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Enquête – Les 12 secteurs qui recrutent en 2022

Les 12 secteurs qui recrutent en 2022
Crédit Unsplash

Vous cherchez un emploi en 2022 ? Bonne nouvelle : on les compte par milliers dans 12 secteurs à la pointe de l’innovation cette année ! On vous donne toutes les clés pour décrocher le job de vos rêves dans un de ces secteurs qui recrutent en 2022.

SOMMAIRE

Agroalimentaire

Grande distribution

Aéronautique & Spatial

Banque

Luxe

Santé & Pharma

Télécoms

BTP & Immobilier

Energie

Assurances & Mutuelles

Transports

Logistique

Agroalimentaire, des défis plein les assiettes

Avec ses marques mondialement connues et son activité agricole multiplement labélisées, la France est historiquement un pays de l’agroalimentaire. Pourtant, le secteur a besoin de sang-neuf pour pallier les enjeux technologiques et environnementaux. De quoi combler l’appétit des jeunes talents qui ont faim de challenges !

Des cerises en plein hiver, du soja origine Brésil pour nourrir le bétail français, les pesticides dans nos assiettes : c’est fini ? Dans l’agroalimentaire, la tendance est en tout cas au retour du locavorisme, du made in France, de la qualité, bref : du pragmatisme. Un pragmatisme teinté d’innovations, tant les challenges sont nombreux dans ce secteur, de la fourche à la fourchette : e-agriculture, développement de protéines alternatives, foodtech… Les nouveautés ne manquent pas de sel, comme en témoigne François Scheid, le directeur du MS Management des entreprises du vivant et de l’agroalimentaire à emlyon business school. « Les évolutions comportementales qui se combinent avec l’évolution du contexte environnemental obligent à des changements profonds dans le mode de production et de consommation. » Place au vert !

L’importance du bien-manger

« Les habitudes alimentaires ne sont pas des choses qu’on change du jour au lendemain » constate François Scheid. Pourtant, de fortes tendances se développent depuis quelques années, motivées par une prise de conscience générale de l’urgence climatique. Cette dynamique se ressent d’ailleurs du côté des étudiants qui se destinent à une carrière dans l’agroalimentaire. « Lorsqu’ils sont intéressés par ce domaine, ils sont très engagés et motivés par l’évolution du secteur » observe le directeur du mastère spécialisé. Du côté des consommateurs, la prise de conscience se retrouve dans les caddies. « On consomme moins de viande, mais de meilleure qualité, avec moins de traitements et donc, plus chère. » Malgré cela, l’industrie agroalimentaire n’en est qu’au début de sa transition. « En tant que grand producteur de gaz à effet de serre, il y a encore des moyens d’optimisation à développer » nuance François Scheid.

L’agroalimentech a du bon 

Les férus d’innovation peuvent aussi se régaler dans l’agroalimentaire. Noémie Rondeau, responsable de l’accélérateur foodtech de l’emlyon et Michel Coster, son directeur, s’accordent à dire que les startups ne manquent pas d’idées pour révolutionner le secteur. Noémie Rondeau travaille notamment avec des « startups qui innovent sur les capacités de production, la transformation ou le développement de nouveaux produits. Mais également dans le domaine du digital, avec la création  d’applications qui vont mieux s’adapter à nos modes de consommation. En amont, la recherche s’intéresse à la substitution des fertilisants ou à la dépollution des sols. » De manière générale, « le mieux manger est au centre des valeurs de tous les jeunes qui développent leur startup avec l’accélérateur. Ils ont la volonté de ne pas épuiser les terres et font converger leurs convictions personnelles avec le marché » observe Michel Coster.

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – L’agroalimentaire c’est the place to be pour débuter sa carrière en 2022 selon Christophe Basile un des directeurs généraux du groupe coopératif agroalimentaire Eureden (D’aucy, Paysan Breton, Point Vert). « Tout d’abord, c’est un secteur où l’on retrouve toutes les fonctions : l’étude des sciences du vivant, le commerce, la finance, le marketing, les nouvelles technologies… Tous les domaines sont présents chez Eureden. L’agroalimentaire génère beaucoup d’emplois, y compris décisionnels. En plus, c’est l’un des secteurs qui concentre tous les défis actuels : les enjeux climatiques, territoriaux, de solidarité, et bien sûr les enjeux sociaux avec le développement du local. Et puis bien nourrir les gens, c’est une mission noble. Même s’il a été décrié, le secteur s’est beaucoup remis en cause et nos produits sont de plus en plus sains. Dernière chose pour un jeune diplômé : l’agroalimentaire est une école de la consommation, on voit rapidement ce que l’on fait. Tout se développe en cycle court. Il nous faut des talents réactifs car on voit très vite le fruit de nos actions. »

Un festin d’emplois

En pleine effervescence, l’industrie de l’agroalimentaire se porte donc très bien côté embauches. « Ce sont les deux meilleures années de recrutement depuis 20 ans ! » observe François Scheid. « Les grandes surfaces attirent moins, leur modèle est remis en cause, ce qui recrée des opportunités pour les commerces de proximité » complète-t-il. Pour Michel Coster, le constat est différent. « Des défis de la transition alimentaire jusqu’aux problématiques d’impacts environnementaux, ce sont les entrepreneurs qui seront à même de bien porter cette transition vers le nouveau monde. » Alors, que vous soyez plutôt team « agroalimentaire traditionnel », ou team « innovation », les deux sont porteuses d’avenir !

L’agroalimentaire français en chiffres

197,5 milliards € de CA au 31 décembre 2019
Le 2e plus gros CA européen après l’Allemagne.
En France, les ventes de produits bio ont connu une croissance de 10,4 % entre 2019 et 2020.

Grande distribution : l’innovation en tête de gondole

La grande distribution fait le grand écart. D’un côté, un comeback marqué des circuits courts, du made in France et du bio dans les rayons. De l’autre, une digitalisation galopante de ces mêmes rayons, avec le boom du e-commerce, des drives et même de la livraison par drones. Mais la grande distribution ne s’arrête pas à l’alimentation. Jardinerie, bricolage, culture : les plus grands acteurs de la distribution se trouvent aussi ici, plus que jamais boostés par les envies de liberté des consommateurs après la crise. Alors innovation ou tradition : où l’avenir de la grande distribution se dessine-t-il vraiment ?

La grande distribution fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
La grande distribution fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Le secteur de la grande distribution a bien tiré son épingle du jeu lors de la crise Covid-19. Particulièrement l’alimentaire qui affiche une croissance de 6,3 % de son chiffre d’affaires en 2020 selon un rapport de l’ONG Oxfam, alors qu’en 2019, les ventes avaient progressé de moins de 1 %. Les enseignes de jardinerie, bricolage et culture ont également vu leur popularité s’accroitre. « Avec le télétravail qui se développe, les gens souhaitent un environnement de travail agréable et vont donc se rendre dans ce type de magasins, analyse Gwarlann De Kerviler, enseignante-chercheure à l’IESEG. Cette tendance va durer mais les enseignes spécialisées vont être concurrencées par les généralistes qui veulent, elles aussi, se positionner sur ces produits. »

Se digitaliser pour faire face à la concurrence

Derrière ces chiffres se cache cependant une réalité à nuancer. Pour faire face à une concurrence exacerbée par la crise, la grande distribution doit enclencher un vrai travail d’adaptation. « Il y a d’abord un fort enjeu autour du digital puisque les clients ont pris l’habitude de commander en ligne, contextualise Gwarlann De Kerviler. Sur ce point, la grande distribution est en concurrence directe avec les pure players qui répondent à l’exigence de facilité et d’un suivi multicanal du client. » Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2020, les ventes e-commerce des grandes surfaces alimentaires (drive et livraisons à domicile) ont connu un bond de 46,5 %, selon les relevés de l’Iri. « Pour les grandes surfaces, cela implique de digitaliser les points de vente et donc, d’investir dans l’intelligence artificielle, d’installer des bornes interactives, de former les équipes… »

