Comment réduire les effets déstabilisants du stress, vieil ennemi du préparationnaire ? Selon Sylvaine Pascual, coach étudiant en classe préparatoire, on ne lutte surtout pas contre le stress : il faut d’abord en identifier les sources, puis chercher à combler ce qui le déclenche. « Le stress est un indicateur de ce que l’on perçoit comme menaçant », explique-t-elle. Par exemple, le trac que l’on éprouve pendant une colle est souvent provoqué par le manque de maîtrise de son sujet. La solution, donc, est d’accepter qu’on ne puisse pas tout maîtriser à la perfection et de quitter l’obsession perfectionniste héritée du secondaire. Un travail qui implique de retrouver son assurance et sa confiance en soi, souvent mises à mal par l’arrivée en prépa. Facile à dire, vous direz-vous… Comment se revaloriser lorsque tous les résultats démontrent le contraire ? D’abord, explique Sylvaine Pascual, il faut chercher à objectiver sa réaction face à ses résultats : c’est-à-dire, éviter le systématique je-suis-nul-et-je-n’y-arriverai-jamais à chaque mauvaise note, mais plutôt chercher à comprendre les raisons de son échec et tirer des leçons de ses expériences négatives. Il s’agit également de transformer chaque résultat encourageant en une véritable ressource, permettant de comprendre les raisons de son succès.
Il est également utile de trouver un moyen pour minimiser l’enjeu des concours, qui fait peser sur nous une pression ingérable et souvent inutile : notamment, avoir un plan B, une alternative à la prépa (par exemple, une école de commerce ou d’ingénieurs à admission parallèle). Ceci permet à terme de pacifier son regard sur son année, et de trouver dans son travail un intérêt académique plus indépendant de ses résultats.

 

 

Alizée Gau