Développer les systèmes des véhicules de demain, de plus en plus autonomes, implique de disposer des talents et des compétences nécessaires. C’est ce que recherche Benoit Besnault (Arts et Métiers ParisTech 93), Directeur commercial de ZF Friedrichshafen AG, l’équipementier allemand n°3 mondial et acteur clef d’une industrie automobile en pleine mutation.

 

Les équipementiers automobiles ont su tirer parti de la redistribution de la chaîne de valeur externalisée par les constructeurs. A l’instar du groupe allemand ZF dont l’offre va de la roue jusqu’au volant, ils ont fait de l’innovation le sésame de leur croissance à long terme mais aussi de leur rentabilité. « L’industrie automobile vit un vrai point de bascule, confirme Benoit Besnault. Concernant le développement de multiples organes du véhicule, les connaissances des constructeurs sont transférées vers les équipementiers qui fournissent désormais des sous-ensembles et des systèmes complets et complexes. Pour les jeunes diplômés et ingénieurs qui nous rejoignent, les champs de compétence de nos métiers s’élargissent et deviennent plus intéressants. Notre cœur de métier, c’est la transmission, le châssis et la sécurité. ZF prépare l’avenir et se positionne sur l’électromobilité par la fourniture de transmissions, de châssis ou de systèmes d’automatisation des véhicules pour la mobilité urbaine. »

De l’ouverture d’esprit… et de l’autonomie !

Avec des systèmes d’aides à la conduite de plus en plus présents, comme le freinage d’urgence ou le maintien dans les voies de circulation, l’autonomisation des véhicules est en route. Même si ZF a toujours besoin d’ingénieurs en mécanique ou de production dans ses usines, sa demande en R&D s’oriente plus vers des profils d’ingénieurs système ou ayant une connaissance des processus de conception électronique/électrotechnique hardware/software. « Dans mes équipes, outre les qualités d’empathie et de relationnel, la maitrise du domaine technique permet de jouer à plein son rôle commercial en B2B. Je n’ai pas de prérogatives dans mes recrutements car j’ai besoin d’avoir des profils complémentaires. Je demande surtout de l’ouverture d’esprit… et de l’autonomie. »

Cette ouverture, on la retrouve à La Défense où sont basées les entités commerce et ingénierie de ZF France. « Nos bureaux ont des portes pour des raisons de confidentialité sur certains échanges mais celles-ci sont toujours ouvertes à la discussion. Nous ne sommes pas là pour nous enfermer dans un carcan, mais pour évoluer ensemble et soi-même, faire évoluer l’entreprise, voire défricher des domaines de compétences ou de connaissances qui ne sont pas ceux de ZF au départ. »

Un groupe actif à l’échelle mondiale

Depuis l’acquisition en 2015 du spécialiste des systèmes de sécurité, l’Américain TRW Automotive, le groupe allemand familial, sous le statut de fondation, fait désormais partie des 3 plus grands équipementiers automobiles au monde. Cette fusion a permis d’agréger les forces de deux groupes de taille équivalente avec, cotés marchés, un groupe germanophone très orienté vers les marques premium et TRW, beaucoup plus mondial, qui équipait les constructeurs à fort volume tels VW, GM, Ford, Renault-Nissan ou PSA. La nouvelle entité a aujourd’hui un panel de clients extrêmement large sur tous les continents.

« La vente, c’est une question de relationnel au départ, explique Benoit Besnault. La relation humaine a toujours fait partie de ce que j’apprécie et c’est pour cela que je m’orientais au départ vers l’enseignement. Ayant fait les Arts et Métiers, puis l’ENS de Cachan et un doctorat, ma voie était tracée dans l’enseignement supérieur en université. Pourtant ce n’est pas celle que j’ai choisie. La vie est faite d’opportunités et il faut savoir les saisir. J’ai pu mettre en œuvre ce trait de ma personnalité dans d’autres métiers, au départ technique puis dans le management d’équipe, avant de bifurquer vers le commercial sans formation particulière. Avec L’ENSAM on peut tout faire ! »

Contact: www.zf.com/france

 

et du côté de l’Ecole…

Arts et Métiers : cap vers l’industrie du futur