L’entreprise au cœur de la stratégie de RBS

 

L’entreprise change de nom mais reste l’un des poids lourds de l’agroalimentaire. Pour assurer son leadership, elle entend s’inspirer du fonctionnement des start-up. Le point avec Thomas Decroix (RBS 94), directeur national des forces de ventes et Jean-Pierre Rakoutz (RBS 97), directeur clientèle « Gum & Candy », en charge du groupe Carrefour.

 

Ne l’appelez plus Kraft mais Mondelez. Ce nouveau nom pour le numéro 2 mondial (hors boisson) de l’agroalimentaire reflète « une grande idée », comme l’annonce avec une certaine fierté, Thomas Decroix, directeur national des forces de ventes : « celle que nos produits de snacking peuvent transformer des instants de notre vie quotidienne en quelque chose de plus gourmand, savoureux et joyeux ! »

 

Créateur d’instants de gourmandises
Si ce nom ne vous dit toujours rien, vous connaissez forcément les produits fabriqués par l’entreprise. Mondelez opère en effet en France dans cinq catégories majeures : les biscuits, le chocolat, le café, les chewing-gums et les bonbons, ainsi que la spécialité fromagère, avec des marques comme Lu, Oreo, belVita, Côte d’Or, Milka, Toblerone, Carte Noire, Hollywood, Carambar ou encore Philadelphia. Des marques appréciées du grand public, synonymes de joie et de plaisir, tout autant que de qualité.  « Nos produits sont reconnus comme les meilleurs sur leur marché, assure Thomas Decroix. Le soin que nous apportons à la sélection des ingrédients, à la mise en œuvre des process de fabrication, … permet d’afficher une qualité au-delà des standards. » Etre ainsi proche du plus grand nombre, implique également d’être accessible et attractif. « Grâce à la forte mobilisation de nos capacités commerciales et à nos partenariats, nos produits sont disponibles partout, à tout moment. »

 

Les marques iconiques côtoient les nouveautés
Pour assurer son leadership et tenir sur la durée, Mondelez propose constamment de nouvelles expériences de goût, de sensations. « Les innovations, sorties tout droit de nos centres européens de recherche et développement, comme celui du biscuit basé à Saclay, permettent de nous renouveler », annonce Jean-Pierre Rakoutz, directeur clientèle « Gum & Candy », en charge du groupe Carrefour. Milka a ainsi récemment investit le secteur du biscuit ou des bonbons. « Nous gardons à l’esprit qu’aucun marché n’est mature, continue-t-il, nous activons donc sans cesse de nouveaux pôles de croissance. Avec un chiffre d’affaires mondial de 36 milliards de dollars, notre rôle et notre responsabilité est de dynamiser et d’animer nos marchés. »

 

« Nos produits de snacking peuvent transformer notre
vie quotidienne en quelque chose de plus gourmand, savoureux et joyeux ! »

Un rebranding à l’échelle mondiale
C’est en partie pour renforcer sa présence en Europe et dans les pays émergents, que Mondelez a d’ailleurs été lancée. Issue de la scission de Kraft Foods au début 2012, cette nouvelle entreprise se positionne comme le leader mondial du snacking. Un vrai challenge ! D’autant plus que le groupe ambitionne également de révolutionner son fonctionnement en devenant la plus grande start-up du monde. « C’est une vision, un état d’esprit, que nous devons avoir en tête. Nous voulons être dynamiques et réactifs, comme une start-up », déclarent cojointement les deux hommes.

 

Des belles opportunités de carrière, dans un secteur attractif
En France, le groupe compte près de 5 000 collaborateurs, répartis sur 21 sites.  Des commerciaux bien sûr mais aussi des ingénieurs, des financiers,…. Au total, plus de 450 recrutements sont effectués tous les ans (dont 160 jeunes diplômés). Plus de 200 stages sont également proposés. « Ces derniers constituent la meilleure porte d’entrée dans le groupe, affirme Claire Philippe, Responsable Recrutement. 75 % des stagiaires à la direction commerciale se voient proposer un emploi dans l’entreprise, à la fin de leurs études. » Ils bénéficient ensuite comme tout collaborateur, d’un système de mobilité en interne performant : « après deux ou trois ans, un commercial sur le terrain obtient son premier poste de manager, et au bout de 5 à 6 ans, il peut devenir directeur régional ! Sans oublier, que l’on peut facilement passer d’une catégorie de produits à une autre », ajoute la responsable RH.

Au-delà de Mondelez, nul doute que l’agroalimentaire constitue un secteur attractif. Thomas Decroix et Jean-Pierre Rakoutz avouent leur fierté de retrouver un peu partout les produits fabriqués par l’entreprise et de voir à quel point ils sont appréciés. Autre atout de ce secteur : la convivialité. L’une des devises de Mondelez « Let the joy begin » y fait d’ailleurs explicitement référence. « Certaines de nos marques sont centenaires. Elles font véritablement partie du patrimoine, ce qui donne l’impression de participer à la vie quotidienne des Français » concluent-ils.

 

Deux hommes, chef d’orchestre
En tant que directeur clientèle « Gum & Candy », Jean-Pierre Rakoutz est un des garants du business de Mondelez en France. En charge des enseignes du Groupe Carrefour, c’est à lui de négocier les contrats et partenariats annuels entre les deux entreprises. « Référencement des produits et des nouveautés, promotion, merchandising, … tout est discuté ». L’enjeu ? Maximiser les ventes. « Un métier de négociation tout autant que de défense des intérêts », précise l’intéressé.Pour Thomas Decroix, directeur national des forces de ventes, la tâche est tout aussi ardue et passionnante, il gère la plus grosse force de vente de France, avec des profils très variés, allant de l’autodidacte au diplômé Bac +5. L’homme est véritablement au cœur de la stratégie de l’entreprise : « ma mission est de développer l’efficacité et l’expertise commerciale des équipes et de préparer les managers dedemain ». En effet, tous les managers de Mondelez ont un point commun : ils ont occupé, un jour, le poste de responsable de secteur. « C’est LE poste d’entrée dans l’entreprise ». Et tous sont passés par la fameuse école des ventes, centre de formation 100 % intégré.

 

La richesse de RBS
Thomas Decroix et Jean-Pierre Rakoutz gardent un excellent souvenir de leur passage à RBS.Tous les deux soulignent avant tout la richesse de la vie associative au sein de l’école, « elle permet à chaque étudiant de s’investir dans un projet et ce faisant, de développer sa prise d’initiatives, son autonomie. Des qualités par la suite très appréciées des employeurs ». Du côté des enseignements, Thomas Decroix met en avant les connaissances généralistes qu’il a pu acquérir dans de nombreux domaines (RH, finance, marketing, …), « une base sur laquelle tout manager s’appuie pour construire son parcours professionnel ». Quant à la spécialisation, « elle ouvre la voie à l’expertise, aux compétences techniques poussées, un atout pour se différencier des autres candidats ». La dimension internationale, déjà bien présente à l’époque, apporte une réelle ouverture d’esprit, permet  de collaborer avec des personnes d’autres cultures et d’évoluer dans des environnements différents. Jean-Pierre Rakoutz met, enfin, en avant « le savant dosage entre les enseignements académiques et ceux plus professionnels, grâce aux stages et aux collaborations d’experts du monde de l’entreprise ». Tous les deux interviennent d’ailleurs plusieurs fois par an, à RBS, dans le cadre du master.

 

CD

 

Contact
http://freu.kraftfoodscompany.com