Interview Alcatel Submarine Networks Laure Duvernay
©Alcatel Submarine Networks

Avec Alcatel Submarine Networks, tissez le fil d’Ariane de la connectivité mondiale – L’interview de Laure Duvernay

« Chez Alcatel Submarine Networks (ASN), nous façonnons les autoroutes numériques du futur dans toutes les mers du globe. Entre défis technologiques et enjeux géopolitiques, nous offrons aux ingénieurs un terrain de jeu unique » explique Laure Duvernay (Télécom SudParis 97), Head of Financing and Treasury. Rencontre.

C’est quoi le panorama mer-veilleux d’ASN ?

Interview Alcatel Submarine Networks Laure Duvernay
©Alcatel Submarine Networks

ASN s’impose comme l’un des rares leaders proposant des solutions de réseaux sous-marins à fibre optique entièrement clés en main. Le groupe maîtrise en effet l’intégralité du cycle de vie des infrastructures, depuis l’étude des routes et la fabrication, jusqu’à la pose et la maintenance, grâce à sa propre flotte de sept navires câbliers. Si elle équipe les opérateurs télécoms traditionnels et les GAFAM, ASN déploie également pour des opérateurs privés tels qu’EllaLink dans l’Atlantique ou Medusa en Méditerranée tout en étendant son savoir-faire au secteur de l’énergie (réseaux de capteurs intelligents et connectivité offshore). Pour cela, ASN place l’innovation au cœur de sa stratégie en boostant la capacité de ses infrastructures pour répondre aux exigences de l’IA et du cloud. Et au-delà des télécoms, sa solution SMART transforme ses câbles en sentinelles climatiques capables de surveiller l’activité sismique internationale.

En tant que Head of Financing and Treasury, quels sont vos défis ?

Ma mission consiste d’une part à protéger ASN des risques financiers encourus lors de la conclusion de nos contrats long terme et du déploiement des câbles. Cela passe par une collaboration étroite avec les équipes commerciales, légales et projet ainsi qu’avec nos partenaires financiers. La trésorerie a, d’autre part, en particulier pour mission d’atténuer les risques de marché : en tant que grand exportateur, ASN est exposé au risque de change et aux fluctuations des matières premières telles que le cuivre utilisé comme conducteur dans les câbles ou le fioul pour la flotte.

En quoi votre expérience académique a-t-elle façonné ce profil 360 ?

Télécom SudParis m’a apporté rigueur, aisance numérique et une certaine capacité à maîtriser rapidement des sujets complexes, facilitant ainsi la navigation dans l’environnement d’ASN. Par sa couverture large du domaine des télécoms, l’école coche beaucoup de cases chez ASN. J’ai ensuite complété ma formation à Sciences Po et acquis des compétences en finance et en géopolitique, particulièrement utiles dans l’exercice de mes fonctions actuelles.

Après une première expérience chez ASN entre 1999 et 2003, pourquoi avez-vous choisi de revenir au bercail en 2015 ?

Tout d’abord, les entreprises qui articulent à ce niveau les dimensions industrielle, marine et géopolitique sont rares. Il n’y a, à ce jour, que trois acteurs majeurs. ASN est également une entreprise où l’humain compte énormément. On y croise des gens bienveillants, brillants et profondément passionnés par leur métier. Ces valeurs m’ont manqué. Dix années d’intermède m’ont cependant beaucoup apporté : une vision plus large, de nouvelles compétences, un réseau diversifié… Je n’ai donc jamais regretté cette parenthèse, au contraire, elle me sert énormément aujourd’hui. Toutefois, quand l’opportunité de revenir chez ASN s’est présentée, je n’ai pas hésité une seconde.

Quid des opportunités chez ASN justement ?

Rejoindre ASN, c’est intégrer une industrie où la culture d’ingénieur est la clé pour décrypter des enjeux techniques et financiers complexes. Au sein de notre structure de 2 000 collaborateurs dont le siège est basé aux Ulis (91), nous privilégions une intégration fondée sur la transmission et la disponibilité pour accompagner chaque talent. Cette proximité nourrit une agilité interne exceptionnelle. Le socle technique devient un véritable tremplin et permet d’évoluer librement vers le commerce, les achats ou la R&D.

L’IA n’est plus un outil mais un nouvel acteur de l’entreprise. Êtes-vous prête à négocier avec elle ? En interne, l’IA agit comme un premier filtre pour gagner en réactivité sans jamais remplacer l’humain, notre expertise restant trop spécifique. En externe, l’IA booste les besoins de nos clients, une demande que seuls les câbles sous-marins peuvent absorber, le satellite ne venant qu’en soutien.

Contact : laure.duvernay@asn.com

careers.werecruit.io/fr/alcatel-submarine-networks