Que d’écoles d’excellence pour le monde aéronautique et spatial français !

FRANCIS COTTET, Directeur général de l’ISAE-ENSMA © ENSMA

FRANCIS COTTET, Directeur général de l’ISAE-ENSMA © ENSMA

Comment préparez-vous les élèves de l’ISAE-ENSMA à la course à l’innovation ?
En matière de connaissances fondamentales, scientifiques et techniques, ils bénéficient de cours d’une haute technicité qui abordent également les évolutions innovantes à long terme. Ces enseignements reposent  sur un corps d’enseignant-chercheurs qui travaillent dans des laboratoires en maintenant un contact très étroit avec les grandes entreprises du secteur. Si les élèves suivent des formations par projet sur des sujets concrets proposés par les industriels,  des intervenants professionnels dispensent des cours électifs afin de traiter les problématiques industrielles. La part du présentiel dans les projets est complétée par un travail en autonomie qui développe leur créativité. Ils bénéficient également d’une culture périphérique (histoire des sciences, architecture, géopolitique…), destinée à accroître leur ouverture d’esprit.

 

Quels choix d’avant-garde faites-vous pour préparer les élèves de l’Ecole de l’air aux techniques de pointe ?
Ecole de passionnés, nous sommes spécialisés dans le domaine militaire qui comprend l’interface homme-machine, la cyberdéfense des liaisons aéronautiques, le transfert de données entre avions, les transmissions radars et l’espace (satellite Hélios). Nous venons également de créer un centre d’excellence des drones à Salon. Actuellement, nous menons une réforme complète de notre ingénierie pédagogique à base de campus numériques, de professeurs référents (MOOC), d’enseignements par projet reposant sur des stages en entreprise et à l’international ainsi que de tutorats mis en œuvre par les élèves dans les zones défavorisées. De nombreux échanges avec le monde industriel nous conduisent à travailler sur divers projets tel le planeur biplace à propulsion électrique (Euroglider) qui doit être mis en vol sur l’aérodrome de Salon.

 

Quelles compétences apportent les parcours renforcés aux étudiants ?
Les compétences apportées à nos futurs diplômés par  les parcours renforcés en recherche, en entrepreneuriat  et à l’international sont déjà, en partie, présentes dans le cursus de base. Le programme est composé de 58 %  d’un socle commun et de 42 % de cours, projets et  programmes électifs. Les élèves qui le souhaitent peuvent approfondir l’un de ces trois champs de compétence  par des formations et des expériences complémentaires. Celles-ci se déclinent au travers des enseignements  électifs, des projets, des stages et de formations complémentaires en fin de 3e année. Ces parcours permettent aux étudiants de construire leur formation en cohérence  avec leur projet professionnel, visant un métier, un secteur industriel bien déterminé. Cette approche permet également aux recruteurs de disposer d’une plus grande variété de profil pouvant correspondre à leur besoin.

 

90 ans après la création de l’ESTACA, que représente pour vous sa nouvelle implantation à Saint-Quentin-Yvelines ?
Après notre installation à la fin des années 70 à Levallois-Perret et l’ouverture du site de Laval il y a 10 ans, le déménagement à Saint-Quentin-en-Yvelines constitue pour notre école une nouvelle phase de développement. Si nous avons axé notre stratégie sur la recherche à partir de 2005, la nouvelle période qui s’ouvre, offrira à nos étudiants un environnement d’apprentissage beaucoup plus moderne. Nous allons les placer au centre d’un écosystème industriel et académique, l’ESTACA ayant toujours privilégié la proximité avec les entreprises afin d’être au plus près de leurs problématiques. Cette implantation nous donnera également l’occasion de déployer un campus numérique en 2016 afin de faire baigner nos étudiants dans un mix de ressources pédagogiques classiques et numériques leur permettant de travailler de façon plus coopérative.

 

Un nouveau plan de vol pour L’ENSICA !
L’ingénieur ENSICA acquiert des compétences scientifiques et technologiques de haut niveau. Une formation par la recherche très personnalisée, une sensibilisation à la conduite de projet, un lien fort avec le monde de l’entreprise et une expérience internationale lui permettent une grande adaptabilité au contexte national et international. Dans le cadre de l’évolution des formations ingénieurs, les élèves de l’ENSICA rejoindront le campus SUPAERO en septembre 2015, le diplôme ISAE-ENSICA étant encore délivré jusqu’en 2017.

 

Patrick Simon