Alors que le passage est 100 % distanciel est sans doute un des plus gros défis que les établissements d’enseignement supérieur ont dû relever ces dernières années, il s’est aussi révélé comme un véritable accélérateur d’innovation pédagogiques.

 

Au niveau technique d’abord bien sûr. « Cet été, toutes les salles de cours ont été modifiées pour faire de l’enseignement hybride : une caméra est installée afin de suivre le professeur, quel que soit l’endroit où il se place, des micros et des hauts parleurs de très haute qualité permettent une excellente sonorisation. Un très grand écran est également disposé en fond de classe simulant des « derniers rangs virtuels ». L’ESSEC a investi 2 millions € pour l’équipement des salles en hybrides » précise Benjamin Six, directeur de l’innovation de l’ESSEC

 

Au niveau des pratiques également. « Désormais, nous avons des retours d’expérience hyper précieux de la part des professeurs. Les enseignants ont vécu une vraie expérience du distanciel et nous pouvons désormais travailler sur leurs vrais problèmes et par sur la crainte de problèmes supposés. L’enregistrement des cours en est un très bon exemple. Alors qu’avant le confinement, la question était extrêmement touchy, le passage en 100 % distanciel l’a rendu indispensable et a donc établi des règles claires. « Autorisation du professeur indispensable, interdiction de télécharger le cours et accès pendant un mois aux seuls étudiants ayant suivi le cours. » 95% des cours ont ainsi été filmés et enregistrés ces derniers mois. Où quand la crise engendre une révolution des usages en mode win-win.