>>>> Pour aller plus loin – ALDI recrute dans tous les domaines ! « Dans la vente, nous cherchons notamment des premiers niveaux de managers, des managers de magasins, des responsables de secteurs ou encore des responsables de ventes. Nous avons des offres d’emploi dans le domaine de la logistique, comme des responsables service entrepôt. Et nous recrutons évidemment dans toutes les fonctions supports, marketing, rh, finance, communication, ou encore immobilier pour trouver de nouveaux emplacements et gérer les chantiers de construction et rénovation de magasins. Nous avons besoin de managers de projets à tous les niveaux, des jeunes diplômés jusqu’aux personnes plus confirmées. De manière générale, nous recherchons des collaborateurs qui aiment le challenge et ont un engouement pour les entreprises en plein développement comme la nôtre. On cherche des talents qui ont l’œil qui pétille, qui foisonnent d’idées et d’énergie ! » Découvrez l’interview d’Alexis Mingasson, son DRH, en intégralité

L’expérience client : le véritable atout des enseignes

Mais attention, le magasin physique n’est pas mort, loin de là. Mais en 2022, la grande distribution va devoir se challenger et valoriser ses atouts, en mettant d’abord l’accent sur les produits autour du bien-être, de la santé et de l’environnement. « Avec la crise sanitaire, les clients se sont davantage posés la question de ce qui était bon pour eux, expose l’enseignante-chercheure. Ils sont plus conscients de leur impact sur la société mai aussi de l’impact de leurs achats sur leur santé. » Les produits en circuits courts ou bios ont toute leur place dans les rayons. En 2020, les grandes enseignes historiques de la grande distribution pesaient déjà plus de la moitié des ventes de produits bio (55 %) contre 49 % il y a un an. « La vente de produits en circuit-court et le soutien aux producteurs locaux impliquent un changement dans les assortiments et la logistique. Il faut aussi accepter de travailler avec des producteurs locaux qui ne vont pas toujours proposer les mêmes produits par exemple. C’est plus aléatoire. » Autre défi : miser encore davantage sur l’expérience client en magasin. « Pour cela, les grandes surfaces vont devoir travailler la dimension sensorielle : l’ambiance en magasin, le plaisir visuel et auditif mais également la dimension culturelle avec des démonstrations, davantage d’explications sur les produits. La dimension humaine est fondamentale pour se démarquer des pure players » conclut l’experte de l’IESEG.

Aéronautique/Espace : les zones de turbulence s’éloignent dans ces secteurs qui recrutent en 2022

Après un coup d’arrêt brutal pendant le confinement, la confiance revient chez les avionneurs avec le redressement du trafic domestique dans le monde (revenu à 84 % de son niveau de juillet 2019 en juillet 2021). Mais l’aéronautique doit revoir son cap et s’emparer encore davantage d’enjeux majeurs comme celui du développement durable.

L'aéronautique fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
L’aéronautique et le spatial font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Rejoindre le secteur de l’aérospatial aujourd’hui c’est « participer à l’aventure de la décarbonation » assure Caroline Bérard, directrice des formations ingénieur à l’ISAE-SUPAERO. En effet, les questions de développement durable sont au cœur des questionnements de l’industrie aéronautique. « Si la crise a accéléré cette prise de conscience, le sujet était sur la table bien avant cette période, expose Caroline Bérard. A l’ISAE-SUPAERO, nous avions déjà monté une chaire de mécénat avec Airbus, sur la conception d’avions plus propres, il y a plus de cinq ans. »

Vers l’avion à hydrogène ?

Selon le 3e baromètre des métiers de l’air et de l’espace de l’IPSA réalisé fin 2021, 84 % des chefs d’entreprises interrogés estiment que la crise actuelle du transport aérien peut être une opportunité pour développer des mobilités aériennes plus durables. 58 % considèrent qu’elle est également un accélérateur de la transformation des métiers du secteur de l’aéronautique. Parmi les grands défis technologiques de l’aérospatial pour demain, on peut par exemple citer l’avion à hydrogène. Airbus a d’ailleurs annoncé, dès 2020, souhaiter faire décoller le premier avion commercial zéro émission en 2035.

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Emmanuel Marquis, Vice-Président Exécutif de la division Aérospatiale, Défense et Rail du groupe Trigo et membre du Comex du Groupe, annonce 15 000 recrutements attendus dans l’aéronautique en 2022. « Après deux années de crise, le secteur affiche des perspectives incroyables pour les dix années à venir. Et ce, sans oublier le domaine spatial marqué par l’émergence de nouveaux acteurs et d’une nouvelle génération de constellations de satellites. Pour les jeunes talents, les défis sont passionnants : développement de l’industrie 4.0, réduction des émissions de CO2, biocarburants, avion à hydrogène… ». Découvrez son interview en intégralité.

Des jeunes talents pour réinventer l’aviation

Et pour réaliser ces défis, les entreprises cherchent à s’appuyer sur les jeunes talents, que ce soit dans la recherche et le développement ou dans la conception. Toujours selon l’IPSA, une entreprise sur deux pense justement que ce sont les domaines de la recherche et du développement qui nécessiteront le plus de recrutements dans les années à venir. Et parmi les métiers d’ingénieurs les plus recherchés demain, ils citent : la cybersécurité aéronautique, la qualité, la production et l’intelligence artificielle. Pour Caroline Bérard, les entreprises vont avoir de plus en plus besoin d’interdisciplinarité. « C’est le cas des ingénieurs système par exemple, qui sont capables de prendre en compte toutes les contraintes autour de la conception d’un avion » explique-t-elle.

Le spatial n’est pas en reste

Secteur connexe à l’aéronautique, le spatial fait toujours rêver ! La preuve, le 31 mars 2021 l’Agence Spatiale Européenne, a reçu 22 589 candidatures (dont plus de 7 000 Français) lors du lancement de sa campagne de recrutement d’astronautes. « Ces dernières années, il y a « l’effet Thomas Pesquet » a vulgarisé le secteur, ce qui explique en partie l’engouement pour le spatial » expose Caroline Bérard. Il y a également, du côté des étudiants, l’impression que le spatial pollue moins que l’aéronautique. » Pour les étudiants intéressés, le secteur peut d’ailleurs être vu sous plusieurs angles : les vols habités et la conquête de l’espace, l’astrophysique ou encore l’observation de la Terre, qui touche à des questions climatiques. Les types d’ingénieurs recherchés sont sensiblement les mêmes que dans l’aéronautique. « D’ailleurs, il n’est pas rare que des diplômés passent facilement d’un secteur à l’autre durant leur carrière » conclut l’experte.

La Défense fait grossir ses rangs

Côté Défense, la filière terrestre et aéroterrestre de la Défense et de la Sécurité représentée par le GICAT présente 7,5 milliards d’euros de CA en 2020. Si le cœur historique axé armement terrestre reste dominant, les activités liées à l’électronique et aux systèmes représentent aujourd’hui ¼ du CA Défense et Sécurité, suivi par les véhicules et blindés (20 %) et la sécurité (11%, en hausse). En février 2021, Emmanuel Macron a également annoncé un plan d’un milliard d’euros à horizon 2021, financé à 50/50 par l’Etat et les entreprises privées du secteur. Côté emplois, plus de 26 000 nouvelles recrues ont rejoint les rangs de l’Armée en 2020 sur des métiers très divers : combat, détection, protection mais aussi transports, renseignement ou encore, télécommunications.

Pourquoi faut-il jouer la carte de la banque en 2022 ? Parce qu’elle fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 !

La France championne d’Europe ! Cinq banques françaises comptent en effet parmi les 10 plus grandes banques de la zone euro selon le S&P Global Market Intelligence 2020. Des banques à même de booster la performance française ! En tout cas, les Français en sont convaincus : 86 % pensent que l’industrie bancaire est un secteur stratégique pour l’économie française. Tour d’horizon des futurs défis de ce secteur.

