Les ingénieurs agronomes sont en première ligne pour accompagner les agriculteurs face aux enjeux climatiques. Et le rôle des écoles ? Adapter leurs programmes pédagogiques pour répondre au mieux aux attentes du terrain. Lumière sur les formations dispensées en agronomie.

 

Sécheresse, variation de la pluviométrie… Les changements climatiques impactent fortement l’agriculture. C’est là tout l’enjeu pour l’ingénieur agronome : être auprès des agriculteurs mais aussi des entreprises pour les conseiller face aux défis de demain. Et cela commence en école d’agronomie où l’enseignement dispensé doit répondre à ces problématiques.

Le terrain avant tout

Et c’est par la recherche et le terrain que les étudiants en agronomie se forment. C’est le cas par exemple pour la formation d’agronomie /agro-industrie d’UniLaSalle, à Beauvais et Rouen. « Nos étudiants apprennent à apporter au terrain des solutions concrètes et innovantes, avec des programmes qui évoluent tous les 2-3 ans », décrit Anne Combaud, directrice de formations AgroSciences chez UniLaSalle. Le but ? Répondre aux changements des pratiques et des métiers mais également aux attentes des entreprises et des profils qu’elles recherchent.

Autre exemple, la spécialisation « Génie de l’environnement » en M2, dispensée à Agrocampus Ouest. Les élèves ingénieurs y apprennent la complexité des relations agriculture / environnement, avec l’intégration des sciences sociales et sciences appliquées à l’agronomie et à l’environnement. « On privilégie la pédagogie par projet. Les étudiants sont mis en situation de bureau d’études et produisent des expertises en recherche », explique Catherine Darrot, responsable de la formation.

Le développement durable au cœur de l’enseignement

Environnement oblige, le développement durable est au cœur des enseignements. A Agrocampus Ouest, trois options sont proposées pour le M2 « Génie de l‘environnement », dont l’agriculture durable et développement territorial. Le master devrait d’ailleurs changer de nom pour tourner davantage autour du terme « transition environnementale ».

A UniLaSalle, le référentiel de compétences a été redéfini en septembre 2019 en fonction des 17 objectifs fixés par l’UNESCO et l’ONU en matière de développement durable (faim zéro, énergie propre à un coût abordable, consommation et production responsables, etc).

Des enseignements en cohérence avec la conscience environnementale des étudiants. En cause notamment, leurs origines familiales. « 40 à 50 % de nos étudiants sont fils ou filles d’agriculteur, rappelle Anne Combaud.  Il y a chez ces jeunes, la notion de la terre, du vivant. »

 

L’étudiant en agronomie est…

Sur le terrain.  Il travaille au plus proche de l’exploitation agricole pour apporter des solutions concrètes.

Human centric. Il a un rôle de conseil et est à l’écoute de l’agriculteur.

Innovant. Agroéquipements, implantation de nouvelles cultures, filières agricoles, conseil : l’innovation est partout et implique de se remettre sans cesse en question.

Pluriel. « Il n’y a pas un seul profil d’étudiant en agronomie », insiste Anne Combaud.

 

Trois métiers à ne pas rater !

Responsable qualité dans l’industrie agroalimentaire. Il garantit la sécurité des aliments en contrôlant l’unité de production agroalimentaire grâce à la mise en œuvre de procédures de suivi.

Ingénieur de recherche dans des organismes scientifiques comme l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) et le CNRS (centre national de la recherche scientifique) ou auprès d’une chambre d’agriculture.

Ingénieur environnement. Il fait respecter les normes environnementales dans les entreprises.