Fiche d’identité :
24 ans – 2e année à l’ESSEC –
Présidente de l’association de théâtre
Comedia dell ESSEC

Allison Orsoni en duel d’impro face à Cachan

Allison Orsoni en duel d’impro face à Cachan

Pourquoi le théâtre ?
J’ai commencé le théâtre à l’ESSEC l’an dernier. A la rentrée, j’ai fait la connaissance de deux anciens de Comedia qui m’ont convaincue de venir essayer les cours d’impro. J’ai vraiment beaucoup aimé le fait de se « lancer dans le vide » et ne pas avoir réellement de personnage. En impro, il faut se créer soimême, cela demande beaucoup de créativité et c’est très amusant ! Cela complète bien la formation théorique que nous avons à l’ESSEC. On apprend à gérer le stress avant de monter sur scène – la peur du néant – et surtout à contrôler notre gestuelle. Une fois sur scène, on oublie la présence du public, la peur fait place à l’excitation. Une fois que l’on est monté sur les planches, on n’a qu’une seule envie, c’est d’y retourner ! Cette année, je joue mon premier vrai rôle dans l’une des pièces du festival, Les temps difficiles d’Edouard Bourbet. J’y joue Anne-Marie, une jeune femme frivole, qui apporte une bouffée d’air frais dans le climat sombre de la pièce.

 

Parle-nous de Comedia !
Comedia Dell Essec est une association crée en 1991. C’est celle qui compte le plus grand nombre de membres (70 en 2014). Chaque année, les personnes en charge du projet organisent un festival où les anciens de l’école proposent des mises en scène de pièces. Pour l’édition 2014, le bureau de Comedia dont je suis présidente, a décidé de présenter 6 pièces pendant le festival. Chaque metteur en scène s’occupe de ses castings, pendant que nous nous occupons de l’organisation logistique. En tant que présidente, je me charge des relations inter associations et avec l’administration, et enfin c’est moi qui ait le dernier mot en cas de débat. Comme tous les autres membres, je suis responsable d’un projet : l’impro. Ayant été conquise par ma première année, j’ai décidé de devenir « coach impro. » Depuis janvier, je donne des conseils aux nouveaux arrivants et mets en place des « improvisades. » Ce sont des matchs d’impro avec d’autres campus parisiens. L’autre projet phare de l’année est le tutorat « Une grande école, pourquoi pas moi ? » Il s’agit d’ateliers de théâtre que nous animons pendant les vacances pour les collégiens issus d’établissements défavorisés. Pour marquer le coup, nous avons fait venir un professionnel du métier, les enfants ont adoré !

 

Des difficultés ?
En 2A, nous sommes en stage jusqu’en décembre, je n’ai donc pas pu assister à la période des recrutements. Pour me mettre à jour, je me rendais chaque soir à Cergy (sur le campus) et je ne rentrais jamais avant 23h ! Et quand j’ai repris les cours en janvier, tout est allé très vite : il fallait mettre en place les cours d’impro, s’occuper de la logistique du festival et des relations avec les associations. Je n’avais pas imaginé que cela me demandait autant d’investissement l’an dernier.

 

Une anecdote ?
En répétition, lorsque j’ai tendance à faire des gestes qui me ressemblent plus qu’à mon personnage, le metteur en scène hurle mon nom en chantant avec sa voix grave : « Allisonaaaaade !» Cela me rappelle à l’ordre immédiatement ! Heureusement, il le fait beaucoup moins ces derniers temps.

 

Olympe Muller