La banque fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
La banque fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Pas de doute, le secteur bancaire est et reste stratégique pour la France. « C’est un secteur vital pour l’économie car c’est grâce à lui, en Europe, que les entreprises obtiennent des capitaux et des prêts bancaires » confirme Mikael Petitjean, professeur de finance à l’IESEG. Un secteur qui s’est aussi bien adapté à la crise Covid-19 sans réelles répercussions. « Les métiers de la banque se prêtent sans trop de difficultés au travail à distance, bien mieux que l’industrie ou le commerce par exemple » expose Mikael Petitjean. Même tendance du côté de la rentabilité. « Beaucoup d’investisseurs ont augmenté leurs activités et leurs encours. Les jeunes générations ont également davantage investi et ont eu davantage de temps pour s’occuper et s’intéresser à leurs placements. »

>>>> Pour aller plus loin – Rejoindre la Caisse Régionale du Crédit Agricole de Lorraine, c’est s’ouvrir « des possibilités de parcours professionnels absolument sans limite ! ». Aux dires même de son Directeur Général Laurent Cazelles. La preuve, il recrute « tous types de profil : financier, ingénieur informatique, analyste, marketeur digital, commercial, spécialiste de la data… A titre d’exemple la Caisse Régionale recrute actuellement un ingénieur environnemental pour accompagner nos clients dans leur transition énergétique. Seuls prérequis : la volonté de s’impliquer pleinement et notre indispensable orientation commune : le client. »

L’enjeu de finance verte de plus en plus important

Aujourd’hui, le secteur bancaire doit se positionner sur deux enjeux majeurs. Tout d’abord, celui de la gestion de données. « Nous formons nos étudiants en finance à des langages de programmation comme Python ou R et à la gestion de données de masse (data management, machine learning). » Le but ? Aller chercher de l’information en exploitant de très grandes bases de données. « Ce n’est que le début de cette tendance car dans notre domaine, il est capital d’avoir une très bonne connaissance du client. » La deuxième tendance est celle de la finance verte ou de la finance soutenable. « On voit apparaître une vraie exigence des clients qui, pour certains, veulent absolument que leurs investissements soient socialement responsables ». Neuf labels existent aujourd’hui dont certains au niveau européen, que les gestionnaires de fonds essayent d’obtenir pour pouvoir certifier que leur portefeuille est responsable. « Cette transformation verte est extrêmement rapide. »

La finance verte en chiffres

Le marché des obligations vertes représente 400 milliards de dollars en 2021 / La France est le 5e émetteur d’obligations vertes / 63 % des Français sont enclins à investir avec des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance)

La banque se digitalise

Le secteur n’échappe pas à la digitalisation. On compte ainsi 78 millions de cartes de paiement sur le territoire, 96 % des Français utilisent le site ou l’application de leur établissement bancaire et 57 % des paiements en points de vente physiques ont été réalisés sans contact en 2021. Ces progrès technologiques permettent notamment aux banques d’élargir leurs offres et de répondre aux nouvelles attentes de leur clientèle à la recherche de plus de simplicité, accessibilité, flexibilité et rapidité dans leurs opérations bancaires.

Trois métiers à la Une

Les métiers centrés sur le respect de la réglementation (gestion des risques et respect des règles de conformité) comme le risk officer ou le compliance officer. « Ces métiers ont explosé en l’espace de 10-15 ans suite à la crise financière car les activités bancaires ont été revues et les réglementations alourdies. »

Les experts en investissements responsables. « On demande aujourd’hui aux banquiers de s’y retrouver dans l’univers de l’investissement responsable et on a besoin de diplômés qui comprennent ce que les normes environnementales, sociales et de gouvernance impliquent. »

Des commerciaux auxquels on demande une personnalisation de plus en plus importante du service et une connaissance plus approfondie des produits qu’ils vendent.

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Verspieren, N°1 des courtiers en assurances indépendants recherche du sang neuf dans tous les domaines ! « Des profils techniques, innovants, internationaux mais aussi des profils commerciaux maitrisant les dimensions assurantielles, des fonctions support… une diversité de profils capables de nous faire évoluer et voir les choses autrement. » Pour en savoir plus sur l’entreprise et sur ses perspectives de recrutement, découvrez l’interview croisée de Cécile Gauer sa Directrice de l’International et Vice CEO du Réseau Verspieren International & Sandrine Picot, sa DRH.

Le luxe entre-t-il dans ses nouvelles années folles ?

Malgré deux ans de crise Covid, le luxe connaît déjà un rebond économique détonnant. Dynamique de rattrapage, développement du marché de l’expérience… Lumière sur les tendances du secteur avec Delphine Dion, professeure de marketing dans le MBA Luxury Brand Management d’ESSEC BS.

Le luxe fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
Le luxe fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Le marché du luxe a bel et bien rattrapé ses pertes liées à la pandémie, avec un rebond spectaculaire. En 2021, le secteur a connu une augmentation de 29 % de son chiffre d’affaires, pour un montant total de 283 milliards d’euros. De quoi donner envie aux jeunes talents de se lancer dans ce domaine ! « Nous assistons à un effet de rattrapage. Le marché avait plongé en 2020, mais il retrouve sa dynamique d’avant, avec des niveaux comparables au pré-Covid, et même au-delà. Les clients qui ont un train de vie élevé ont réduit leurs dépenses : la crise sanitaire leur a permis de développer une épargne importante qu’ils dépensent maintenant » observe Delphine Dion.

Le luxe français brille à l’international

Bonne nouvelle pour les Frenchies : le classement Luxury & Premium 2021 du cabinet Brand Finance distingue toujours la France comme le premier pays du luxe. Pas moins de six marques hexagonales figurent en effet dans le Top 10 des marques de luxe les plus valorisées au monde. Grande nouveauté cette année : l’entrée, pour la première fois, de marques d’hôtellerie de luxe dans le classement Brand Finance, comme Shangri-La (29e place) et Intercontinental (35e place), alors même que le tourisme a été fortement impacté par la crise. Pour Delphine Dion, ce résultat « reflète une tendance importante du luxe, à savoir le développement du marché de l’expérience plutôt que celui des produits. »

>>>> Pour aller plus loin – Moët Hennessy, leader international des vins et spiritueux de luxe, montre la voie d’un luxe audacieux, responsable et authentique. Un secteur qui a connu une croissance de 29 % de son CA en 2021 ! « La crise Covid a accéléré la hausse des achats de luxe. Les possibilités de sorties au restaurant ou les voyages ayant été restreintes par exemple, la population mondiale a réalisé des économies remarquables qui rendaient les achats de luxe envisageables. Une fois que nous goûtons au luxe, difficile de s’en passer ! C’est donc un secteur qui se porte bien et cela se traduit chez Moët Hennessy par de nombreux recrutements, en France et dans le monde entier. Nous proposons d’ailleurs aux jeunes talents une variété d’opportunités à travers notre écosystème mondial sur une large palette de métiers : la vinification, le digital, le développement produit, l’art de vivre, l’hôtellerie, le retail… Je conseille aux jeunes talents de nous rejoindre par l’intermédiaire d’un stage ou d’un V.I.E. C’est le meilleur moyen de découvrir Moët Hennessy et l’univers du luxe, de vivre une expérience unique. Un premier pas chez LVMH où les possibilités de carrière sont infinies » analyse Jonas Tahlin, President Spirits Brands de Moët Hennessy.

Vivre à tout prix

Le Covid-19 a en effet plus que jamais donné l’envie aux clients de consommer des expériences. « Le luxe, c’est un bien qui s’inscrit dans la durée. Mais ce qui est clé dans les secteurs du voyage, de l’hôtellerie et de la restauration haut de gamme, c’est l’émotion et la trace que l’on en garde. » Avec bien entendu la force des réseaux sociaux, qui font écho au monde du luxe et à l’ostentation. « Dans les classes aisées des Etats-Unis, beaucoup mettent en évidence l’envie du gaspillage du temps. La dynamique d’ostentation s’est déplacée du monde physique au monde virtuel via les réseaux sociaux. »

La tendance de la sustainability

Par essence, un produit de luxe se démarque par sa durabilité et sa préciosité. Comme beaucoup de secteurs, le luxe s’interroge désormais sur son impact environnemental. « La grosse tendance du moment, c’est de travailler sur la sustainability. Les marques souhaitent devenir plus respectueuses de l’environnement. Si cela fait déjà plusieurs années que toutes les marques mettent en place des process qui vont dans ce sens, le Covid-19 a permis de prendre conscience de notre fragilité. » Consommer des biens de luxe sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins : un vaste programme qui nécessite du sang neuf !

