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POUR LES MANAGERS DE DEMAIN
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Au secours on manque d’ingénieurs en 2021 ! Zoom sur les écoles qu’il vous faut

ISAE SUPAERO ©Alain Felix Masai/ISAE - ESPCI©William Para - Chimie ParisTech©Chimie ParisTech - ENSAE©Drone Press - ESIGELEC©Franck Beloncle

Recherche ingénieurs désespérément. Si les entreprises expriment depuis quelques années déjà un besoin accru de jeunes ingénieurs, le manque est devenu de plus en plus prégnant avec la crise Covid qui a replacé encore un peu plus les ingénieurs au cœur des activités dites « essentielles » de notre pays. Digital, santé, pharma, agroalimentaire, transports, énergie, logistique… derrière tous ces secteurs stratégiques, se cachent des ingénieurs. Les écoles d’ingénieurs au top en 2021, leurs premiers jobs chouchous et leurs entreprises de rêves : tout ce qui fait vibrer les jeunes ingés cette année.

Ingénieurs : la guerre des talents est toujours d’actu

Le marché du travail continue de sourire aux ingénieurs. Quasi plein emploi, salaire médian deux fois supérieur à celui de l’ensemble des salariés français : les ingénieurs ont le vent en poupe ! Des ingénieurs principalement cadres (96 %), en CDI ou fonctionnaires (95 %)… et hommes ! Mais bonne nouvelle, les choses bougent : si on compte aujourd’hui seulement 23 % de femmes ingénieures en activité, elles représentent 28 % dans la promo 2019.

#EntrepriseIdéale 

Des TPE (23 %) aux grands groupes (11 %), en passant par les PME (20 %) et les ETI (18 %), les ingénieurs sont partout ! Selon l’enquête Universum 2020 (publiée juste avant le premier confinement), les ingénieurs conservent des valeurs sûres dans leur Top 5 : Airbus, Google, Thalès, Safran et Dassault Aviation. Du côté des ingénieurs IT, Google conserve la tête du classement, suivi de Microsoft, Apple et Thalès, juste devant Amazon. L’impact de la crise sanitaire devrait sans doute rebattre les cartes du classement 2021… stay tuned !

Elles répondent déjà aux défis du monde d’après : Zoom sur écoles d’ingénieurs qui comptent en 2021

ISAE-SUPAERO, l’école d’ingénieurs qui donne des ailes au transport aérien décarbonné en 2021

La mission de l’ISAE-SUPAERO ?

Fournir à l’industrie aéronautique et spatiale les plus hauts potentiels pour gérer leur évolution à l’avenir. Nous entretenons d’ailleurs un dialogue structuré avec le GIFAS pour faire évoluer nos enseignements. Et nous sommes fiers de contribuer au succès extraordinaire de l’industrie française, devenue un leader mondial incontesté en la matière !

La Covid a révolutionné l’aéronautique ?

Dieu merci, les jeunes n’ont pas arrêté de rêver d’aéronautique comme certains le souhaiteraient ! Au contraire, ils sont prêts à relever ses nouveaux défis. Car si au début du 20e siècle, il fallait inventer l’aviation, puis la sécuriser et la démocratiser, aujourd’hui, il faut la décarbonner. La crise a d’ailleurs accéléré les choses sur la question de la transition écologique du secteur. Avant elle, l’enjeu premier de l’ingénieur était d’augmenter les cadences de production, désormais il doit inventer de nouveaux avions… et c’est absolument passionnant !

C’est aussi l’école du rêve spatial ?

Une école de rêve et une école de passionnés, tant au niveau des professeurs que des étudiants. Nous sommes très présents sur les questions spatiales, qui rayonnent notamment grâce à « l’effet Thomas Pesquet », un de nos alumni. Et là aussi des évolutions remarquables challengent nos ingénieurs. Nous passons d’un espace financé par les états à un contexte où la dimension commerciale est de plus en plus importante. Il ne s’agit plus seulement de concevoir de nouveaux lanceurs comme Space X, mais aussi des micro satellites très innovants par exemple.

#LesPepitesISAESupaero

Nous développons des projets sur les drones à hydrogène, les exosquelettes pour enfants ou le cockpit du futur pour réduire le taux d’accidents. S’il fallait retenir un projet emblématique de 2020, je citerais ICARE. Un projet monté dans notre fablab par une équipe d’étudiants de différents cursus, français et internationaux pour concevoir un dispositif électromagnétique de récupération des débris spatiaux.

