interview Nathalie Dompnier ComUE Lyon
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« A Lyon, chaque étudiant trouve forcément formation à son pied ! » – L’interview de Nathalie Dompnier

11 établissements membres (les quatre universités lyonnaises, l’ENS Lyon, l’INSA Lyon, Centrale Lyon, l’ENTP, Vet Agro Sup, Sciences Po Lyon et l’Ecole d’architecture de Lyon) et 24 établissements associés. La ComUE Lyon Saint-Etienne leur permet de s’organiser pour répondre collectivement à des enjeux cruciaux de formation, de recherche, d’innovation et de vie étudiante à l’échelle du territoire. Sa présidente Nathalie Dompnier nous en dit plus sur ce facilitateur, au carrefour des enjeux académiques et socioéconomiques.

Un exemple concret des vertus de cette coordination ?

interview Nathalie Dompnier ComUE Lyon

Je pense bien sûr à l’ouverture récente du 102, un centre de santé mentale porté par la ComUE. Ce centre de santé collectif (unique en France), est ouvert à tous les étudiants du site et rassemble infirmiers, médecins généralistes, psychiatres et psychologues. Il permet aux étudiants de bénéficier de séances de soins, mais aussi de suivre des ateliers collectifs ou des formations à destination des associations étudiantes sur les premiers soins en santé mentale, notamment. La création d’un tel centre serait impensable à l’échelle des établissements. Dans la même dynamique, le Students Welcome Desk assure l’accueil et l’accompagnement administratif des étudiants internationaux.

Et auprès des acteurs socioéconomiques ?

La ComUE n’a évidemment pas pour objectif de se substituer aux établissements dans la gestion de leurs partenariats. Notre rôle est là encore celui d’un facilitateur, d’une porte d’entrée. Nous avons ainsi par exemple mis en place l’année dernière une rencontre entre les chefs de nos établissements membres, des représentants des CCI, du Medef et de la CPME pour échanger sur les enjeux stratégiques du territoire et identifier les besoins de chacun. Nous siégeons aussi dans un certain nombre d’agences contribuant au rayonnement du territoire lyonnais, comme ONLYLYON & CO.

Cette coordination s’illustre aussi à travers une stratégie scientifique de site ?

Absolument. Celle-ci se traduit à travers une coordination disciplinaire et des instituts thématiques transdisciplinaires qui permettent de mobiliser l’ensemble des domaines scientifiques sur des enjeux de société, de faire de la recherche transdisciplinaire, de développer des formations et de porter une vraie démarche d’innovation et de transfert. A la rentrée 2025/26, nous avons lancé les cinq premiers instituts thématiques sur des sujets aussi cruciaux que : Défis planétaires territoires et transitions, IA et usages du numérique, Alimentation gastronomie et nutrition, Culture création et médiation et Santé. L’objectif de ces instituts : appréhender ces enjeux à 360° et avec une approche croisée permettant de se saisir pleinement des dimensions multiples de ces sujets, afin de faire progresser la recherche, de faire sortir les connaissances des laboratoires, de les rendre visibles et lisibles pour les acteurs du territoire, et ainsi favoriser les initiatives partagées.

La ComUE et ses établissements sont aussi très engagés sur la médiation scientifique ?

Tout à fait. Je citerais par exemple le portail Pop’Sciences qui permet de sensibiliser les plus jeunes à la démarche scientifique, et la Maison des Maths et de l’Informatique, un superbe outil avec lequel nous touchons plusieurs centaines de classes tous les ans. Nous encourageons aussi la recherche participative et la coconstruction des savoirs autour de problématiques posées par des acteurs du territoire (associations, collectivités territoriales etc.).

La ComUE de Lyon rassemble près de 150 000 étudiants. Pourquoi Lyon est-elle the place to be pour étudier ?

D’un point de vue académique : pour la richesse et la diversité des domaines couverts par ses établissements et leurs partenariats internationaux : ici on trouve forcément formation à son pied ! D’un point de vue plus pragmatique : pour cette ville étudiante foisonnante de projets et de culture, pour son positionnement qui la met à 2h de Paris, de la montagne ou de la mer et bien sûr, pour son incroyable dynamique de transformation.