Peter Todd a pris la tête d’HEC Paris après 30 ans de carrière au Canada et aux Etats-Unis en tant que Dean de business schools. Il découvre un établissement et des équipes de haut niveau. Un potentiel sur lequel il va s’appuyer pour réaliser son ambition : faire entrer HEC dans le top 10 mondial !

 

Comment avez-vous rejoint HEC ?

Beaucoup de choses dans la vie tiennent à un timing et à une opportunité. Cela a été le cas avec HEC qui cherchait un DG au moment où je décidais de passer le relai à Mc Gill en rêvant de m’établir en France. Un chasseur de tête m’a contacté, mais sincèrement je ne pensais pas être choisi. Je suis heureux et fier d’être là. C’est une chance de diriger HEC Paris, une école extraordinaire, une grande école pour le monde.

« HEC Paris est un symbole, une institution française de rang international. »

Comment trouvez-vous le campus d’HEC ?

Une partie du succès d’HEC est liée à ce campus où les élèves fondent les liens à la source de l’esprit de communauté qui règne parmi nos diplômés. Nous continuons à y investir afin de :
• Le moderniser pour le rapprocher encore des standards internationaux en matière d’accueil et de services aux étudiants (rénovation de 850 chambres et construction de 100)
• Développer nos infrastructures afin d’accompagner l’ambition de montée en effectifs pour le MBA.

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© Jean-Marc Biais – HEC Paris

Pourquoi développer les effectifs du MBA ?

80 % de nos participants sont internationaux. L’enjeu est de proposer plus de profils de haut niveau aux entreprises globales qui les recherchent. Compte tenu du nombre de nos professeurs impliqués dans l’enseignement en MBA, nous avons la capacité à changer d’échelle pour devenir plus visibles. L’objectif est d’atteindre les 300 participants.

Vous avez mené plus de 400 réunions, quel potentiel avez-vous découvert dans l’institution ?

Si l’on veut être dans le top 10 mondial, nous devons avoir l’oppportunité et l’ambition d’y parvenir. Je trouve ici des équipes motivées en ce sens, de haut niveau et fières de leur institution. Elles ne se satisfont pas d’un statut, elles veulent toujours aller plus loin. Je considère notre appartenance à l’Université Paris-Saclay comme un atout supplémentaire.

« HEC Paris a le potentiel culturel et humain pour entrer dans le top 10 mondial. »

Sur quels atouts allez-vous vous appuyer pour réaliser cette ambition ?

• Nous misons sur nos axes de différenciation : l’entrepreneuriat et l’innovation, la transformation digitale, la responsabilité sociale. Nous allons approfondir ces dimensions transversales tout en confortant notre qualité académique dans les disciplines coeur du management.
• Nous développons encore et toujours la qualité de nos programmes, les bourses et nos services de carrière afin de continuer à attirer les meilleurs étudiants.
• Nous capitalisons sur notre proximité avec les entreprises qui permet les mises en situation et les retours d’expérience. Ces apprentissages constituent le second pan d’une formation d’excellence avec la partie académique.

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© Jean-Marc Biais – HEC Paris

Qu’en est-il du développement international ?

L’institution a noué 125 partenariats. Mon défi est d’en structurer 5 ou 6 très stratégiques et privilégiés avec les meilleures institutions mondiales comme nous le faisons avec la NUY et la LSE pour le MBA TRIUM. J’ai déjà engagé des discussions en ce sens aux Etats-Unis et en Asie. L’Afrique de l’Ouest sera aussi une région importante à l’avenir pour HEC.

Un mot sur le nouveau statut d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC) ?

Il nous offre l’agilité et l’accès à de nouveaux financements. Nous pouvons faire appel à des investisseurs avec la Fondation HEC et la société des alumni. La CCI Paris Ile-de-France conservant 51 % du capital. HEC est une institution à but non lucratif. Tous ses revenus sont destinés à être investis dans son développement.

« Le statut d’EESC nous offre une nouvelle capacité de gestion qui sera clé pour nous affirmer dans la compétition internationale. »

A.D-F