Currently set to Index
Currently set to Follow
POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
Menu

Lauréate du concours Ingénieuses 2021, Alix Duthoit s’engage pour l’égalité femmes – hommes

Philippe Demets (7)

Ingénieure, lauréate du concours Ingénieuses 2021, engagée… A 22 ans, Alix Duthoit n’hésite pas à monter au front pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur. Depuis le début de ses études à Polytech Annecy-Chambéry, la jeune femme s’implique sur les questions d’égalité femmes-hommes, les discriminations ou encore le bien-être étudiant. Rencontre avec une passionnée, avide de nouveaux projets et de rencontres.

Elle a fait partie des 20 % de femmes en école d’ingénieurs. Un chiffre qu’Alix Duthoit compte bien contribuer à faire progresser ! La jeune femme de 22 ans mène en effet depuis le début de ses études en école d’ingénieurs, des actions en faveur l’égalité femmes-hommes. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’elle est la lauréate de la catégorie élève-ingénieure France de l’opération Ingénieuses 2021 organisée par la CDEFI. « Je viens d’obtenir mon diplôme d’ingénieur, spécialité mécanique/mécatronique à Polytech Annecy-Chambéry après une prépa intégrée à Polytech Orléans », raconte celle qui poursuit aujourd’hui ses études avec un double diplôme à l’IAE de Nantes en management de l’innovation.

Alix Duthoit, une ingénieure engagée pour l’égalité

Sa sensibilité pour la cause des femmes a débuté avec ses études supérieures. « En prépa, il y avait presque autant d’hommes que de femmes, mais on sentait que les hommes imposaient davantage leur voix. Les femmes n’étaient pas toujours écoutées, se souvient-elle. En cycle ingénieur, nous étions onze filles la première année puis huit l’année suivante sur une promo de 120 personnes. Ça ne fait pas beaucoup mais paradoxalement, on nous laissait davantage prendre la parole. Cela m’a donné envie de donner la parole aux étudiantes du réseau Polytech pour leur permettre de s’exprimer et d’être soutenues comme je l’ai été dans mon école ».

Pour cela, Alix n’a pas fait les choses à moitié ! Avec trois autres étudiants de Polytech Grenoble, Nice et Sorbonne, elle a mené une enquête sur les violences à caractère sexiste et sexuel au sein du réseau Polytech, sortie en octobre 2020. « On a eu 900 réponses. 1/100e des hommes du réseau Polytech ont répondu contre 1/10e des femmes, alors qu’elles ne représentent que 30 % du réseau, relate Alix. Nous avons eu des témoignages de personnes qui racontent avoir été recalées par la police alors qu’elles voulaient porter plainte ou sur la difficulté de parler de ces sujets à ses proches. Cela a fait remonter pas mal de problèmes et libéré la parole ».

Suite à cette enquête, les quatre étudiants ont eu des entretiens avec les directeurs des différentes écoles du réseau, mais aussi avec la fondation Polytech qui leur a alloué un budget pour mener une campagne de sensibilisation. Des actions devaient également être mises en place lors de l’intégration des élèves à la rentrée de septembre.

Ce projet en a amené un second : le compte Instagram Ramène ta fraise. « Nous cherchions un moyen de communiquer les résultats au plus grand nombre d’étudiants possible et de les faire témoigner de manière neutre et anonyme Cela a pas mal fait réagir les étudiants, surtout les garçons. Ils se sont rendu compte que ce qu’ils voyaient sur leurs écrans se déroulait aussi chez eux. C’est chouette de voir qu’ils sont réactifs ». Le compte a ensuite évolué vers des sujets plus généraux comme le bien-être étudiant, la sexualité, la contraception etc.

Un nouveau projet européen

Et l’obtention du diplôme d’ingénieur ne sonne aucunement la fin des engagements pour Alix. Au contraire, la jeune femme élargit même son champ d’action ! « Je m’engage sur un nouveau projet mené par les universités françaises et la commission européenne pour créer l’Europe de demain, grâce notamment à une plateforme commune aux 27 pays membres, sur laquelle les étudiants peuvent donner leurs idées notamment en matière d’écologie. Je vais faire partie de l’équipe chargée de faire connaitre la plateforme aux étudiants et de rédiger les plans de communication afin de promouvoir les actions dans les universités françaises. » Décidemment, rien n’arrête cette passionnée qui carbure à « l’envie d’être avec les autres et de mener des projets à plusieurs ».

Partager sur print
Imprimer

Articles qui pourraient vous intéresser également

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Vous pouvez vous inscrire à notre newsletter en cliquant sur le lien suivant :

inscription à la newsletter