Hugo Rivière (étudiant ENSTA ParisTech-KTH), cofondateur de MonBanquet, la startup qui démocratise le traiteur et fait du numérique un levier de développement pour les artisans. Une société fondée entre amis partageant les mêmes valeurs et ambitions. – Par Ariane Despierres-Féry

 

Entreprendre, une envie de longue date ?

C’est toujours une question d’opportunité. Maxime Renault un ami de prépa, m’a parlé de son idée de promouvoir les boulangeries grâce au numérique. Mario Matar nous a ensuite rejoint . Nous avions en commun la gourmandise et un attrait culturel pour la boulangerie.

L’engagement personnel, ciment entre associés ?

Nous avons tous les trois été accompagnés par l’Association Frateli qui parraine des étudiants boursiers en filière sélective. Mario est maintenant parrain. Nous sommes unis par l’envie de mener nos projets indépendamment de forces contraires ou des a priori, et nos valeurs d’engagement, d’abnégation, l’envie d’exercer un métier qui ait du sens.

Pourquoi faire rimer boulangerie et numérique ?

Les boulangers ne sont pas habitués à faire du numérique un levier de développement de leur affaire. Ceci alors qu’ils ont besoin de relais de croissance face à une concurrence exacerbée venant d’acteurs qui ne sont pas artisans. Notre idée est aussi de protéger ce savoir-faire artisanal. De plus, cette population rajeunit et est de plus en plus réceptive à l’usage du digital. Nous avons ainsi lancé DuBonPain, un guide de boulangeries artisanales sur internet.

Et maintenant un service de traiteur en ligne ?

Une amie organisait une conférence et voulait un buffet avec un budget contraint. Nous avions des choses à raconter, savions où trouver des spécialités boulangères de qualité artisanale, et étions heureux de quitter nos ordinateurs. Le buffet a été un succès. Nous avons découvert qu’aucune offre n’existait à ce tarif (à partir de 3€ par personne). C’est ainsi qu’est né MonBanquet dans le même esprit que DuBonPain. Nous avons levé 500 000 € auprès de Seed Club ISAI, reçu des prix et de nombreux soutiens, les commandes se développent, nous avons 6 salariés. Cela nous donne confiance dans ce projet qui nous tient à cœur.

Contact :
www.monbanquet.fr
www.frateli.org