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Boucheron recrute à l’international ! « La résilience de notre secteur et notre fort développement en Chine nous permet de recruter de jeunes talents et de structurer les équipes à l’international, dans les pays clés. Pour de jeunes diplômés, les opportunités sont nombreuses et variées au sein des métiers du marketing et de la communication, fonctions digitales, CRM et e-commerce en tête. Les fonctions plus opérationnelles, comme la production et la logistique offrent également de belles opportunités pour les jeunes talents. » Envie d’en savoir plus ? Découvrez l’interview d’Hélène Poulit-Duquesne (ESSEC Business School 92), CEO de la Maison Boucheron.

Comment faire carrière dans le luxe ?

Si l’aventure vous tente, Delphine Dion a plutôt de bonnes nouvelles pour vous. « Il y a une vraie dynamique depuis quelques mois. Les maisons sont intéressées par tout l’aspect digital : e-commerce, nouveaux dispositifs, réseaux sociaux… Mais le luxe passe aussi par la relation intime avec les consommateurs. Recevoir les clients, gérer la relation en face à face, être capable de manager des équipes de vendeurs dans un secteur où les relations de vente sont compliquées et interculturelles : tel est le défi du luxe. » Son conseil ? « Avoir absolument une expérience de vente pour arriver à comprendre l’essence du luxe et comment fonctionne un consommateur du luxe. C’est un secteur avec une grande diversité culturelle et sociologique. Il faut aussi comprendre comment est créée la préciosité et pourquoi les produits sont si uniques. Cela demande du temps, de la maturité, mais quand on est passionné, tout est possible ! »

Chiffres-clés

79 % des grandes marques utilisent Instagram pour leurs campagnes d’influence
30 % c’est la part marché du e-commerce d’ici 2025
6 marques françaises comptent parmi les 10 marques de luxe les plus valorisées au monde

En 2022, le secteur de la santé / pharma est vacciné contre la crise

Le secteur de la santé et de l’industrie pharmaceutique sont plus que jamais sur le devant de la scène depuis le début de la crise sanitaire. Exemple, en 2020, le chiffre d’affaires de l’industrie française du médicament a atteint 62 milliards d’euros. Traitements de pointe, course au vaccin, MedTech… Pour rester un fleuron de la compétitivité française et répondre aux enjeux de demain, le secteur a plus que jamais besoin de talents et de diplômés de l’enseignement supérieur. Tour d’horizon.

La santé fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
La santé et la pharma font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – crédit Unsplash

Depuis deux ans, l’épidémie de Covid-19 a mis en lumière les atouts du système de santé français, la recherche dans l’industrie pharmaceutique ou encore l’essor des innovations dans un secteur très porteur. « Avec le vieillissement de la population qui engendre une course aux innovations, le secteur ne cesse de se développer », confirme Françoise Le Deist, professeure en management des Ressources Humaines et responsable du mastère spécialisé manager, marketing communication des industries de santé et des biotechnologies à Toulouse Business School. Les objectifs aujourd’hui visent à soigner de mieux en mieux, par une personnalisation des prises en charge des patients et l’utilisation de traitements plus performants. »

>>>> Pour aller plus loin – Oui le secteur de la santé / pharma est aussi ouvert à des profils qui n’y ont jamais exercé ! « Mais cela dépend des métiers et des directions ! Au niveau de la DSI de Biogaran, nous recherchons des profils qui ont de l’expérience en distribution, en industrie, en commerce… Je trouve beaucoup de richesses à avoir une équipe très hétérogène en termes d’origines, d’âges, d’expériences et de compétences. Je suis convaincu que la diversité dans les équipes est essentielle pour développer la performance et le leadership de chacun » témoigne Frédéric Riou DSI de Biogaran.

Aujourd’hui, le secteur de la santé et l’industrie pharmaceutique ne sont plus la chasse gardée des gros laboratoires. « De plus en plus de startups innovent dans ce secteur notamment dans le domaine des médicaments et des dispositifs médicaux. Dans ce contexte, les gros laboratoires adoptent des stratégies « beyond the pill » en proposant de nouveaux services qui vont au-delà du médicament. Ils peuvent ainsi tirer profit de ces innovations en multipliant les partenariats avec ces jeunes entreprises. Le médicament n’est plus alors le seul produit qu’ils proposent, mais un élément d’une solution thérapeutique « holistique » alliant une molécule à d’autres services tels qu’une application mobile pour une meilleure observance du traitement ou encore une plateforme de suivi des données médicales. »

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Les prochaines évolutions majeures du secteur de la pharmacie selon Rabah Rafa Directeur financier de la division Manufacturing d’Aspen Pharma ? « La crise Covid-19 a mis en avant l’importance de regagner une indépendance sanitaire et la nécessité pour les industriels de garder le contrôle des supply chains qui sont souvent aujourd’hui morcelées. Parallèlement, la pression sur les prix, la  digitalisation, l’inflation des matières premières, et les challenges environnementaux seront des aspects qu’il faudra intégrer de plus en plus dans nos équations. Enfin, le développement de nouveaux traitements pour une thérapie plus individualisée, est l’une des orientations de la recherche actuelle. »

La e-santé en forme

La santé n’échappe pas au boom de la digitalisation. Et la pandémie de Covid-19 a démontré plus que jamais l’utilité de la e-santé avec les téléconsultations notamment, mais aussi les applications de traçage. En avril 2020, en plein cœur du premier confinement, le nombre de téléconsultations s’est ainsi élevé à 4,5 millions, selon une étude de l’institut CSA. « Le développement de la e-santé peut par exemple pallier la pénurie de médecins dans les zones rurale où la désertification s’accentue. »

>>>> Pour aller plus loin – Groupe pionnier en neurosciences, Biogen recrute en santé digitale. Le groupe a en effet choisi la France pour développer son pôle de santé digitale. « C’est donc de ce côté que vont nos principaux besoins. La santé vous passionne, vous associez valeurs sociales, un diplôme en sociologie, biologie ou médecine au numérique et aux méthodes analytiques ? C’est un bon début pour nous rejoindre ! » vous invite Marina Vasiliou, Présidente- Directrice Générale de la filiale française de cette entreprise de biotechnologies.

L’investissement dans la santé numérique fait d’ailleurs partie des objectifs du Gouvernement. Le plan de relance 2030 annonçait la mise à disposition de trois milliards d’euros pour la santé, dont 650 millions consacrés à la stratégie d’accélération Santé Numérique dont l’objectif « est de faire de la France, un leader mondial de la santé numérique d’ici 2030 ».  Plus généralement, la recherche reste un pilier pour faire du secteur de la santé un fleuron de la compétitivité française. « La France est innovante mais doit être beaucoup plus soutenue dans le financement de sa recherche » expose Françoise Le Deist.

>>>> Pour aller plus loin – 7 000 recrutements sont prévus en 2022 dans le monde pour le laboratoire de recherche Boehringer Ingelheim. « En France, notre implantation historique est située dans le bassin lyonnais avec Boehringer Ingelheim Animal Health, un leader mondial de l’industrie de la santé animale, dont l’ancienne Merial fait partie via notre acquisition. Centres de recherche, sites de production de pointe… Ce hub biotechnologique est un acteur important de la pharmaceutique en France. J’encourage vivement les étudiants français à s’y intéresser ! » vous invite Sven Sommerlatte, son Chief Human Resources Officer. Découvrez aussi son interview en vidéo.

Jeunes dip’, engagez-vous dans des métiers qui ont du sens !

