« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Pour Anne Wagner (EBS 86), Directrice R&D, cette citation de Lavoisier résume l’état d’esprit du groupe coopératif Tereos qui valorise au mieux le potentiel offert par les matières premières agricoles. (ces photos ont été prises en amont de la pandémie de coronavirus.)

 

© Greg Gonzalez

Leader des marchés du sucre, de l’amidon et de l’alcool, le groupe Tereos est passé en 20 ans d’un acteur local du nord de la France à une société internationale présente en Europe, Océan Indien Asie Pacifique et au Brésil. Reconnue pour son empreinte locale et environnementale positives Tereos reste, de par son métier et son actionnariat, très proche de la terre. Sa mission : apporter des solutions issues du végétal aux besoins du quotidien (alimentation, santé, énergies nouvelles) en transformant des matières agricoles  produites localement comme la betterave, la canne (au Brésil, au Mozambique), le blé, le maïs, la pomme de terre, le manioc ou la luzerne.  

Un cercle vertueux de transformation

Le groupe coopératif, présent sur toute la chaîne de valeur du champ au consommateur, rassemble quelques 12 000 agriculteurs en tant qu’Associés coopérateurs. « Notre métier en R&D chez Tereos, c’est l’économie circulaire selon le principe de Lavoisier, explique Anne Wagner. Nous allons valoriser les constituants des matières premières agricoles –voire leurs résidus de production–, en nouvelles ressources pour répondre à une demande en évolution sur des marchés aussi divers que l’agro-alimentaire, les matières plastiques biosourcées, les excipients et principes actifs des médicaments, etc. »  

Une forte valeur d’entrepreneuriat

Malgré une formation en recherche fondamentale, Anne Wagner a rapidement choisi l’industrie, désireuse de faire des choses tangibles et n’ayant pas la patience de faire carrière dans la recherche. « Dans toutes les entités du Groupe, les choses bougent beaucoup. Chacune est engagée, entrainée à amener des idées, à prendre des initiatives et travailler ensemble. Notre organisation privilégie l’agilité, la rapidité à prendre des décisions et surtout, la richesse des collaborations externes qui ont toujours contribué à la croissance du Groupe. »  

Une top manager est-elle un top manager comme les autres ?

L’agroalimentaire est une industrie dans laquelle les femmes ont toute leur place, y compris bien sûr à des postes de top management. « Je pense que les relations d’une femme dirigeante sont davantage basées sur la confiance et la souplesse, et un peu moins souvent sur le rapport de force qu’un homme, ce qui n’empêche pas de devoir défendre ses convictions ! » concède Anne Wagner. Finalement, c’est plus à l’extérieur de l’entreprise que cette ingénieure en biotechnologies, pionnière de cette discipline, note des différences. « Ainsi mes interlocuteurs vont plutôt s’adresser spontanément à l’homme qui se tient à côté de moi pensant que c’est lui le top manager. » Les moteurs positifs d’un parcours Les idées, qu’il faut bien exprimer pour convaincre et fédérer autour de soi. L’énergie, pour rebondir, générer de nouvelles idées et apprendre de son échec. Voir un cap plus loin et structurer tout cela de façon pragmatique et concrète, notamment en R&D.  

Concilier vie pro vie perso

Que l’on soit une femme ou un homme, concilier sa vie personnelle avec sa vie professionnelle signifie aujourd’hui réussir l’équilibre entre les deux, sans se désengager de l’une ni de l’autre. « Je dirais que la charge mentale qu’on porte, c’est celle que l’on accepte de prendre, constate Anne Wagner. A un moment donné, il faut faire ses choix et gérer cela avec son conjoint ou sa conjointe. »  

Ne pas se fixer de limites à soi-même !

Et pour ne pas s’autolimiter, rien de tel que de bien s’entourer et de se projeter dans des parcours inspirants. Le premier manager et mentor d’Anne Wagner lui a d’ailleurs appris que la limite que l’on atteint, c’est souvent celle que l’on se fixe soi-même. « Je me le suis tenu pour dit et cela m’a beaucoup aidée tout au long de mon parcours. Il ne faut pas nier ses aspirations, ses ambitions et ses envies mais les exprimer, quitte à s’exposer à un non plutôt que ressasser ensuite regrets et frustrations. »   Vos tips à une jeune dip’ qui entre sur le marché du travail ? « Le schéma selon lequel la femme doit en faire plus que l’homme pour acquérir sa légitimité n’est plus vrai. Chez Tereos, cela permet d’avoir un bon investissement dans son travail et d’y trouver du plaisir. Il n’y a pas lieu de se comporter comme un homme du moment que l’on reste professionnelle. »  

Laissez-vous guider par vos envies

Les femmes sont à parité dans la R&D et bien représentées dans les métiers scientifiques et techniques de la chimie et de l’agronomie. « Les barrières à l’entrée du monde industriel, ce sont plutôt les jeunes lycéennes qui se les mettent à elles-mêmes plutôt que les recruteurs, constate Anne Wagner. Ne vous laissez pas influencer dans vos choix mais laissez-vous guider par vos envies. Scolairement puis dans les études supérieures, les femmes sont meilleures, donc les portes leur sont largement ouvertes ! »   Chiffre clés groupe sucrier mondial 22 300 collaborateurs 18 pays d’implantation 99 % de matières premières valorisées    

Marcella et le nouvel atelier en Indo en construction

3 questions à Marcella Alves Dos Santos, ingénieure process chez Tereos Marcella Alves Dos Santos est ingénieure process dans la glucoserie Tereos de Marckolsheim en Alsace. Cette unité, située au bord du Rhin, transforme chaque années 650 000 tonnes de maïs et de blé pour les secteurs alimentaires, industrielles et pharmaceutiques.  

Quel a été votre parcours chez Tereos ? Engagée sur un Graduate Program il y a 3 ans et demi, j’ai alterné des missions d’ingénieure process, puis d’ingénieure support sur les projets dans la glucoserie de Tereo FKS Indonésie et celle de Marckolsheim en Alsace aujourd’hui. C’est un poste très polyvalent où je progresse vraiment en connaissances techniques.  

Vos premières impressions en évoluant sur ces différents sites ? Durant mes premiers mois d’intégration, le Graduate Program m’a permis de réellement découvrir les différents services et leurs interactions. J’ai eu très vite la sensation de faire partie des équipes au contact de personnes vraiment accueillantes et  prêtes à partager leurs connaissances. Le job est dynamique. Les gens sont très ouverts, me font confiance et n’hésitent pas à me donner des responsabilités. 

Vos conseils à d’autres jeunes femmes pour se construire un beau parcours ? N’ayez pas peur d’oser et de vous mettre en avant. Soyez force de propositions et créez vos opportunités. Dans mon cas, sortir de ma zone de confort et prendre des risques a été payant ! J’ai l’impression que beaucoup de jeunes femmes étudiantes manquent encore de confiance en elles. Dès lors qu’on s’implique et qu’on est passionnée par ce que l’on fait, il faut juste croire en soi… et foncer !

Contacts RH https://careers-tereos.profils.org