Do you know ELFY ? C’est le diminutif d’ELodie Follows You, le projet de robot mobile autonome sur lequel ont travaillé 22 étudiants ingénieurs toulousains de l’UPSSITECH, dans le cadre de leur études. Ils nous racontent leur expérience.

Ils n’ont pas tout à fait terminé leurs études mais ont déjà travaillé pour leur premier client ! 22 étudiants ingénieurs de la spécialité Systèmes Robotiques et Interactifs (SRI) à l’UPSSITECH, école d’ingénieurs publique intégrée à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, planchent depuis septembre 2020 sur le véhicule mobile autonome Elodie, avec la startup toulousaine Wyca Robotics.

22 étudiants ingénieurs pour un robot

 « Wyca Robotics développe des plateformes mobiles, dont le robot Elodie. La startup voulait que nous travaillions sur l’amélioration de cette base mobile en développant une application intelligente de suivi de personne dans un but logistique, explique François Mahé, 33 ans, l’un des étudiants. L’objectif est que le robot aide au quotidien un employé qui aurait des charges lourdes et pénibles à transporter en le suivant dans ses déplacements ».

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C’est dans le cadre du « Projet de Grande Envergure (PGE) », le projet de fin d’études de tous les étudiants de SRI de l’UPSSITEC, qu’ils ont eu à réaliser cette mission. Chaque année, les étudiants de la promotion répondent en effet pendant 6 mois à une problématique commune, en collaboration avec un client industriel.

A l’image d’une véritable équipe de R&D, les élèves en robotique ont étudié le cahier des charges avant de passer à la phase de documentation, de recherche bibliographique, de recherche de méthode et enfin, de développement. Le but ? Prototyper, valider et intégrer des briques logicielles sur la base mobile Elodie pour que le robot puisse suivre l’employé grâce aux capteurs embarqués sur le véhicule,  sans l’aide d’une balise portée par l’utilisateur.

« Tout ce que nous avons produit va permettre à Wyca Robotics d’améliorer sa plateforme mobile. Nous avons défriché le travail, montré ce qu’il était possible de faire ou ne pas faire », explique François Mahé. « Nous avons présenté notre travail le 17 février dernier devant des professionnels de la robotique, d’autres étudiants, des parents d’élèves. Et cette revue publique a été diffusée sur Twitch », raconte Marc Girard, 24 ans, qui ambitionne de créer son entreprise.

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« Une expérience à valorisation immédiate »

Pour ces apprentis ingénieurs dont la formation est entièrement basée sur la robotique et, notamment, la manière de concevoir un système robotique, ce projet était particulièrement enrichissant. « Notre client nous a souvent fait ressentir qu’il avait des attentes sur notre travail, note François Mahé. Nous étions encore étudiants mais plongés dans un projet professionnel en étant complétement autonomes. »

étudiants ingénieurs robot

Crédit photo : Elodie Charbonnel

« C’était assez exceptionnel de travailler à 22. Nous sommes habitués aux travaux en petits groupes. Là nous avons fonctionné à la manière d’une petite entreprise », ajoute Elodie Charbonnel qui s’occupait également des relations publiques pour le projet.

Et ça tombe bien puisque les futurs ingénieurs s’apprêtent à débuter leur stage de fin d’études. « Le PGE est une forme d’expérience professionnelle en lui-même, à valorisation immédiate. Dès le début du stage, nous allons pouvoir mettre à profit ce que nous avons appris : la gestion de projet, les aspects techniques, le travail de coopération, l’autonomie… », assure François Mahé.

De quoi se rassurer sur ses aptitudes dans un contexte de crise sanitaire. « La Covid-19 a bouleversé les choses puisque dans la région, beaucoup de jeunes avaient des stages ou étaient embauchés, chez Airbus par exemple,juste après leurs études. Aujourd’hui c’est plus compliqué mais le secteur va vite redémarrer car est très innovant », analyse Marc Girard. Nul doute que cette expérience préprofessionnelle sera en tout cas un bel atout sur leur CV.