Le secteur de la santé emploie environ 2 millions de personnes. Outre les professionnels de santé, de nombreux métiers se développent. Selon l’OMS, quelque 40 millions de nouveaux emplois devraient être créées dans le secteur de la santé à travers le monde d’ici 2030. Parmi les métiers qui vont connaître un bel essor, on trouve justement ceux en rapport avec la e-santé comme les healthcare data scientists, des spécialistes/consultants en transformation clinique ou encore des ingénieurs cloud-e-santé. Les diplômés en pharmacie, sciences, biotechnologie, biochimie sont très recherchés sur des métiers de chefs de produits ou chefs de projets dans les industries de santé. Côté profils axés sciences humaines et sociales ou droit de la santé, les débouchés vont par exemple vers des métiers liés au management des établissements de sanitaires ou médico-sociaux.

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Le secteur de la pharmaceutique : la voie royale pour les jeunes diplômés ? « C’est en tout cas un secteur passion qui apporte un service indispensable aux patients. Si cette mission parle aux jeunes diplômés, il faut qu’ils sachent qu’ils peuvent y exercer différents métiers. Peut-être même que certains n’existent pas encore ! Car l’industrie pharmaceutique est un secteur innovant avec une vision à long terme qui se renouvelle en permanence » estime David Ponchon, Directeur Général Opérations et Support de Théa. Compte tenu de sa croissance rapide et régulière, Théa a d’ailleurs besoin de recruter dans tous les domaines scientifiques et technologiques, mais aussi en marketing, finance, IT, supply chain etc.

Télécoms : les tendances à l’appareil de ce secteur qui recrute en 2022

Dans la famille des secteurs incontournables post pandémie, les télécoms sont rois ! Travail à distance, généralisation de la 5G, paiement à distance, cybersécurité, systèmes de téléphonie cloud, big data… François Dellacherie, directeur de Télécom SudParis, vous en dit plus sur les tendances 2022.

Les télécoms font partie des secteurs qui recrutent en 2022
Les télécoms font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Spoiler alert : les opportunités ne manquent pas pour participer à l’une des aventures industrielles les plus innovantes du 21e siècle. Plus que jamais, les télécoms se modernisent. « Le milieu des télécoms était très à la pointe dans les années 70. Le but était alors de chercher des moyens d’envoyer des informations le plus rapidement possible. Aujourd’hui, les télécoms numériques consistent à mettre le monde entier en contact à distance, en communicant des informations à partager en masse. » D’après François Dellacherie, l’objectif est donc largement atteint !

Bienvenue dans un monde sans limites

Parmi les nouveaux enjeux des télécoms, le directeur de Télécom SudParis cite notamment l’intelligence artificielle comme l’un des piliers permettant de « traiter beaucoup d’informations numériques en essayant d’avoir la capacité de jugement d’un cerveau humain, mais avec, en plus, la puissance nécessaire pour traiter un très grand nombre de données. » Parmi les autres champs d’avenir, la blockchain, la finance décentralisée ou encore la cybersécurité font partie des immanquables des télécommunications numériques. « Aujourd’hui, nous n’arrivons pas à fournir la demande de recrutement des entreprises en cybersécurité. C’est un domaine dans lequel nos étudiants n’ont pas besoin de faire leur publicité, tant la demande est forte » précise François Dellacherie.

>>>> Pour aller plus loin – Quelles sont les bonnes personnes pour accompagner Netgem et élaborer les divertissements du futur ? « Une dizaine de postes sont ouverts aux jeunes dip’, principalement dans les fonctions de développeurs, mais également commerciales et marketing. Nous sommes avant tout une société d’entrepreneurs. Nous attendons donc des jeunes talents qu’ils aient cet esprit, mais aussi qu’ils adhèrent à nos valeurs responsables de transversalité et de multiculturalisme. À la fin de la journée, l’important est d’avoir bien saisi le besoin client. Netgem est coté à Paris et nous souhaitons également que les collaborateurs soient associés dans la durée à la croissance de l’entreprise via des programmes d’attribution d’actions ou dans le cadre d’un Plan d’Epargne Entreprise » détaille Mathias Hautefort (X 87, Télécom Paris 92), CEO de Netgem.

Allô le recrutement ?

Côté embauches justement, les chiffres parlent d’eux-mêmes ! « Pour la promotion 2020, 62 % de nos diplômés ont signé leur contrat avant même l’obtention de leur diplôme. Nous bénéficions de l’une des insertions professionnelles des plus rapides : en moyenne, il faut vingt jours à nos étudiants pour trouver un poste » révèle le directeur de Télécom SudParis. Des chiffres peu étonnants quand on sait que les opérateurs ont connu une augmentation de leurs revenus de 2 % en un an au premier trimestre 2021. Une croissance qui n’avait pas été atteinte depuis plus de dix ans ! De plus, le déploiement d’Internet en très haut débit ne cesse de croître et de développer les attentes des clients en matière de télécommunications. En France, depuis le 31 mars 2021, 51 % des accès internet sont à très haut débit. Une progression de 11 points en un an, qui permet de passer la barre symbolique des 50 %.

Mesdames, décrochez une belle carrière dans les télécoms !

Tous les feux sont au vert pour se lancer dans ce secteur en perpétuelle évolution. D’ailleurs, les écoles et entreprises tentent par tous les moyens d’inciter les jeunes femmes à choisir les télécoms. « Notre priorité est d’augmenter le ratio femmes-hommes dans notre école, avec un objectif à cinq ans de 30 % d’élèves ingénieures dans ce domaine » annonce François Dellacherie. Go girls !

Mode d’emploi pour réussir dans les télécoms

« Notre objectif, c’est d’aider les étudiants à réussir leur vie professionnelle dans le numérique. » Et pour y parvenir, le directeur de Télécom SudParis vous donne quelques conseils pour vous épanouir dans ce secteur. Il recommande d’abord de rester curieux et de s’interroger sur le sens que vous souhaitez donner à votre vie. Travailler dans les télécommunications, c’est aussi la possibilité d’œuvrer pour l’environnement en déployant la sobriété numérique, ou encore dans le domaine de la santé en veillant, par exemple, à la sécurité numérique d’hôpitaux. Finalement, la clé est de « comprendre que nous sommes des êtres humains qui travaillent avec des êtres humains. Il faut apprendre à comprendre ses émotions, celles des autres, et avoir envie de servir la société. »

Chiffres-clés

11.5 milliards € : c’est le montant total d’investissements des opérateurs pour développer les réseaux en France en 2020
99 % des 18-24 ans possèdent un smartphone
10.2 Go c’est la consommation moyenne des données 4G en France par mois en 2020

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – La définition des télécoms en 2022 selon Laure Joslet (IEP 95), Chief Marketing Officer de Bouygues Telecom ? « Il s’agit d’être les artisans des liens humains et d’incarner notre rôle d’opérateur dans la société d’aujourd’hui. Parmi nos fondamentaux : la nécessité d’avoir des réseaux de qualité. Les clients ont des niveaux d’exigences de plus en plus importants. Cette exigence s’est accélérée avec la crise sanitaire et le développement notamment du télétravail. Nous investissons chaque année fortement dans nos réseaux fixes et mobiles pour apporter cette qualité de service. Mais les télécoms en 2022, c’est aussi s’engager en tant qu’opérateur responsable. Nous accompagnons par exemple les clients en leur permettant facilement et rapidement de faire réparer leurs smartphones. Nous œuvrons également pour leur reconditionnement ou leur recyclage à travers l’installation de 900 bornes dans l’ensemble de nos boutiques. »

BTP et immobilier : des fondations solides, des innovations en béton

Au lendemain de la crise sanitaire, les Français rêvent de projets immobiliers. Régis Le Corre, directeur des relations extérieures, internationales et du développement durable du groupe ESPI nous fait un tour d’horizon sur ce qui fera du BTP, de l’immobilier et de l’habitat des secteurs bien bâtis en 2022.

