Dotés d’une expertise solide et reconnue, les Gadz’arts ne connaissent pas la crise et surfent sur le développement de secteurs d’avenir en quête de matière grise performante. Maurice Courbatieu, Responsable du pôle carrière au sein la Société des Ingénieurs Arts et Métiers, évoque les filières où les jeunes Gadz’arts comme leurs aînés excellent.

Maurice Courbatieu, Responsable du pôle carrière au sein la Société des Ingénieurs Arts et Métiers

Maurice Courbatieu, Responsable du pôle carrière au sein la Société des Ingénieurs Arts et Métiers

La production plébiscitée
Le soleil brille pour les Gadz’arts. « Pour les jeunes diplômés, comme les expérimentés, il y a une demande très forte qui n’arrive pas être totalement satisfaite, assure Maurice Courbatieu. Sur notre site emploi, nous recevons plus de 1 200 offres par mois qui proviennent de 800 entreprises. » 38 % des jeunes Gadz’arts commencent leur carrière dans le secteur de la production. Après 45 ans, moins de 30 % sont encore dans ce secteur. Enfin, 37 % des Gadzarts oeuvrent dans la partie Études et recherche, 7 % systèmes d’information et Conseil et 6 % dans le domaine commercial et marketing. « Par type d’entreprise, les Gadz’arts sont 18 % dans l’automobile, l’aérospatiale et le matériel de transports, dont moitié dans l’automobile et un tiers dans la partie aérospatiale au sens large. Autre secteur connexe : la fabrication mécanique qui compte 15 % environ de Gadz’arts. »

 

Des salaires en lente progression
Selon l’enquête 2012 menée par la Société des Ingénieurs Arts et Métiers, les salaires sont en progression de 3 %. Les Gadz’arts étant très demandés, les entreprises ne revoient pas leurs salaires à la baisse. En moyenne, au premier emploi, ils démarrent à 40 K€ par an et, au second emploi gagnent 43K€. « Les rémunérations doivent être envisagées par secteur, souligne Maurice Courbatieu. Ceux qui travaillent dans le commercial et le marketing ont des salaires plus élevés, suivi par la partie production et les systèmes d’information et les jeunes qui débutent dans les Études et recherches. » Les salaires varient en moyenne de 10 % à 15 % en fonction de la taille de l’entreprise. En effet, dans les grands groupes, les personnes démarrent plus bas puis montent en compétence, à la différence des PME ou des entreprises de taille intermédiaire où le démarrage est plus fort, mais où les salaires n’augmentent pas toujours régulièrement. « En Direction générale, après 20 ans de carrière, la moyenne des salaires bruts se situe au-dessus de 120 000 €. Mais, d’une année sur l’autre, le salaire n’est pas complètement reproductible et varie en fonction des résultats obtenus. »

 

Les secteurs d’avenir
Ce sont la robotique, les ateliers de fabrication numériques, les systèmes d’informations et la biomécanique. « Les tablettes, téléphones mobiles et autres outils intelligents deviennent de plus en plus compliqués d’un point de vue technologique. On a donc moins besoin de main d’oeuvre brute et davantage d’intellectuels et de matière grise. Pour les Gadz’arts, c’est du pain bénit. Et le courant ne va pas s’inverser. »

 

L’insertion professionnelle des Gadzarts
50 % des étudiants sont embauchés avant la sortie des Arts et Métiers ParisTech
20 % signent un contrat deux mois après leur sortie
Au bout de 4 mois, seuls 8 % des Gadzarts continuent à chercher souvent à cause de demandes spécifiques (lieux précis)
20 % des jeunes partent à l’étranger dans des entreprises françaises ou internationales
40 %restent en région parisienne
40 %travaillent en province

 

F.B

 

Contact :
www.arts-et-metiers.asso.fr