L’économie est de plus en plus volatile et les traditionnelles organisations peinent souvent à s’y adapter. Nombre de jeunes diplômés dédaignent leurs offres de CDI et préfèrent défricher et explorer de nouvelles manières de travailler, entrepreneurs ou prestataires digitaux en tête, davantage porteuses de sens et parfois tout aussi pragmatiques.

 

Une vision traditionnelle des grandes entreprises de plus en plus repoussante

Une étude menée en 2019 auprès d’une centaine d’étudiants de dernière année d’AUDENCIA Business School révélait que plus de 40 % d’entre eux n’envisageaient pas d’intégrer les grandes entreprises pourtant considérées comme la voie royale, là où ces étudiants étaient marginaux il y a 15 ans ! Cette érosion n’est nullement liée au désir de ces entreprises, toujours aussi avides de nos étudiants, mais bien d’un changement majeur de mentalité en passe de représenter la majorité si la tendance se poursuit.

Une grande partie de nos étudiants ne se projette plus dans des parcours formatés dans un premier temps, puis guidés davantage par le talent relationnel et politique que par la méritocratie au sein d’environnements normés à l’extrême. Des ouvrages tels que Le principe de Peter de Laurence J. Peter, La médiocratie du philosophe Alain Deneault, et plus récemment La comédie (in)humaine de Julia De Funès et Nicolas Bouzou ont révélé une dimension peu enviable des grandes organisations qui renforcent la conviction de ces jeunes. La moitié d’entre eux va partir en quête de sens en intégrant des petites entreprises en CDI également. Restent alors 15 à 20 % qui vont chercher des voies plus alternatives en début de carrière.

Parmi ces jeunes diplômés, la forme alternative au CDI la plus fréquente est celle de l’intégration au sein de l’écosystème digital qui fournit de nombreuses opportunités pour un lancement de carrière. Concrètement, ces jeunes se retrouvent, généralement via un projet entrepreneurial de startup, intégrés dans une communauté digitale et physiquement installés au sein d’un incubateur. Leurs sources de revenu sont alors souvent limitées à ce que les investisseurs appellent la « love money », i.e. du soutien familial qui permet de prolonger généralement le statut étudiant. Viennent ensuite les premières aides publiques à l’entrepreneuriat ou autres concours de startup, puis enfin les premières ventes qui leur permettent de se dégager quelques légers revenus souvent.

Des grandes entreprises : oui … mais en tant que prestataire et pas en CDI !

Certains y font un tour puis rentrent dans le rang en intégrant des entreprises traditionnelles, là où d’autres vont rebondir et adopter le statut d’auto-entrepreneur qui leur permet de valoriser leurs compétences tels des consultants indépendants. Ils utilisent pour cela les nombreuses opportunités offertes par l’écosystème digital auxquels ils ont accès. Il peut s’agir de donner un coup de main à une start-up voisine qui vient de lever des fonds et n’arrive pas à respecter son plan de croissance. Il peut également s’agir d’utiliser un « corporate », i.e. une grande entreprise, qui achète très fréquemment des prestations aux incubateurs afin d’y immerger équipes et projets numériques pour en accélérer le développement. Un jeune ingénieur freelancer pourra effectuer une prestation de développement informatique ou réaliser une brève mission de data scientist pour un projet d’un corporate en partenariat avec leur incubateur ; un diplômé de cursus business pourra pour sa part démarcher les premiers clients ou bien développer la communication digitale. Les villages by CA, Numa Paris, Startup Palace à Nantes  et tant d’autres créent entre autres ces opportunités. Sur certains profils techniques, la pénurie de ressources sur le marché est telle que des grandes sociétés trouvent ici un bon moyen d’en bénéficier. Cet usage tend à créer l’opportunité pour ces profils qui y voient alors une réelle possibilité de carrière, davantage autonome et porteuse de sens, bien que plus fragile et précaire (les auto-entrepreneurs ne cotisent pas au chômage par exemple). Les réseaux de freelancers se structurent et nombreuses sont les plateformes qui permettent, au-delà des incubateurs physiques, de mettre en relation ces profils et les entreprises souhaitant recourir à leurs services : Upwork aux USA, malt.fr en France, OneManSupport pour les profils plus seniors …

Jean-Michel Moutot, Professeur à Audencia

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