Le BTP fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
Le BTP et l’immobilier font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Parmi les métiers qui allient sens et passion, le BTP et l’immobilier sont des secteurs coups de cœur. De plus en plus liés à l’environnement, ces domaines ne cessent de s’adapter aux demandes de clients de plus en plus conscients des enjeux écologiques. Pour Régis Le Corre, « l’immobilier c’est le lieu de la vie, et le lieu de toutes nos activités. Il y a une constante dans les attentes des occupants en termes de qualité et de fonctionnalité de l’immobilier. C’est ajouté ces derniers temps la notion d’espaces économes et sobres. L’immobilier, c’est le meilleur ami agile de l’occupant responsable. » Agilité, éco-responsabilité, digital… De nouveaux métiers se construisent !

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Hauts-de-Seine habitat recrute ! Damien Vanoverschelde, son Directeur Général détaille les opportunités qui vous attendent. « Nous avons beaucoup d’offres et de besoins sur les métiers de la construction en rénovation urbaine (pilotes de projets, chargés d’opération de logement) et en réhabilitation de bâtiments existants, en milieu vide ou occupé. Nous recrutons aussi des experts en maintenance et des techniciens pour faire du suivi de travaux, du montage et s’assurer de la qualité de la production des habitations. Sans oublier les métiers de contrôle de gestion et de la data qui nous permettent de mieux maîtriser nos flux de données et d’améliorer nos performances collectives. Enfin, la filière sociale est très demandeuse. Je cherche de façon chronique des conseillers en économie sociale et familiale. J’ai huit postes ouverts et seuls quatre sont pourvus. Si vous avez de l’appétence pour la relation humaine et l’accompagnement, on vous attend ! »

Vers un immobilier durable

« Aujourd’hui, le rapport entre l’immobilier et son environnement, c’est-à-dire l’espace de la nature et l’espace disponible nécessaire, compte énormément. Avec la crise sanitaire, on a vu se redistribuer l’attente des acquéreurs vers l’emplacement de l’immeuble et ses services rattachés. » Pour Régis Le Corre, le secteur exige ainsi des connaissances techniques précises. D’autant plus que 82 % des Français voient l’immobilier comme une valeur sûre et que 44 % d’entre eux estiment que c’est le moment d’acheter. « Sans être un spécialiste énergétique ou thermicien, quelqu’un qui exerce un métier dans l’immobilier est obligé d’avoir un bagage minimum sur les enjeux énergétiques ou thermiques qui se posent à l’échelle d’un appartement, d’un immeuble, d’un quartier ou d’une ville. Ça ne fait pas de lui un ingénieur thermique, mais il faut qu’il soit capable de parler avec tous les acteurs, de l’architecte au maître d’œuvre. » Un secteur qui devrait donc vous séduire si vous êtes en quête d’un métier technique ET engagé pour la planète.

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Pour Karine Julien-Elkaïm, Présidente de son comité exécutif, Polylogis, c’est LE groupe idéal pour débuter sa carrière ! « Premièrement : ses missions sont à la croisée des enjeux actuels. Notre activité de bailleur social permet de réaliser des missions d’intérêt général qui ont vraiment du sens. Deuxièmement : c’est l’occasion de traiter des sujets d’impacts environnementaux qui sont extrêmement importants pour les étudiants aujourd’hui. Nous mettons en œuvre de grands projets de décarbonisation et lançons des expérimentations. C’est aussi la possibilité de faire évoluer l’habitat et la ville de demain. Enfin, notre maillage territorial est un atout pour varier les interventions et se projeter dans d’éventuelles mobilités. »

Le BTP est aussi bien logé !

Il n’y a pas que dans l’immobilier que les bonnes nouvelles sont au rendez-vous. Alors que tous secteurs confondus, les entreprises sondées dans l’Indice de confiance des TPE-PME sont globalement attentistes sur leurs perspectives économiques à six mois, le BTP brille par son optimisme : 47 % des entreprises ont une vision positive (contre 30 % en moyenne) selon le baromètre du BTP 2021. Non seulement leurs anticipations sur l’évolution des commandes sont plus positives que dans la moyenne des entreprises françaises, mais 62 % des sociétés du BTP et de la construction anticipent aussi une stabilité de leurs effectifs, et même une hausse pour 21 % d’entre elles.

>>>> Pour aller plus loin – Halte aux clichés ! « Au-delà du BTP, le logement social propose une grande variété de métiers, avec de belles carrières dans le management d’entreprise, des métiers de maîtrise d’ouvrage ou des métiers de généralistes avec une vision 360°. Il faut aussi être en capacité de piloter des projets multidimensionnels mobilisant des partenaires internes et externes. Et puis, si on cherche du sens au travail, il y a vraiment de quoi nourrir sa motivation dans ce secteur spécifique. » Vous vous reconnaissez dans ce portrait réalisé par Olivier Rigault, membre du ComEx de Batigère ? Rejoignez son équipe !

Les best practices de l’habitat

Travailler dans ce secteur en mouvement nécessite des qualités d’adaptation fortes. Pour Régis Le Corre, il s’agit d’être « agile, réactif, à l’écoute, éclectique et force de proposition en anticipant son secteur métier. » Que vous choisissiez d’être promoteur, conseiller ou encore facility manager, il faudra donc rester à l’affût des nouveautés ! Une veille permanente qui rend le job passionnant. « Ce qui m’anime, c’est ma contribution à une dynamique d’emploi locale. Nous rendons un vrai service à ceux que l’on forme. L’immobilier, c’est un lieu de vie, une enveloppe qui nous protège du chaud et du froid, et qui doit nous permettre d’avoir des activités épanouissantes. C’est une vraie responsabilité de travailler dans ce secteur ! »

Chiffres-clés

2,3 millions d’emplois en 2021 dans l’industrie de l’immobilier et de la ville
84 % des dirigeants sont optimistes pour l’avenir du secteur
75 % des dirigeants comptent recruter à court et moyen terme et 76 % sont confrontés à des difficultés de recrutement

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Bouygues Construction recrute environ 3 000 personnes en CDI en France. « Les collaborateurs intégrés à l’issue d’un stage, d’un VIE, d’un graduate ou d’une période d’alternance représentent 60 % de nos recrutements «jeunes diplômés », premier levier de recrutement. Fin 2021, 7 % de nos effectifs en France étaient des alternants. Notre ambition est de tendre vers les 10 % en 2025. Nous formons beaucoup dans les métiers dits de « production », notre cœur de business. Les chantiers sont de plus en plus digitalisés et nous avons besoin de talents à l’aise avec les outils digitaux. Il y a aussi les fonctions en support de ces métiers, comme le contrôle financier, la communication, les RH ou l’audit dans nos différentes Business Units (Travaux Public, Bâtiment, Bouygues Énergies et Services). Enfin, nous accueillons 1 500 stagiaires tous niveaux de formations et métiers confondus chaque année. » Vous êtes intéressés ? Contactez Michaël Truntzer, responsable Marque Employeur, Recrutement et Relations Écoles chez Bouygues Construction.

L’énergie, au cœur du réacteur… et des secteurs qui recrutent en 2022 !

Déploiement ou coup d’arrêt aux éoliennes, renforcement ou abandon du nucléaire, généralisation du véhicule électrique, hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, carburants verts, développement d’énergies alternatives ultra novatrices : l’énergie est au cœur du débat public et des enjeux politiques et géopolitiques en 2022. Décryptage des dernières tendances.

L'énergie fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
L’énergie fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Eolien, nucléaire, énergies renouvelables… Pas facile de s’y retrouver quand on parle du secteur des énergies ! En France, le nucléaire est la 1ère source de production et de consommation d’électricité puisqu’elle représente 69,9 % de la production nationale brute en 2019 et 66,5 % en 2020. Pour exemple, un réacteur assure la consommation d’environ 400 000 foyers. En comparaison, la part des énergies renouvelables dans la production nette d’électricité atteint 24,5 % en 2020 (12,5 % pour l’hydroélectricité, 7,6 % pour l’éolien, 2,6 % pour le solaire et 1,6 % pour les bioénergies). La France était en 2019 au 8e rang mondial pour sa production éolienne et au 10e rang mondial pour sa production solaire photovoltaïque.

