Communiqué de presse :

Dès l’annonce officielle de la fermeture de l’établissement, le 17 mars dernier, l’ensemble des équipes de L’École de design Nantes Atlantique a mis en œuvre dans les meilleurs délais un plan de continuité pédagogique à l’adresse de ses 1500 étudiants en design. Cette nouvelle dynamique de travail permet d’assurer le maintien des enseignements et de garantir la progression pédagogique de l’ensemble des programmes en France, en Chine, en Inde, au Brésil et au Québec. Elle permet également aux étudiants de valider leurs crédits de formation ou d’obtenir leurs diplômes.

 

Un ensemble de mesures mises en place avec rapidité et progressivité

Depuis le 16 mars 2020, L’École de design Nantes Atlantique a fermé l’ensemble de ses sites sur Nantes. La priorité est donnée à la santé des équipes et des 1500 étudiants en design ainsi qu’à la mise en œuvre de la continuité d’activité. Impactée dès le mois de janvier par l’épidémie de coronavirus en Chine et la nécessaire fermeture de son China Studio à Shanghai, l’école était mobilisée depuis 2 mois sur la gestion de cette crise.

La première phase a été le temps de mise en place : organisation du télétravail généralisé, choix des outils collaboratifs et d’enseignement à distance, déploiement et formations à distance des équipes.

L’École a été particulièrement attentive à maintenir, voire à renforcer, l’animation et le lien social avec ses équipes dès le début de cette période de distanciation physique. Chaque directeur, responsable de service s’est organisé de façon à assurer la continuité de ses activités et à détecter les difficultés rencontrées tant au niveau des salariés que des étudiants. Des rencontres régulières avec le CSE (Comité Social et Economique) et la mise en place d’une communication bienveillante font également partie des mesures importantes initiées.

L’enjeu est primordial : rassurer au plus vite nos étudiants sur la continuité de leur formation et accompagner l’ensemble de notre communauté : enseignants, étudiants, personnels administratifs, entreprises partenaires qui forment nos apprentis et nos stagiaires.

2 semaines après le début de la fermeture de l’établissement, plus de 90% des enseignements sont maintenus, quelques-uns seront différés dans le temps.

 

Christian Guellerin, directeur général de L’École de design Nantes Atlantique : ‘Je suis impressionné par l’agilité et la capacité d’adaptation de nos étudiants et de nos équipes. Nous avons appris en 5 jours que nous pouvions travailler radicalement différemment, qui plus est avec un enthousiasme communicatif.’

 

Une gestion de la crise à l’échelle internationale

Dès le mois de janvier L’École de design Nantes Atlantique implantée à Shanghai a été touchée par la crise sanitaire du Covid-19 en Chine. Le China Studio a dû fermer le 3 février. L’équipe s’est fortement mobilisée pour accompagner les étudiants face à cette crise sans précédent alors mésestimée depuis l’Europe. Le semestre d’études n’ayant pas démarré pour la quarantaine d’étudiants présents à Shanghai, le choix a finalement été fait de le reporter. Un choix qui ne sera pas repris en France et dans les autres studios, sous la contrainte de calendriers différents.

 

Au Brésil, en Inde et au Canada, la crise sanitaire se gère de manière spécifique dans chaque studio selon les directives des consulats. Au Canada par exemple, le Consulat de France incite les étudiants à rester sur place, alors qu’à Sao Paulo, la recommandation est de rentrer en France, le système de santé brésilien ne proposant pas une couverture de santé équivalente à celle du système français. La continuité pédagogique est assurée à distance. En Inde où environ 85% des cours sont assurés en distanciel, Hélène Thébault, responsable de l’India Studio à Pune témoigne : ‘La continuité s’opère bien, les étudiants répondent positivement même si pour ceux qui sont encore sur place en attendant la réouverture des lignes aériennes, l’éloignement familial est difficile, dans cette période tout particulièrement’

Concernant les étudiants internationaux inscrits ou en échange à l’école, un certain nombre d’entre eux est parti, dès lors que le bruit d’un confinement s’est fait entendre, notamment des étudiants chinois. D’autres ont fait le choix de rester et l’école s’assure de bien les identifier, de savoir s’ils vont bien et de répondre aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer.

 

L’attitude responsable et solidaire des équipes, des étudiants et des anciens

Malgré la soudaineté et la radicalité des mesures gouvernementales, l’attitude responsable et constructive des étudiants, le formidable engagement de l’ensemble des collaborateurs de l’Ecole de design Nantes Atlantique sont à souligner. La communauté des Alumni apporte également un fort soutien.

 

L’apprentissage entre pairs et l’échange de bonnes pratiques se révèlent être des éléments clés pour réussir la continuité pédagogique souhaitée.  Dans ces modes de fonctionnement à distance, certains enseignants sont très pionniers sur les outils, de par la discipline qu’ils enseignent par exemple. Ils ont ainsi pu former d’autres collègues, plus éloignés de ces outils.

‘Tout n’est pas parfait aujourd’hui, mais il y a une bonne prise en main des équipes sur le sujet.’ commente Stéphane Gouret, directeur adjoint de L’École de design Nantes Atlantique

D’autre part certains étudiants ne sont pas équipés d’ordinateurs pour suivre les enseignements à distance ou subissent des difficultés d’accès à internet. Un recensement est effectué en ce sens afin de voir comment les accompagner. Des prêts d’ordinateur sont organisés par le service informatique, à destination des étudiants comme des enseignants, de sorte à réduire autant que possible les difficultés exprimées.

 

Le rôle et la responsabilité sociétale du designer

En pleine épidémie mondiale et confinement généralisé, L’École de design Nantes Atlantique propose à ses étudiants de réfléchir sur ce que le design peut apporter comme solutions, en urgence pour répondre aux questions immédiates et dans l’anticipation des effets à venir de cette crise.

Comment le design peut-il s’insérer intelligemment dans un contexte de crise de grande ampleur ? Une des vocations du design est de donner du sens aux choses et d’améliorer la qualité de vie. Le design est plus que jamais pertinent lorsqu’il prend en compte les turbulences et les chocs qui rendent celle-ci compliquée et difficile.

L’équipe enseignante a donc proposé aux étudiants de répondre à une série de concours et d’appels à projets lancés dans ce contexte de crise Covid-19.

‘Dans un contexte anxiogène, cela permet à nos étudiants de prendre du recul, d’aller chercher une information de qualité, de faire de la veille et de construire des réponses créatives et adaptées à des effets directs et indirects de société, liés à la pandémie’ affirment Simon Boussard, responsable pédagogique des programmes de cycle master Care Design et Anaïs Jacquard, responsable pédagogique des programmes de cycle master City Design. ‘C’est un challenge pédagogique et cela leur permet de participer à l’effort collectif’ poursuivent-ils.

 

L’initiative peut également venir des étudiants eux-mêmes. Ainsi en est-il du projet Co-llectif , plateforme créée par 5 étudiants qui permet à des bénévoles d’effectuer les courses de première nécessité pour les personnes fragiles et les soignants.

 

Pour soutenir et encourager cet engagement, L’École de design Nantes Atlantique avec l’Université de Nantes ont mis en place un appel à solutions exceptionnel à travers le programme RFI Ouest Industries Créatives, soutenu par la Région Pays de la Loire.

 

‘Une fois la crise terminée, les designers vont avoir de nouvelles responsabilités: créer les nouveaux modes d’organisation, gérer le distanciel/présentiel dans une nouvelle forme de contrat social. Le monde sera différent, il convient de le représenter et de lui donner sens’, conclut Christian Guellerin, directeur général de L’Ecole de design Nantes Atlantique.