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Les grandes écoles agissent contre le décrochage scolaire

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Photo d'illustration - Crédit : Unsplash

Selon un rapport Terra Nova, 13,5 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation en 2021. Concernant les chiffres du décrochage scolaire, 12% des jeunes sortaient du système éducatif sans diplôme en 2015, 2016 et 2017. Alors, certaines grandes écoles mettent en place des actions pour lutter contre le décrochage scolaire et, plus généralement, des dispositifs pour suivre les étudiants en dehors des salles de cours et ainsi identifier les élèves en difficulté. Zoom sur quatre initiatives.

#1 Une appli européenne à BBA INSEEC

L’école BBA INSEEC du groupe INSEEC a monté le projet E-REACKT en partenariat avec plusieurs écoles européennes. L’objectif ? Proposer une diversification des méthodes de travail aux étudiants afin de réduire le décrochage scolaire pendant le premier cycle. De ce projet est née l’application WebApp Academ’Quiz, aujourd’hui intégrée de manière obligatoire dans le cursus scolaire des étudiants.  Rencontre avec Frédérique Channac, professeur de Culture générale à BBA INSEEC et responsable du projet.

Comment est né le projet ?

Il a débuté il y a cinq ans. Des étudiants venaient me voir à la fin des cours ou m’arrêtaient dans les couloirs pour que je les aide à répondre à des quizz auxquels ils jouaient. J’ai alors pensé qu’on pourrait utiliser cette « addiction » aux quizzs compétitifs pour les aider à réviser leurs cours et ainsi créer une certaine émulation. J’ai réfléchi à une maquette et le service online de l’INSEEC a accepté de développer une version beta pour l’école pendant deux ans.

Le succès a-t-il été au rendez-vous ?

Cela marchait plutôt bien, oui. Les bons étudiants ont accroché et ceux qui avaient plus de difficultés se sont aussi prêtés au jeu. Le fait d’être défié par les autres leur rappelait qu’ils devaient réviser. Sur un cours, le nombre limité de questions permet, sur une période de jeux, de voir plusieurs fois les mêmes questions et donc de travailler sur la courbe d’apprentissage de l’étudiant. On a aussi ajouté des notices pédagogiques qui permettent d’approfondir ses connaissances. Et les étudiants peuvent eux-mêmes créer des questions.

Ce projet se poursuit aujourd’hui dans un cadre européen. Expliquez-nous.

Le projet marchait bien mais nous n’avions pas assez de budget pour le développer davantage. Dans un même temps, nous cherchions un projet européen pour développer la mobilité des étudiants et donner une autre dimension à cette expérience. Nous avons alors eu une subvention d’Erasmus+ dans le cadre d’un projet de partenariat stratégique avec l’université de Danemark, de Finlande et l’université du Pays Basque espagnol.

Quel est le but du projet ?

Nous avons travaillé pendant trois ans sur le projet, avec plusieurs buts. D’abord, lutter contre le décrochage académique des étudiants grâce à une appli ludique et flexible qui s’intègre dans leur parcours pédagogique. Avec l’application, on voit rapidement qui joue ou non, on peut discuter avec les étudiants et les accompagner, mettre en place du tutorat. L’application permet aussi de donner une note de contrôle continu basée sur la progression de l’étudiant. Enfin, les étudiants peuvent jouer en équipes en créant des tribus, avec des étudiants de l’école mais aussi des écoles et universités partenaires. Elle prépare également la mobilité académique puisque l’application est en anglais.

#2 CESI Ecole d’ingénieurs lance le TOMIC, un programme dédié à la montée en compétences scientifiques

Dans le cadre d’un programme dédié aux sciences, CESI Ecole d’ingénieurs a lancé à la rentrée le TOMIC, une formation intensive visant à accompagner des jeunes bacheliers et des diplômés en niveau bac +2 intégrant l’école. L’objectif : préparer au mieux les élèves ingénieurs afin qu’ils puissent atteindre le niveau exigé dans les domaines scientifiques (et notamment en mathématiques) enseignés dans les cursus proposés par l’école. En effet, l’année dernière, les bacheliers ont dû mener de front la préparation de leur diplôme et les problématiques liées à la situation sanitaire. Les bases nécessaires en école d’ingénieurs n’ont souvent pas été totalement maîtrisées. Ce programme leur permettra de maintenir et de renforcer leur savoir.

#3 Parrainage, tutorat et suivi personnalisé à l’EMLV

L’EMLV accompagne ses étudiants grâce à plusieurs dispositifs. Un système de parrainage d’abord, des 1A par des étudiants de promotions supérieures pour faciliter leur intégration dans l’école et dans la vie étudiante plus largement et leur assurer une certaine « stabilité ». Ensuite, du tutorat est proposé par des étudiants pour d’autres étudiants en difficulté dans certaines matières. Enfin, un suivi est mené via un espace confidentiel sur lequel les équipes scolarité peuvent inscrire tout élément (famille, santé, évènements), porté à leur connaissance par l’étudiant et qui serait susceptible de fragiliser sa scolarité.

#4 Une campagne d’affichage de la fondation AlphaOmega

La fondation AlphaOmega, 1e fondation dédiée à l’éducation en France a lancé une campagne d’affichage en juillet dans toute la France et qui sera renouvelée en décembre. Cette campagne s’est inspirée d’une équipe d’étudiants de 5e année de l’école Sup de Pub, lauréate d’un concours organisé par la Fondation. « Depuis un an et demi, les élèves et étudiants vivent une véritable épreuve dans le déroulement de leur scolarité. Par cette campagne, la Fondation AlphaOmega entend éviter un décrochage terrible à l’issue de de la crise Covid. Cette campagne est un message d’encouragement pour qu’ils ne baissent pas les bras », explique Elisabeth Elkrief, directrice générale de la Fondation.

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