Les énergies, un secteur stratégique pour la France

Ceci posé, on ne peut faire l’impasse sur la position stratégique de la France dans ce secteur. Cocorico ! L’Hexagone était le premier pays exportateur d’Europe en 2020 et même le premier pays exportateur au monde en 2019 (17,3 % des exportations mondiales). « Le secteur de l’électricité en France est principalement marqué par l’importance de la production nucléaire, rapporte Gabriel Weber, professeur associé en études internationales et développement durable à l’ESSCA. La France est également quasiment indépendante du gaz russe, contrairement à l’Allemagne par exemple dont 12 % de la production de gaz naturel viennent de Russie. »

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 Charles Amyot, CEO d’Esso en est convaincu : « oui, l’industrie pétrolière est une industrie d’avenir ! Faites mentir les clichés et rejoignez ExxonMobil et ses filiales en France. Objectif : relever le défi de la transition énergétique et atteindre la neutralité carbone en 2050. Et pour cela, 70 nouveaux ingénieurs sont attendus sur le site de Notre Dame de Gravenchon en 2022, dont 40 CDI et 30 alternants. »

La France est également une locomotive en termes d’ambitions climatiques mondiales. « Elle a été l’un des premiers pays à promulguer une loi sur le climat et, en 2019, le gouvernement a inscrit dans la législation l’objectif d’atteindre zéro émission nette d’ici 2050 » informe Gabriel Weber. Et pourtant, elle doit encore intensifier ses efforts sur le renouvelable. En Europe, elle est le seul pays à ne pas atteindre son objectif de 20 % de part d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie. « La moitié de la production d’énergies renouvelables de la France provient encore de centrales hydroélectriques construites il y a des décennies, explique Gabriel Weber. Le gouvernement cherche à accélérer les progrès dans le solaire et l’éolien en rationnalisant les permis, en promouvant des initiatives phares et en alignant mieux les ambitions régionales et nationales. »

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Technip Energies se positionne comme un acteur moteur de la transition énergétique et recherche des talents impactful pour faire bouger les lignes. La preuve,  « en 2022, l’entreprise va recruter  plusieurs centaines de talents : des ingénieurs (procédés, mécanique, électrique…) mais aussi des business developers, des cost controlers, des acheteurs… L’alternance est un de nos canaux de recrutement » détaille Alain Poincheval (Grenoble INP 87), Fellow Executive Project Director de Technip Energies.

Un secteur aux multiples défis

Parmi les défis à relever en 2022, on note aussi le vieillissement du parc nucléaire historique, la baisse des capacités en charbon et en pétrole, les objectifs de diversification du mix électrique ou encore la sécurité énergétique, fondamentale dans le cadre de la transition vers une énergie propre.

Les énergies renouvelables, grandes pourvoyeuses d’emplois

Avec 100 000 emplois directs, les énergies renouvelables sont un secteur clé en France, notamment la biomasse (31 100 emplois), les biocarburants (29 100), l’énergie éolienne (15 700), le solaire photovoltaïque (15 000), l’hydroélectricité (9 300). Plus généralement, 4,4 millions de personnes auraient actuellement une fonction en lien avec la transition écologique.

Quelques exemples de métiers dans l’énergie : chef de projet éolien, conseiller espace info-énergie, géologue, ingénieur en énergie solaire, gaz, nucléaire ou pétrolier, hydraulicien, technicien d’exploitation du réseau gaz, technicien thermicien.

Assurance/Mutuelles : le goût du risque

Santé, retraite, numérique… Le secteur de l’assurance et des mutuelles a de quoi se challenger en 2022. Professeur au sein du master Cadres de la Mutualité, des Assurances et de la Prévoyance à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Cybelle Stefani-Rosé vous éclaire sur un milieu en pleine mutation.

L'assurance fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
L’assurance et les mutuelles font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Avec une augmentation croissante des risques dans un contexte de plus en plus mouvant, le secteur de l’assurance rivalise de créativité et d’innovation. Exploitation des données, renforcement de la cybersécurité, amélioration de l’expérience client en ligne avec l’intelligence artificielle, utilisation des objets connectés, automatisation des processus… Des enjeux qui dépoussièrent les assurances et créent de nouveaux métiers passionnants. « L’assurance va de plus en plus vers le service, ce qui ouvre des portes incroyables. Elle ne regroupe plus uniquement des métiers qui traitent des dossiers, d’ailleurs, cette partie-là est de plus en plus automatisée » introduit Cybelle Stefani-Rosé.

Objectif n°1 : la protection

Dans la famille des secteurs impactés par la crise du Covid-19, les assurances comptent parmi ceux qui ont le mieux réagi. En effet, bon nombre d’adhérents ont fait appel à leur assurance, mutuelle ou prévoyance suite à des problèmes de santé ou une perte d’emploi. Plus que jamais, les assurances et mutuelles se sont mobilisées pour maintenir les remboursements. « La notion de confiance que l’assureur porte à ses sociétaires est devenue capitale, précise Cybelle Stefani-Rosé. Pour que l’adhérent ait toujours confiance en nous, nous nous devons d’avoir la prestation d’assurance la plus satisfaisante possible. » Pour cela, il n’y a que l’observation et l’anticipation qui priment. « C’est un métier très divers et surtout, très social. On s’interroge sans cesse pour protéger l’humain en amont, avec beaucoup de prévention et d’actions d’accompagnement notamment. »

« Les métiers de l’assurance et de la mutuelle sont très riches, aussi bien du côté commercial, que du conseil et du marketing. Nous avons des missions de conception de produits où l’on doit imaginer les offres d’assurance de demain. Beaucoup de choses naissent dans l’observation fine de l’être humain pour imaginer l’assurance du futur. »

Bienvenue dans l’assurance 3.0

Pour répondre au plus vite aux besoins des adhérents, la digitalisation des services s’est d’ailleurs imposée comme la meilleure alternative. « Nous avons accéléré la cadence pendant la pandémie. Aujourd’hui, les processus numériques automatisés se mettent en place. C’est important pour nous de rendre le parcours du client le plus simple possible, afin qu’il puisse rapidement souscrire à une offre ou demander un remboursement. La pandémie a généralisé ce processus de prescriptions et remboursements via internet » explique Cybelle Stefani-Rosé. Certains remboursements ou dossiers sont ainsi traités par une IA. Une démarche plutôt très bien accueillie, puisque 74 % des clients des compagnies d’assurance sont prêts à communiquer avec des chatbots ou des assistants virtuels pour recevoir de l’aide. Travailler dans la mutualité revient donc aussi désormais à être à la pointe des technologies les plus actuelles, surtout concernant les datas. En effet, selon Accenture, 43 % des clients considèrent que la protection des données est le principal motif de fidélité à une institution du secteur. Autant dire qu’elles ont intérêt à assurer côté RGPD !

>>>> Pour aller plus loin sur les secteurs qui recrutent en 2022 – Au cœur de la transition numérique et des enjeux sociétaux, l’assurance se réinvente et propose des carrières aux multiples facettes où l’ennui n’est pas de mise, explique Jean-Philippe Dogneton Directeur général de la Macif. Mais quelle est selon lui la compétence clédans l’assurance demain ? « Nous sommes dans un monde systémique où les interactions sont permanentes. Quelle que soit l’école ou l’expertise, la clé sera la polyvalence, à n’en pas douter, cette capacité à faire le lien entre les sujets et les personnes. »

Belles carrières garanties

De manière générale, ce milieu attire les profils avec une forte appétence pour l’économie sociale et solidaire. Cybelle Stephani-Rosé remarque que la plupart de ses élèves en alternance sont embauchés à la fin de leur contrat, et qu’une vraie entraide existe au sein des différentes promotions qu’elle encadre. En outre, la mutualité a signé une charte de l’alternance pour s’ouvrir au maximum à ce type de contrats. « C’est un domaine qui ne fait que recruter ! On ne s’ennuie pas et les carrières sont longues. Il y a du sens dans nos missions et on se sent vraiment utile à l’autre. »

Chiffres-clés

55 000 salariés couverts par la convention collective de la mutualité
90 % de CDI
76 % de femmes dans les mutuelles et unions mutualistes

Transports : la mobilité de demain est déjà en route pour ce secteur qui recrute en 2022

Selon une récente étude menée par Elabe, l’accessibilité financière, l’accessibilité pour tous et le respect de l’environnement ressortent comme les principales attentes des Français face aux questions de mobilité, loin devant la connectivité et l’autonomie. Plus de 50 % des personnes interrogées se disent même déjà prêtes à abandonner leur voiture individuelle au profit de solutions alternatives (transports en commun, marche, vélo, covoiturage). L’usage de la voiture se dirige donc massivement vers le Maas (Mobility as a Service) qui fédère tous les acteurs de la mobilité : constructeurs automobiles, gestionnaires d’infrastructure, fournisseurs d’énergie, opérateurs de transports publics, startups, géants de la technologie… On fait le point.

