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Allô le monde ?

Louis Moreau et Clément Etoré, étudiants de Mines Nancy, ont fait un stage à distance dans une compagnie australienne.
Louis Moreau et Clément Etoré, étudiants de Mines Nancy, ont fait un stage à distance dans une compagnie australienne.

2020 est une année particulière pour décrocher un job à l’étranger dans ce contexte de pandémie qui semble avoir mis le monde sur mode avion. Les jeunes diplômés lancent un appel, les entreprises y répondent. 

 

Des stages… virtuels !

Un stage dans une entreprise internationale sans se déplacer hors des frontières, c’est désormais possible grâce aux différents outils en ligne. Louis Moreau et Clément Etoré, tous deux étudiants à l’école d’ingénieurs Mines Nancy, ont par exemple été les stagiaires d’une entreprise australienne (PHM Technology) de mi-juin à mi-septembre 2020. Crise sanitaire mondiale oblige, les deux étudiants n’ont pas pu rejoindre les locaux de l’entreprise en Australie. Qu’à cela ne tienne ! Leur stage a bien eu lieu, mais à distance. « Nos tuteurs nous ont donné deux projets sur lesquels plancher durant notre stage et toutes les semaines nous faisions une réunion en visio avec eux pour leur faire part de l’avancée de nos travaux. Le reste du temps, ils étaient disponibles par mail (compliqué d’appeler avec le décalage horaire !). » Une expérience qui s’est plutôt bien déroulée confirme Clément. « On était autonomes et on avançait à notre rythme sur nos projets. Avec Louis, on communiquait beaucoup et on gardait l’esprit d’équipe. »

Bilan de ce stage à distance ?

Louis

Les + : flexibilité des horaires, meilleure capacité à synthétiser et à présenter les résultats.

Les – : manque de recul sur les mécanismes du monde professionnel sans le présentiel en entreprise, efforts supplémentaires pour communiquer efficacement.

Clément

Les + : formateur, opportunité d’instaurer une certaine discipline personnelle, plus d’efficacité et de productivité chez soi.

Les – : difficulté d’organisation et de communication avec l’équipe à distance en raison du décalage horaire, frustration de ne pas vivre l’expérience à 100 %.

 

Plus de V.I.E.

« On va mettre davantage d’argent dans les V.I.E. pour ces jeunes qui passent deux ans dans une entreprise. Au moins 3 000 missions seront financées », a annoncé Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, début septembre. L’une des mesures phares du volet export du plan de relance « France Relance », c’est le Volontariat International en Entreprise (V.I.E.) pour favoriser l’emploi des jeunes. L’Etat prendra en charge 5 000 € pour l’envoi d’un jeune sous statut V.I.E. dans la limite de deux V.I.E. par entreprise. Objectif : encourager les PME et les ETI à repartir à la conquête des marchés extérieurs sans attendre la fin de la Covid-19.

Le V.I.E. en 5 infos

#1 Une mission professionnelle

Le V.I.E. se déroule au sein d’une entreprise française à l’étranger, peu importe le poste, et peut durer de 6 à 24 mois (renouvelable une seule fois dans la limite de deux ans). L’occasion de concilier première expérience professionnelle et envies d’ailleurs.

#2 Un succès auprès des jeunes

A ce jour, plus de 86 000 jeunes ont profité de ce dispositif pour le compte de près de 8 000 entreprises, avec une durée moyenne de 18 mois.

#3 Critères d’éligibilité

Pour être éligible, il faut être de nationalité française ou européenne, avoir entre 18 et 28 ans, un casier judiciaire vierge et ne pas déjà avoir été volontaire. Aucun diplôme n’est prérequis. Les candidats peuvent trouver une mission seuls en démarchant les entreprises ou en consultant les offres sur la plateforme Civiweb.com.

#4 Les secteurs qui recrutent le plus de V.I.E.

La finance et l’assurance, les technologies de l’information et les télécommunications, les services, l’industrie automobile et la santé.

#5 Des vrais avantages pour les candidats et les entreprises

Les volontaires bénéficient d’une couverture sociale dans leur pays d’affectation et restent sous l’égide de l’Ambassade de France locale. Leur rémunération comporte une indemnité mensuelle de 723,99 € (exonérée d’impôt sur le revenu) et une indemnité supplémentaire, qui varie selon le pays d’affectation (également exonérée d’impôt sur le revenu). Du côté des entreprises, elles peuvent faire héberger leurs volontaires dans d’autres structures : chez leur importateur ou distributeur, dans une chambre de commerce, et même dans les locaux de Business France, l’organisme qui gère la relation volontaires / entreprises.

 

Selon une enquête de Business France, 90 % des jeunes trouvent un CDI à l’issue de leur V.I.E.

 

100 % data éco – Épisode 9 – Envie de bosser à l’étranger ? Testez le VIE !

 

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