Directeur général-adjoint digital et développement, Benoît Charpentier, diplômé d’HEC, manage les équipes en digitale de « 20 Minutes » comme éditeur du site « www.20Minutes.fr », avec une déclinaison sur les mobiles et les tablettes téléconnectées.

 

Benoît Charpentier (HEC Paris)

 

 

De la stratégie à l’opérationnel
Si notre stratégie est établie avec la Présidence, les actionnaires et d’autres membres du Comité directeur de la société, ma fonction consiste également à gérer les coûts techniques, éditoriaux et marketing de nos différents supports en m’appuyant sur le développement commercial de la société de façon à générer des revenus.

Le management des équipes
Le contenu du site est produit par des journalistes e-web au nombre de 35. Nous avons mis en place un système interactif d’apports entre le journal papier qui existe depuis 10 ans et le web. Si le rédacteur en chef,  intermédiaire entre l’éditeur que je suis et les journalistes, est chargé de la politique éditoriale et de la gestion quotidienne des contenus, nous convenons ensemble d’un certain nombre de projets. En effet, certaines questions se posent régulièrement, notamment sur le développement des informations accessibles sur les mobiles.

 

La structuration des activités
« 20 Minutes » est un concept Norvégien, co-détenu en France par Schibsted et le groupe SIPA. Le projet initial, lancé sur Paris en 2002, se décline aujourd’hui en éditions locales. Actuellement, nous sommes présents dans 12 grandes villes qui publient une édition locale et 28 autres, une édition nationale. Cette présence se traduit par des journalistes de terrain et des commerciaux qui démarchent localement. Nous possédons généralement sur place un bureau avec des rédacteurs, des photographes et des commerciaux, même si pour certaines éditions, il nous arrive aussi de passer par des prestataires de services telles que des agences locales pour le contenu ou des régies locales pour la publicité.

Un travail d’écriture complémentaire
Si la trame principale des articles est fournie par Paris, les pages locales, dont la page sport, relèvent des équipes situées en province. Les rubriques éditées sur le web sont reprises sur le journal. Du point de vue digital, je mets en avant sur mon site la création du contenu de nos éditions locales. Je gère également la diffusion de journaux sous forme de PDF.

 

Des chiffres-clés ! Premier site d’information en France avec 8,5 millions de visiteurs en juin 2012, nous sommes leader sur le journal papier avec 4 millions de lecteurs tous les jours. Une étude plus globale de lectorat de la presse, nous fait ressortir à 13 millions de lecteurs par mois.

 

L’avenir ?
J’aimerais insister sur le fait que le mobile devient un nouveau mode d’information qui dépasse maintenant les audiences web. « 20 Minutes » a été conçu comme un média d’information pensé et marketé pour être adapté à tous les supports, car notre information est gratuite et se consomme aussi bien sur le papier, le web ou le mobile. Le développement des usages digitaux ne fait que commencer et les lecteurs sont toujours satisfaits de bénéficier des infos papier en début de journée quand ils prennent le métro, par exemple. Tant qu’il y aura un équilibre économique assuré, nous continuerons à produire ce support papier.

Un secteur en mutation
Les médias représentent un secteur économique relativement complexe qui se remet en cause perpétuellement et s’interroge sur son avenir. Concurrencée par les réseaux sociaux et le développement de l’audiovisuel, la presse connaît de réelles difficultés, la plupart des groupes étant en perte ou juste à l’équilibre. Il faut accepter ces changements comme un challenge.

 

Patrick Simon