Le transport fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
Les transports font partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Impossible de parler de transports sans y associer le terme de mobilité. Et pour cause, la mobilité est un besoin vital, rendu possible grâce aux différents moyens de transports. « Mais aujourd’hui elle doit être repensée en profondeur au niveau logistique, services de mobilité, conception des véhicules de demain… » Florence Puiseux, responsable du Master of Science Transforming Mobility – Business models & vehicles for the futur à l’ESC Clermont Business School. Les transports sont en effet associés à la dégradation de la biosphère, à la pollution urbaine, à la congestion des villes, aux inégalités territoriales ou encore aux problèmes de santé, car souvent liés à une trop grande sédentarité de la population. « Pour l’avenir, la question majeure va être : comment apporter des solutions de mobilités durables qui tiennent compte des besoins des personnes et des marchandises tout en répondant aux défis du 21e siècle ? » Vaste question !

En 2022, la mobilité devra être durable

Pour accélérer la transformation verte et la mobilité durable, le secteur va devoir s’atteler à quatre enjeux principaux : un accès universel pour toutes les populations, la sécurité (dans la mobilité routière notamment), la réduction de l’empreinte environnementale de nos déplacements, et l’efficacité des transports avec une mobilité intelligence et des infrastructures connectés. Pour cela, l’Etat français a publié un appel à manifestation d’intérêt « Compétences et Métiers d’Avenir » en lien avec le plan France 2030. Dans ce plan, plusieurs objectifs ont trait à la mobilité : « produire deux millions de véhicules électriques et hybrides et le premier avion bas carbone, digitaliser et décarbonner les mobilités, réincorporer des matériaux recyclés dans la production de véhicules, devenir le leader de l’hydrogène vert, reprendre la main sur la production de batterie et pouvoir les recycler… »

De belles perspectives d’emplois pour les jeunes talents

Pour les jeunes diplômés qui s’intéressent à toutes ces questions, l’avenir professionnel promet, de fait, de beaux défis ! « Le secteur des transports est transversal car il implique de nombreux acteurs (privés, publics, startups, grosses entreprises…) et nécessite une compréhension globale des enjeux (économiques, sociaux, environnementaux, juridiques…) assure Florence Puiseux. Il faut aussi une grande détermination pour conduire cette transformation qui demande de la polyvalence et de développer une expertise pointue. Il va aussi falloir recomposer complétement les métiers tels qu’on les connait en production, logistique… » Et pour Florence Puiseux, c’est plutôt une bonne nouvelle ! « Chaque génération a été confrontée à de nouveaux défis mais aussi de nouvelles opportunités économiques et sociales majeures. Mais pour cela, il faut qu’un effort colossal soit fait dans les domaines de la recherche, de la formation ou du déploiement entrepreneurial. » Ce n’est donc pas un hasard si, parmi les métiers qui vont être le plus recherchés dans les prochaines années, on trouve les chargés d’opération en mobilité électrique ou efficacité énergétique, des chargés d’étude mobilité ou encore, des énergéticiens.

Logistique et supply chain : des emplois au kilomètre

Transport, réduction des emballages, relation client… La logistique, c’est LE domaine au cœur de toute entreprise. Vous souhaitez tout savoir sur ce secteur en pleine expansion ? Suivez le guide avec Marie-Laure Furgala, directrice pédagogique des programmes spécialisés en Global Supply Chain Management à l’ISLI de KEDGE BS.

La logistique fait partie des secteurs qui recrutent en 2022
La logistique fait partie des secteurs qui recrutent en 2022 – Crédit Unsplash

Organe vital pour le fonctionnement de la société, des entreprises et des territoires, le secteur de la logistique représente 10 % du PIB français avec 200 milliards € de chiffre d’affaires. La logistique, c’est aussi 150 000 entreprises et 1,9 millions d’emplois (soit quatre fois la filière automobile), ce qui fait du secteur le cinquième recruteur en France. A la croisée des différents moyens de transport de marchandises (route, mer, fleuve, rail) qu’elle articule finement, la logistique compte parmi ses enjeux essentiels le développement de systèmes d’information, d’infrastructures immobilières spécifiques, mais aussi la réduction de son impact environnemental. Alors bienvenue dans un monde rempli d’opportunités !

Logistique vs. supply chain : faites la différence

Preuve de la montée en puissance du secteur, de plus en plus de masters et d’offres d’emplois sont consacrés à la supply chain. Mais y a-t-il une différence entre logistique et supply chain ? Pour Marie-Laure Furgala, c’est simple : « La logistique recouvre tous les moyens mis à disposition pour préacheminer les produits et les mettre à disposition du client. Je préfère parler de supply chain, parce que la logistique n’est qu’une des réponses à ce flux. » Pour elle, c’est la supply chain qui « explose » aujourd’hui, et plus uniquement la logistique. « La supply chain, c’est tout ce qui permet d’approvisionner les produits. C’est à la fois la gestion de la relation fournisseurs, l’optimisation des modes d’approvisionnement et la gestion des stocks. Elle intègre également la planification et l’organisation de l’assemblage et de la production, puis les réseaux de distribution au sens large, notamment tout ce qui concerne l’entreposage et les livraisons. Elle inclut enfin la partie logistique des transports, puis la relation client. »

Le grand boom post Covid-19

Si beaucoup de secteurs ont souffert de la crise sanitaire, ce n’est pas le cas de la logistique, qui a été mise sous le feu des projecteurs tant les livraisons ont augmenté durant cette période. Pour Marie-Laure Furgala, « le Covid-19 a mis en lumière ces métiers méconnus du grand public. Il y a eu une prise de conscience générale : on s’est rendu compte que sans ces activités, on n’aurait pas pu manger pendant la crise. » En outre, ces métiers en haute tension ancrent de plus en plus l’impact environnemental dans leurs pratiques. « L’empreinte carbone est un des enjeux majeurs de notre secteur. Nous mesurons notre impact environnemental à toutes les étapes, et aidons les étudiants à diagnostiquer des pistes d’amélioration. Je suis extrêmement surprise de voir à quel point ces questions font partie de l’ADN des étudiants. Ils se posent de véritables questions à toutes les étapes de la supply chain. Les entreprises qui ne le font pas vraiment, ou le font pour une raison marketing, auront du mal à attirer les nouveaux talents. » Qu’on se le dise le green washing n’a pas d’avenir dans la logistique !

Un vivier d’opportunités

Si ces domaines vous intéressent, il ne faut pas hésiter à vous lancer. D’autant plus qu’il est possible de changer de secteur d’activité en fonction de vos envies. « On gère 75 % des coûts d’une entreprise, ce qui nous donne une vision transverse des activités. Ce sont des métiers avec un impact sociétal fort, qui permettent d’être à la source de la construction de la valeur ajoutée pour le client. Ça ne se résume pas à pousser des colis, comme certains ont longtemps cru ! » Marie-Laure Furgala constate également que travailler dans ce secteur permet de se diversifier. « Quand on maîtrise la supply chain on peut entrer dans n’importe quel service » conclut celle qui partage tous les jours de nouvelles offres d’emploi avec ses étudiants. Ce qui en dit long sur l’employabilité du secteur !

Chiffres-clés

150 000 entreprises et 1,9 millions d’emplois en logistique
500 000 postes à pourvoir d’ici 2025
78 millions de m² d’entrepôts en France

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