LES NOUVEAUX VISAGES DE L’INDUSTRIE DES PAYS EMERGENTS

 

Filiale pharmaceutique du Groupe Johnson & Johnson, Janssen a mis en place une politique d’envergure pour la zone Middle East West Africa. Lucie Mourier, (Bordeaux Business School 2009), Responsable RH pour l’Afrique francophone, évoque ses missions et les défis à relever pour harmoniser les politiques RH du Groupe.

Lucie Mourier, (Bordeaux Business School 2009) HR Business Manager pour l’Afrique francophone chez Janssen-Cilag

Lucie Mourier, (Bordeaux Business School 2009) HR Business Manager pour l’Afrique francophone chez Janssen-Cilag

Qu’est-ce qui vous a conduit à intégrer ce groupe international ?
Au cours de mes études au sein de l’ESC Bordeaux, j’ai réalisé mon année de césure chez J&J en tant que stagiaire RH. Puis, j’ai passé deux ans comme chargée de RH au sein de la filiale Grande Consommation du groupe, un an sur la gestion de projets RH Europe, avant d’intégrer mon poste actuel en décembre 2011. Le groupe, très décentralisé, donne de réelles opportunités à des juniors et leur permet de se développer très rapidement. Bien sûr, il faut être motivé, dynamique et prêt à s’expatrier. En seulement cinq ans, j’ai déjà occupé des postes d’une extrême variété. C’est une opportunité extraordinaire qui me permet de prendre des décisions importantes avec une large autonomie.

 

Quelle est la spécificité de la zone Afrique francophone que vous avez en charge ?
Historiquement, la zone était sous la responsabilité de la France et gérée par le département Export. Depuis quelques années, elle est rattachée à la région pays émergents. Nous avons cherché à recréer une cohérence à la fois géographique et culturelle. Il est par ailleurs important de développer les jeunes talents en local, et de les former à des métiers encore rarement maitrisés, tels l’enjeu est de nous assurer qu’ils ont les moyens de relever les défis qui sont les leurs. Comme dans beaucoup de grands groupes, ces pays représentent un vecteur important de croissance. Nous avons la chance d’avoir de nombreux produits à lancer dans les prochains mois, ce qui devrait nous permettre d’atteindre nos objectifs, qui sont très ambitieux : doubler notre chiffre d’affaires d’ici deux- trois ans.

 

 » Le groupe offre
des opportunités
très variées aux
cadres Juniors. »

En tant que HR Business Manager, quelles sont vos responsabilités ?
Mon rôle est de faire en sorte que les process en matière de RH soient respectés dans toute la zone Afrique francophone. Il s’agit d’un champ de compétences très vaste qui comprend le recrutement, la gestion des organisations, la formation et la mise en place d’une politique cohérente de rémunération pour une centaine de personnes. Créer le climat de confiance nécessaire à ces transformations prend du temps. Je suis basée à Paris, mais je me déplace très souvent pour échanger avec les équipes, d’autant que les relations interpersonnelles jouent un grand rôle dans l’ensemble des pays de la zone.

 

Quels sont les challenges à relever dans ces pays ?
Nos process sont développés par les Etats-Unis, or les pays du Maghreb sont culturellement plus éloignés de la culture américaine que l’Europe. Il faut donc beaucoup plus de temps, de souplesse et de négociations pour mettre en place les politiques telles qu’elles existent chez J&J au niveau mondial. À titre d’exemple, chez Johnson & Johnson la rémunération est fonction de l’expérience globale, de la performance et du niveau de responsabilité. En Algérie, elle est avant tout fonction de votre ancienneté dans l’entreprise. Autant de différences qui bouleversent nos fondamentaux et nous poussent à nous remettre en question au quotidien.

 

Quelles sont les valeurs qui vous guident au quotidien ?
Ma feuille de route est l’équité et le développement des compétences. D’un point de vue plus personnel, je pense que pour atteindre ces objectifs ambitieux, le respect et la valorisation des personnes est indispensable.

 

F.B.

 

Contact
http://careers.jnj.com/