Vous ne comprenez pas grand-chose aux statuts juridiques des écoles de commerce françaises ? Public, privé ou consulaire, on vous aide à y voir plus clair. 

 

La différence entre chaque statut ? Son mode de financement et donc sa gouvernance. Aucun impact sur la qualité des diplômes.

Public : sous tutelle de l’Etat

Les grandes écoles publiques dépendent directement de l’Etat. Autrement dit, elles sont majoritairement financées par le gouvernement français. C’est le cas de l’Institut Mines-Télécom Business School, école de commerce du 1er groupe d’écoles d’ingénieurs de France. L’établissement est sous la tutelle du ministère de l’Economie et des Finances. « C’est en 1979 que l’école, alors appelée Institut National des Télécommunications (INT), est créée pour former les cadres, ingénieurs et managers, de France Télécom et ainsi accélérer le développement des télécommunications en France », introduit son directeur, Denis Guibard.

De son passé, IMT-BS puise son état d’esprit présent. « Plus qu’un statut, c’est d’abord un état d’esprit et une culture. Le personnel est très attaché à sa mission d’intérêt général. Tout comme les étudiants, pour qui ce statut d’école publique permet de bénéficier en quelques sortes d’un ascenseur social. » Diversité, ouverture sociale, bourse… Cette école est à taille humaine, inclusive et plus accessible. Si public ne veut pas dire gratuit, les frais de scolarité sont néanmoins inférieurs à ceux des écoles consulaires ou privées.

Consulaire : la CCI pour allié

D’autre business schools sont quant à elles consulaires. Elles dépendent financièrement et juridiquement d’une Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI). Les établissements d’enseignement supérieur consulaires sont donc dotés d’une mission publique. La CCI Paris Ile-de-France détient par exemple le trio de tête des écoles de commerce, les fameuses Parisiennes : HEC Paris, ESSEC Business School et ESCP Business School. Mais pourquoi dépendre d’une CCI ? Plusieurs avantages : dotation financière annuelle, hébergement dans les locaux et autres services.

En revanche, depuis la loi Mandon de 2014, plusieurs écoles consulaires ont opté pour le statut d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC). Ce statut leur permet désormais d’accueillir de nouvelles sources de financement, dont des actionnaires privés. Objectif : continuer de se développer.

 

TBS maître de son destin grâce au statut d’EESC

Privé : seul et avec tous

Mais la grande majorité des écoles de commerce en France sont privées. Car depuis la loi du 12 juillet 1875, tout Français et ressortissant de l’Union Européenne est libre de créer un établissement privé d’enseignement supérieur en France. Ces organismes sont indépendants de l’Etat dans la gestion de leurs activités, et autonomes financièrement. Leur forme juridique peut varier : de l’association à la société, en passant par la fondation. L’Etat doit cependant leur accorder son autorisation d’accueillir des étudiants et de délivrer un diplôme. La reconnaissance du diplôme passe, quant à elle, par la CEFDG qui évalue le dispositif global de formation des écoles de management et de commerce.

Parmi ces écoles sous statut privé, PPA Business School. Ecole spécialisée dans l’alternance du Réseau GES, sa mission pédagogique et sa structure financière lui confère une gestion particulière. « Gérée comme une entreprise privée, nous appliquons finalement ce que nous enseignons à nos étudiants en alternance », explique Jonathan Azoulay, directeur général. « En étant accompagné par les entreprises, nous avons une meilleure vision de leurs attentes, des évolutions des secteurs métiers et nous pouvons ainsi adapter nos formats pédagogiques. » Indépendant mais pas seul.

Quand la science infuse grâce aux femmes

Alors que seuls 30 % des chercheurs sont des chercheuses, nombreuses sont les femmes de sciences qui ont participé à changer le monde. Qui sont les héritières de Marie Curie au 21e siècle ?

Assurez votre avenir avec MGEN Solutions !

Mutuelle française majeure, MGEN a lancé en 2015 sa filiale dédiée aux structures de l’Economie Sociale et Solidaire explique Florence Babault, Présidente de MGEN Solutions.

Dans la finance, faites fructifier votre talent

Rajaa Mekouar et Emilie Serrurier-Hoël occupent des postes à responsabilité dans la finance. Dans un secteur où les femmes peinent encore à atteindre des postes de direction, elles font bouger les lignes.

Une femme aux manettes : le remède à la gestion de crise ?

« Qu’ont en commun les pays qui gèrent le mieux la crise de la Covid ? Des femmes cheffes d’Etat !» Mythe ou réalité : pourquoi les femmes seraient-elles de meilleurs managers en temps de crise ?

Jeunes et citoyens : ils inventent le monde d’après

Zoom sur cinq projets citoyens et solidaires créés ou renforcés par des jeunes pour pallier à la crise sanitaire actuelle.

Lallemand : l’industrie aussi, c’est sexy !

« Se confronter au terrain, y a que ça de vrai ! » assure Juliette Roisin, pharmacienne responsable chez Lallemand

Filles & garçons dans le supérieur : je t’aime moi non plus ?

La 5è édition du baromètre égalité de la CGE montre que les établissements formalisent davantage, d’année en année, une stratégie pour l’égalité.

Devenez une experte du réseautage en 5 leçons

Comment faire des réseaux les meilleurs boosters de son parcours ? Emmanuelle Gagliardi créatrice
du programme Pulvérisez le Plafond de Verre vous aide à devenir une pro du réseau.

Lidl : succombez à l’appel du digital !

« Laissez tombez les clichés sur le secteur de la distribution. L’essayer c’est l’adopter ! » Rachel Finkelsztejn, Directrice Administrative et Financière chez Lidl

Et si le développement durable permettait enfin de féminiser les CoDir ?

Deux tiers des directeurs du développement durable en France sont des directrices. La green révolution qui guette le top management des entreprises s’annonce-t-elle féminine ?