Olivier Lesbre, directeur général de l’ISAE-SUPAERO

ESPCI, y a pas que la physique qui compte ?

La triple compétence : le + des ingénieurs ESPCI ?

L’ESPCI s’est formée par son histoire. A l’origine école de chimie, elle s’est rapidement tournée également vers la physique. Si l’ADN de l’école a longtemps reposé sur cette double formation physique / chimie, Pierre-Gilles de Genes y a introduit la biologie. Une triple compétence particulièrement judicieuse aujourd’hui. Car il est indispensable de comprendre à la fois les enjeux relevant de la physique, de la chimie et de la biologie pour s’attaquer à des questions fondamentales comme celles posées par la pandémie.

L’ESPCI est aussi l’école de la pratique ?

Nos élèves suivent une formation active ! Ils passent la moitié de leur temps en TP dans nos laboratoires où ils profitent d’une immersion immédiate dans la recherche et où ils développent une certaine autonomie et des projets individuels. Nous avons d’ailleurs tenu à maintenir les TP en présentiel (en demi-jauge et dans le strict respect des contraintes sanitaires) durant les confinements. Ils ont appris des choses qu’ils ont ensuite manipulé. Alliant bases expérimentales et théoriques solides, ils sont connus pour ne pas avoir peur de se lancer dans de nouvelles expériences !

#LaPepiteESPCI

Nous sommes la seule école à présenter un taux de 70 % d’ingénieurs poursuivant en thèse (vs 10 à 20 % en moyenne). Nous sommes complètement axés sur formation par la recherche et nos élèves y prennent gout ! Un attachement à la recherche qui se traduit aussi par notre conseil scientifique international, dirigé cette année par le Prix Nobel Steven Chu.

ESPCI et développement durable, pourquoi ça matche ?

Agir pour le développement durable requiert une compréhension fine des phénomènes de base et une approche conjuguant physique, chimie et biologie est essentielle. Pour accompagner ce mouvement, nous sommes en train de définir une nouvelle stratégie pour l’école impactant nos enseignements et nos initiatives de recherche.

Vincent Croquette, directeur général de l’ESPCI : crédit William Para

Chimie ParisTech – PSL : une école d’ingénieurs qui réussit toutes ses expériences en 2021

Généralistes ou spécialistes les ingénieurs Chimie ParisTech – PSL ?

Nous avons pour mission de former des ingénieurs capables de s’atteler aux grands défis de la société de demain, vus à travers les disciplines de la chimie et  des matériaux. De fait, nombre de nos diplômés commencent dans le management, le contrôle qualité, la production, la logistique… Tout de suite opérationnels, ils savent que l’école peut assurer un « SAV » pour les former aux dernières avancées, tout au long de leur carrière.

Ils peuvent donc répondre à tous les enjeux de demain ?

A tous ceux qui font intervenir des matériaux et de la chimie… quasiment tous donc, effectivement ! L’énergie (le photovoltaïque fait appel à la chimie, les éoliennes aux matériaux), les matières premières (recyclage et mines urbaines notamment), la mobilité (électrochimie dans la conception de batteries etc), la santé (médicaments, imagerie médicale…) et même le numérique (avec les batteries, écrans et semi-conducteurs présents dans les smartphones par exemple). Dans tous ces domaines, la transversalité et la pluridisciplinarité de nos diplômés sont clés.

La prise de recul : leur compétence n°1 ?

Pour moi, un ingénieur est un cadre d’entreprise qui maîtrise des compétences techniques, mais qui est surtout capable de les mettre en perspective. Cette capacité à prendre du recul, à travailler avec d’autres spécialistes (ingénieurs, chercheurs, business…)  et à intégrer leurs visions est fondamentale pour permettre à leur entreprise de ne pas brutalement se faire « leapfroguer » par un disrupteur avec une innovation technologique qui met tout son business model à terre.

#LesPepitesChimieParisTech

Embrassant tous les enjeux de demain, nous avons notamment des enseignements de plus en plus poussés sur le recyclage (via la chaire Mines urbaines notamment) ou les problématiques de santé et d’imagerie médicale liée au cancer. Nous sommes aussi très fiers qu’une de nos équipes de recherche ait été sélectionnée pour le projet Etoiles de l’Europe sur le volet matériaux de l’ordinateur quantique.

