Acteur mondial de la mécanique lourde de précision, le groupe familial allemand Voith a fait des systèmes de propulsion et de freinage pour l’industrie un de ses grands métiers. Découverte d’un univers de haute technologie avec Thierry Constantin (CNAM 91, MBA ESCP Europe 97), directeur général de Voith France.

 

 

Thierry Constantin

Thierry Constantin

Boîte de vitesse automatique, arbre à cardans, coupleurs de démarrage… Pour tout ce qui roule sur rails et sur route, ce qui flotte ou permet d’assurer la production sur site, la division Turbo du groupe Voith propose des produits industriels qui permettent la transmission de la puissance mécanique. Servant tous les secteurs de l’industrie, du ferroviaire à l’automobile, de l’énergie à l’agroalimentaire, Voith Turbo France s’appuie sur un portefeuille de clients prestigieux et exigeants : « Nous sommes, précise Thierry Constantin, dans le secteur des fortes puissances et l’atout de nos produits industriels est d’apporter de la valeur en associant la mécanique à l’électronique. Groupe de 40 000 personnes présent sur tous les continents, Voith est une belle société d’ingénieurs, portée par la recherche et l’innovation. »

 

Libérer la créativité pour innover
Les équipes de Voith Turbo France, que dirige Thierry Constantin depuis 2005, interviennent dans l’Hexagone ainsi que dans les pays d’Afrique francophone. La filiale a également implanté à Alger un bureau depuis lequel deux ingénieurs commercialisent sur Algérie les produits dont elle a la responsabilité. « Ma mission de DG est de mettre en place la stratégie, définie avec le groupe, et de la mettre en oeuvre en dirigeant une équipe de 55 collaborateurs, dont les ingénieurs constituent une part importante de l’effectif. Réaliser une croissance profitable en favorisant de bonnes conditions de travail, indispensables pour générer satisfaction et engagement, est une priorité pour moi. Dans un groupe international, qui tire sa croissance dans les pays émergents, les attentes sur les marchés plus matures sont raisonnables ; dynamiser les équipes afin de leur permettre d’être plus imaginatives pour proposer de nouvelles idées, de nouveaux produits ou de nouveaux services est indispensable pour faire toujours mieux. »

 

Le goût du dépassement de soi…
Après avoir débuté dans l’aéronautique, Thierry Constantin n’a pas ménagé ses efforts pour conquérir ses galons de DG. Ajoutant à son DUT de mécanique une licence en construction aéronautique, il a suivi, quatre ans durant, les cours du soir du CNAM pour obtenir son titre d’ingénieur : « Je suis entré à Air France en tant que technicien de maintenance et ce qui m’a guidé tout au long de mon parcours a été de savoir si j’étais capable. Capable de devenir ingénieur, puis capable de vivre une expérience à l’international ce que j’ai fait en partant un an dans le Michigan pour l’équipementier DELPHI. M’appuyant sur mon expérience de chef de projet, j ’ai ensuite voulu savoir si j’étais capable de participer à la rédaction d’un livre (*), puis capable de comprendre les mécanismes de la finance et de la gestion en réalisant un MBA à l’ESCP Europe. Capable aussi d’évoluer, en rejoignant Sab Wabco où j’ai occupé les fonctions de directeur des opérations, puis de directeur commercial et membre du comité exécutif, avant d’être recruté par Voith. »

 

Les métiers techniques offrent de très belles opportunités de carrière aux ingénieurs

La mécatronique, un secteur porteur !
Accueillant des stagiaires, notamment à la qualité, à l’informatique et aux RH, Voith Turbo France recrute régulièrement des ingénieurs commerciaux expérimentés : « Les métiers techniques, souligne Thierry Constantin, qui est par ailleurs l’un des présidents du syndicat des industriels de la mécatronique Artema, offrent de très belles opportunités de carrière aux ingénieurs. Ceux qui maîtrisent l’anglais, ont l’esprit d’entreprise et sont curieux y trouvent un environnement très favorable pour développer soit leurs compétences techniques, soit leur aptitudes commerciales et managériales. L’innovation n’est pas seulement l’apanage de l’électronique ou de l’informatique : le développement, entre autres, des énergies renouvelables et des transports, prouve s’il en était encore besoin que la mécatronique est plus que jamais au coeur des besoins de l’industrie. »

 

(*) Déjouer les pièges de la gestion de projet (Editions d’Organisation), dirigé par Alain Bloch.

 

CG

 

Contact : olivier.arthaud@voith.com