Innover : bien plus qu’un objectif. Pour l’Université Technologique de Compiègne – UTC, c’est dans son ADN ! Pascal Alberti, directeur de l’Innovation et du Développement Territorial de l’école, nous présente l’innovation made in UTC sous toutes ses dimensions.

 

Donner un sens à l’innovation, telle est la mission que s’est fixée l’UTC. Comment ? En combinant les sciences de l’ingénieur et les sciences humaines et sociales. Un pari lancé par son fondateur, Guy Deniélou en 1972. « Former des ingénieurs avec une tête bien faite » disait-il.

Former des ingénieurs humanistes

« Bien que la technique soit nécessaire, nous encourageons nos étudiants à sortir des sentiers battus et faire le lien entre les disciplines », nous apprend Pascal Alberti. Là réside la force des diplômés de l’UTC : ces profils hybrides sont capables d’appliquer la méthode tout en ayant une compréhension de la complexité du monde. « Ils savent mobiliser et associer des champs différents pour produire des innovations qui questionnent les interactions entre la technologie et l’humain. Ce sont des acteurs éclairés du monde de demain. »

Comprendre, pas seulement apprendre

Pour former ces ingénieurs humanistes, les parcours pédagogiques de l’UTC hybrident les mathématiques et la physique à la philosophie et la sociologie. Objectif : « nous souhaitons que nos ingénieurs ne concoivent pas des produits sans se poser de questions d’un point de vue éthique. » Avant d’appliquer, ils doivent comprendre ce qu’ils font et appréhender le contexte. Un principe qui s’applique aussi à l’enseignement de l’école d’ingénieurs. « Tous nos cours sont irrigués par nos activités de recherche », explique le directeur, aussi membre du laboratoire CosTech. « Je mène par exemple une étude sur l’improvisation Jazz dans le but d’en extrapoler des méthodes adaptées à la créativité du monde économique avec une psychologue, un beatboxeur, un directeur d’école d’art et un consultant en innovation, tous  membres du Quartet LOBSTERJAZZ, afin d’avoir une vision différenciée et complète du sujet. » L’esprit UTC, c’est penser le monde dans sa globalité pour mieux innover.

Un monde qui change

Penser le monde c’est bien, mais penser un monde plus durable c’est mieux ! « On introduit de plus en plus des valeurs de responsabilité sociale et environnementale dans nos disciplines. Car les ingénieurs de demain seront aussi les citoyens de demain ! C’est important pour nous que nos étudiants soient capables d’envisager et de s’adapter à ce monde qui change », estime Pascal Alberti.

But first, l’ancrage territorial

Pour changer le monde, l’UTC contribue d’abord à son écosystème local car « l’innovation passe aussi par un environnement qui favorise la création. » L’école accompagne donc son territoire et tous les acteurs qui le composent : institutions publiques, entreprises, mais aussi établissements du supérieur voisins avec qui l’UTC partage, par exemple, un incubateur. « Nous tenons à faire émerger des idées à valeur ajoutée et ancrer ces innovations sur le territoire pour renforcer son attractivité. » L’école peut d’ailleurs compter sur ses élèves-ingénieurs ! De la récupération de mégots pour en faire de l’isolant à la serrure connectée, les startups étudiantes fleurissent. Pascal Alberti est toujours bluffé. « Les étudiants ne manquent pas d’idées. » L’innovation coule aussi dans leurs veines : pari réussi pour l’UTC !