Christian Lerminiaux, directeur de Chimie ParisTech

ENSAE Paris : l’école d’ingénieurs qui éclaire les données pour mieux performer en 2021

La touche des ingénieurs ENSAE Paris ?

Depuis sa création, ENSAE Paris forme des ingénieurs à valoriser les données pour la décision grâce à l’interaction entre statistiques et économie. Aujourd’hui, ils connaissent toute la chaine de production des données, en ont une vision large nourrie par la rigueur de leur expertise scientifique et technique en mathématiques et informatique, ainsi qu’une vraie capacité d’interprétation s’appuyant sur une culture et des méthodes des sciences économiques et sociales. Une approche fondamentale en data science. Ils savent chercher les données, imaginer celles qui ont un potentiel, les mettre en forme et diffuser l’innovation technique en la rendant accessible pour la décision.

Leur rôle face aux enjeux de développement durable ?

Nos ingénieurs contribuent à proposer des solutions permettant un développement économique et humain pérenne, qui préserve les ressources et la qualité de vie. Nous formons des économistes dont un des rôles et de réfléchir aux impacts et conditions qui rendent l’activité humaine compatible avec la durabilité : fiscalité, énergie, finance verte, économie politique, économie des inégalités et du développement… Notre recherche est aussi très active sur ces sujets : via notre centre de recherche commun avec Polytechnique et le CNRS (CREST) et dans les centres de recherche interdisciplinaires d’IP Paris, dont le centre Energy for Climate.

#LaPepiteENSAE

Notre pépite c’est notre projet pédagogique ! Son caractère unique, son niveau d’exigence et son périmètre de compétences. Tout est directement lié à l’originalité de ce projet initial. La diversité de nos élèves notamment. Des profils scientifiques voulant donner du sens aux mathématiques appliquées et à la modélisation et que nous initions aux sciences économiques et sociales. Mais aussi des profils plus « économistes » à qui nous donnons des compétences mathématiques très solides. Un potentiel d’interaction nourri par la qualité de notre corps enseignant et notre collaboration avec les établissements d’IP Paris avec lesquelles nous partageons l’ambition de traiter les grands enjeux scientifique et sociétaux.

Pierre Biscourp, directeur de l’ENSAE Paris

ESIGELEC, l’école d’ingénieurs qui forment les pros des systèmes connectés pour 2021… et après !

L’expertise de l’ESIGELEC sur les systèmes embarqués : incontournable aujourd’hui ?

Nos jeunes sont des intégrateurs de solution, en particulier dans le mariage très étroit des systèmes embarqués, du numérique, des télécoms et de l’énergie. C’est la conjonction de ces différentes dimensions qui fait et produit le système intelligent et connecté dont la finalité dépend de la nature de ce système. On retrouve d’ailleurs ces systèmes partout y compris bien sûr au cœur des plus grandes innovations de demain : véhicule autonome, bâtiment intelligent, avancées médicales, cyber sécurité, sécurité hardware…

Le + des ingénieurs ESIGELEC ?

Leur capacité à concilier la conception du produit ou du service et son usage. Ce mariage fait la grande force de l’ingénieur ESIGELEC : il entre par la technologie mais sa hauteur de vue lui permet d’enrichir la société et l’industrie de nouveaux usages et fonctionnalités qu’il peut rendre opérationnels.

Les systèmes intelligents sont aussi au service de la transition énergétique ?  

Bien sûr. Ils sont par exemple au cœur des problématiques du bâtiment intelligent et de l’efficacité énergétique. Mais à l’ESIGELEC on voit plus loin. Nous travaillons par exemple sur l’auto alimentation des objets connectés via la récupération de la micro énergie des milliards d’ondes dans lesquelles nous sommes baignés. Ou encore sur l’optimisation des cycles de charge et de décharge des batteries pour améliorer leur durabilité.

#LaPepiteESIGELEC

La solidarité ! En plein confinement, une soixantaine de nos étudiants se sont mis  au service des commerçants de Rouen et de sa région pour les aider à développer de façon ultra accélérés leurs sites web et mettre en œuvre le click & collect. Sur un volet plus institutionnel, nous allons poser à la rentrée 2021 la première pierre d’un tout nouveau bâtiment. Un projet estimé à 7 millions d’euros.

