI est gravé dans le marbre, votre QC peut en revanche augmenter tout au long de votre carrière. Vous permettant ainsi de nourrir votre vision sur le développement de votre entreprise et donc de prendre de meilleures décisions stratégiques. En clair, travailler votre QC vous permettra de gravir les échelons à vitesse grand V. Une norme personnelle vouée à devenir organisationnelle : quoi de plus challenging pour une entreprise que d’agir en mesurant son impact financier, humain, sociétal et écologique ? QC et RSE : même combat.

 

Le QD : le plus « esprit critique »

A l’ère de la numérisation et de l’ubérisation, le quotient digital est plus que jamais central. Il désigne en effet la capacité d’acquérir et d’appliquer de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences liées aux technologies digitales. Un quotient qui se construit et qui évolue au fil des interactions avec les technologies digitales mais qui ne se résume pas aux compétences nécessaires pour utiliser ces technologies. Il s’agit en réalité de la « somme des capacités sociales, émotionnelles et cognitives permettant aux individus de relever les défis et de s’adapter aux exigences de la vie numérique » selon le DQ Institute. Une compétence plus qu’indispensable dans le monde des réseaux sociaux et de la prolifération des fake news.

 

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

Défenseure d’une écologie pragmatique et positive, Maud Fontenoy travaille aux côtés de la jeunesse et des entreprises pour que chacun puisse agir pour la planète.

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