Louise Doulliet (Sup’Biotech 2014) et Michel Desportes (Sup’Biotech 2015) co-créateurs d’Aéromate font partie des lauréats de l’appel à projet 2016 Parisculteurs de la Mairie de Paris pour végétaliser la ville. Ces scientifiques préfigurent l’agriculteur urbain du futur. Louise nous dit tout sur cette startup innovante qui cultive déjà 4 400 plantes aromatiques en hydroponie sur des toits-terrasses.

 

Comment est née Aéromate ?                                                       

C’est Michel qui a lancé la société. Habité par l’entrepreneuriat, il a suivi un parcours dédié. Il m’a contactée car nous nous sommes tous les deux sensibles à l’écologie et que nous aimons manger J. Avec Aéromate, nous participons au développement de l’agriculture urbaine, et proposons une offre variée et haut de gamme d’herbes aromatiques fraîches.

Cultiver en ville présente des contraintes, vous les avez prises en compte en faisant appel à la science ?

Nous travaillons en effet tels les ingénieurs biotech que nous sommes ! Nous avons opté pour l’hydroponie qui présente de nombreux atouts pour une culture sur toits plats. C’est un système très léger, moins de 100 kgs/m2, adapté à la portance de ces toits. Dans cette culture hors-sol, la terre est remplacée par un substrat stérile et l’eau est en circuit fermé, donc largement économisée. En outre, nous pouvons nous appuyer sur des systèmes existants et les adapter à notre usage.

Être lauréat de Parisculteurs, une étape clé ?

Cela a été déterminant car nous avons pu tester notre système d’hydroponie et nos cultures in situ. Nous avons remporté 3 toits pour nos cultures, soit 1 200 m2 en tout. Nous proposons déjà une soixantaine de variétés, dont certaines méconnues comme l’herbe à huître (mertensia). L’un des toits appartient à la RATP qui a financé une partie de nos investissements. Nous vendons nos cultures en BtoC et en BtoB, via la Ruche qui dit oui, le Comptoir local, à des Chefs, aux salariés de la RATP…

Vous avez été incubés au sein de IONIS361, l’incubateur de votre école ?

Cela nous a permis d’avancer dans la constitution de la société début 2017. Nous avons établi la preuve de concept grâce à nos tests et finalisé notre business model. Nous allons maintenant rejoindre l’incubateur Paris&Co.

Pouvez-vous cultiver toute l’année ?

C’est tout l’enjeu pour assurer la pérennité d’Aéromate. Avec notre premier toit, nous avons produit 2 tonnes d’herbes aromatiques, nos cultures d’été. Cet hiver nous testons des choux, du cresson, des capucines, du pourpier d’hiver.

Entreprendre, une aventure collective ?

Entreprendre n’est pas un acte individuel en ce qui me concerne. Je m’entends très bien avec Michel et avec notre 3e associé, Théo Manesse. Diplômé d’AgroParisTech, c’est un spécialiste d’agriculture urbaine. L’entente entre associés est déterminante pour réussir. Nous nous entraidons pour avancer. Ce qui importe le plus à mes yeux, c’est de faire quelque chose qui a du sens, l’agriculture, liée à des dimensions essentielles de la vie : l’alimentation et l’écologie.

De jeunes pousses végétalisent Paris : Aéromate fait partie des 32 lauréats de l’appel à projet 2016 de la Mairie de Paris, Parisculteurs, retenus parmi 144 candidats. La Ville entend végétaliser 100 hectares de bâti d’ici à 2020. La saison 2 du concours propose 43 nouveaux sites à végétaliser. Le projet est soutenu par 33 entreprises, acteurs publics et parapublics propriétaires parisiens. Des copropriétés sont associées à la démarche dès la saison 2. Toits, façades et murs se parent de vert.

 

Le Grand témoin – Maud Fontenoy

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