Etienne Craye, directeur général de l’ESIGELEC

ECE, l’école des ingénieurs généralistes opérationnels en 2021… et pour demain !

Les ingénieurs de l’ECE, déjà prêts pour le monde d’après ?

Nos diplômés sont effectivement prêts à s’intégrer tout de suite dans l’entreprise car ils allient compétences techniques et managériales. Formés sur les technologies du numérique appliquées aux différents secteurs, ils ont la capacité d’appréhender les problématiques les plus actuelles dans leur globalité. Leur côté opérationnel est aussi renforcé par notre politique de stages : un étudiant qui nous rejoint en post bac en réalise quatre au cours de sa formation.

Allier transition numérique et environnementale : leur credo ?

Il s’agit en effet de voir comment les technologies du numérique et leur savoir-faire d’ingénieurs peuvent se mettre au service des enjeux environnementaux, de santé, de nouvelles mobilités, de gestion des ressources…. Ils sont ainsi capables de concevoir et mettre en œuvre les solutions à ces enjeux autour de trois dimensions : l’ingénierie des systèmes (conception), le génie logiciel (développement informatique, infrastructures numériques, cyber sécurité…) et la sciences des données. Car à l’ECE nous sommes convaincus que l’ingénieur du 21e siècle est celui qui maîtrise ces trois dimensions au service de ces transitions.

#LesPepitesECE

A la rentrée 2021, nous lançons trois nouveaux MSc. Le but ? Former des spécialistes de  l’énergie et de l’environnement avec le MSc Sustainable energy futures (100 % en anglais), de la cybersécurité avec le MSc Manager de la cybersécurité, et enfin, de l’ingénierie de la data / IA avec le MSc  Data engineer & Intelligence artificielle. Nous sommes aussi très fiers de la startup WYES (un des projets fondateurs de HANDITECH), créée par Sarah Mougharbel et Pierre Jankowiez. Ces deux diplômés de l’ECE ont développé Wyes Origin®, une paire de lunettes connectée universelle qui permet de commander les appareils numériques (smartphone, tablette, ordinateur) grâce au clignement des yeux.

François Stéphan, directeur de l’ECE

ENSTA Paris, des ingénieurs armés pour une carrière pluridisciplinaire

La touche ENSTA Paris ?

Nous prônons une approche systémique de l’ingénierie à travers une formation de haut niveau dans différentes disciplines scientifiques et techniques. Nous sommes connus et reconnus pour former des ingénieurs pluridisciplinaires. C’est d’ailleurs après un tour d’Europe au cours duquel il a constaté que le secteur de la construction de navires était en prise directe avec différents corps de métiers que l’inspecteur général de la Marine, Henry-Louis Duhamel du Monceau, a d’ailleurs fondé l’école.

L’enjeu du 21e siècle auquel les ingénieurs ENSTA Paris répondent mieux que personne ?

La RSE et la transition écologique. Ces sujets s’intègrent naturellement dans nos cursus. Notre parcours de 3A du Cycle Ingénieur aborde par exemple les nouveaux modes d’énergie (éolien flottant, géothermie, technologies de l’hydrogène…), les véhicules intelligents et le cycle de vie du produit. Et nous nous nourrissons bien sûr des travaux de nos laboratoires de recherche.

Votre message à l’occasion des 280 ans de l’école ?

Profitons de cette occasion pour rassembler toute la communauté de l’ENSTA Paris : étudiants, personnels, enseignants-chercheurs, alumni… Ensemble, nous ferons rayonner l’école pour les 280 prochaines années !

#LesPepitesENSTAParis

Dans le cadre du plan France Relance, l’ENSTA Paris bénéficiera d’une dotation de l’Etat de 6.1 millions d’euros pour rénover et améliorer les performances énergétiques et environnementales de ses bâtiments. A cette occasion, un des tous premiers centres au monde d’accélération laser-plasma, le centre Laplace, sera créé sur le plateau de Saclay, porté au sein d’IP Paris. Parallèlement, le programme INSIDE ENSTA Paris (mis en œuvre à la rentrée 2020), a permis aux ingénieurs diplômés récemment de profiter d’une 3e année exceptionnelle au sein de notre Cycle Ingénieur afin de se spécialiser et développer une double-compétence pour une insertion professionnelle réussie, malgré la crise.

Elisabeth Crépon, Directrice de l’ENSTA Paris

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