Les 8 chiffres de l’emploi des ingénieurs en 2025 © Unsplash

Les 8 chiffres de l’emploi des ingénieurs en 2025

L’Observatoire des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) a publié sa 36e enquête le 8 octobre dernier. Insertion professionnelle, salaires, attractivité des secteurs, féminisation : voici les chiffres à retenir sur l’emploi des ingénieurs en 2025.

1.2 millions d’ingénieurs et scientifiques en France

La communauté des ingénieurs et scientifiques de France rassemble aujourd’hui 1 284 200 personnes, dont plus d’un million en activité. Parmi elles, 23 % de femmes (un chiffre en très léger recul par rapport à la 35e édition de l’Observatoire). 47 400 nouveaux ingénieurs ont été diplômés en 2024 (dont 28% de femmes, là aussi en léger recul par rapport à l’année précédente).

Un salaire brut médian annuel de 67 000 euros

Le salaire brut médian des ingénieurs s’élève cette année à 67 000 euros (hors intéressement et participation). Un chiffre en hausse de 4.7% en un an, et à mettre en perspective avec le montant du salaire brut médian moyen des cadres français : 49 000 euros ! Mais attention, il ne s’agit là que d’un salaire médian. On observe en effet chez les ingénieurs français une grande diversité de situations professionnelles et donc, de niveaux de rémunération. Si les responsables de l’enquête y voient un « reflet du passeport pour la liberté qu’est le diplôme d’ingénieur », force est de constater que celui-ci est également un reflet des inégalités salariales liées au genre. Le salaire médian brut des femmes ingénieures françaises s’élève en effet à 55 500 euros vs 72 000 euros pour leurs homologues masculins. Bonne nouvelle toutefois : cet écart diminue avec la nouvelle génération d’ingénieurs et « se limite » à 2 500 euros / an pour les moins de 30 ans.

Quasi plein emploi pour les ingénieurs et scientifiques de France en 2025

Le taux de chômage des ingénieurs français s’élève à 3.2 %. L’enquête note même une situation de plein emploi en milieu de carrière, c’est-à-dire entre 30 et 54 ans. En 2024, la région Ile-de-France est, de loin, la région à avoir recruté le plus grand nombre d’ingénieurs (plus de 40 000, soit 33% des recrutements en France métropolitaine), suivie d’AURA (16.1% des recrutements). Le Centre-Val de Loire, la Normandie et la Bourgogne-Franche-Comté sont les régions ayant recruté le moins d’ingénieurs en 2024.

Mais -16.7% de recrutements qu’en 2023

124 684 recrutements ont eu lieu en 2024, soit une baisse de 16.7% par rapport à 2023. Un chiffre qui atteste de la frilosité des employeurs à s’engager dans des process de recrutements et de la frilosité des ingénieurs à quitter leur entreprise, dans un contexte d’instabilité économique forte. 

L’attractivité de l’industrie a baissé de 6 points en l’espace de deux promos

Si le secteur industriel rassemble encore 44% des ingénieurs, l’enquête constate que parmi les ingénieurs des deux dernières promotions, seuls 38% ont fait le choix de l’industrie. La faute sans doute à des salaires d’entrée un peu moins attractifs et à une méconnaissance des métiers de l’industrie, mais aussi à un transfert vers d’autres secteurs, plus en phase avec les attentes des jeunes générations. Les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’environnement ont notamment connu un accroissement considérable des candidatures ingénieurs. Sans oublier l’attractivité des cabinets de conseil, qui ne cesse de se confirmer au fil des années (9% en 2024 vs 6% en 2023). Mais comme tiennent à la rappeler les responsables de l’enquête : « quand on est ingénieur, c’est bien de commencer sa carrière dans le conseil… et de la finir dans l’industrie ! »

49% des ingénieurs se situent sur 15% du territoire métropolitain

Si 85% des ingénieurs français travaillent en France, leur répartition sur le territoire est très inégale. 65 % d’entre eux exercent en province et 34 % en Ile-de-France. De fait, les emplois se concentrent principalement en région parisienne et en région Auvergne Rhône Alpes qui, à elles deux, réunissent 50 % de la population ingénieure. Mais la vision des opportunités professionnelles est très différente en fonction des régions. A titre d’exemple, la satisfaction relative au niveau de vie est très élevée en Bretagne, tandis-que (malgré une satisfaction plus faible en matière de qualité de vie), l’Ile-de-France se distingue par une très forte perception des opportunités professionnelles.

15% des ingénieurs français sont expatriés

L’enquête s’intéresse par ailleurs aux motivations des ingénieurs français qui décident de travailler à l’international. En premier lieu, ils citent de meilleures conditions de vie (25%), des salaires plus élevés (16%) et un marché du travail plus fluide (12%). D’autant que 41% des ingénieurs estiment que leur diplôme est suffisant ou parfaitement suffisant pour être reconnus à l’international. Malgré tout, 32% des ingénieurs expatriés envisagent de revenir dans leur pays d’origine dans moins d’un an.

69% des ingénieurs se disent satisfaits ou très satisfaits de leur travail

En conclusion, l’enquête constate que la satisfaction des ingénieurs quant à leur travail est plutôt positive. Ils apprécient avant tout l’autonomie que leur confère leur profession, mais aussi, la sécurité de l’emploi, la reconnaissance du travail par leurs pairs, l’intérêt des missions, l’ambiance et la valeur de leur travail. Enfin, une grande majorité (79%) reconnait le rôle déterminant des ingénieurs et scientifiques dans les transformations de la société.

>>>> Ils sont diplômés des grandes écoles d’ingénieurs (mais pas que !) et ils partagent avec vous leur parcours, leurs conseils carrière et les opportunités offertes par leurs entreprises. Retrouvez leurs témoignages ici.