les 35 ans de la promotion 77

 

Sur le secteur de la vente de chaussures et de vêtements, Vivarte est le leader incontesté en France avec près de 24 enseignes qui vont du discount au moyen haut de gamme. Comme Antoine Metzger (HEC 77), Président de Vivarte et Geneviève Rideau, DRH du Groupe, ses 22 000 collaborateurs partagent la même vision du commerce et le même objectif : rendre la mode accessible à tous !

 

Antoine Metzger (HEC 77), Président du Groupe Vivarte

Antoine Metzger (HEC 77), Président du Groupe Vivarte

Issu du fabricant et distributeur de chaussures André, créé en 1896 et célèbre pour sa réclame « André, le chausseur sachant chausser », le Groupe André, renommé Vivarte en 2001, occupe aujourd’hui une place unique sur le secteur de l’équipement à la personne grâce à des enseignes à très forte notoriété situées en périphérie et en centreville comme André, Caroll, La Halle, San Marina, Minelli, Kookaï, Naf Naf, Chevignon mais aussi Pataugas, La Halle aux Chaussures et, plus récemment, Beryl, Defimode et Les Fées de Bengale. Le Groupe multimarque aux 24 enseignes, qui vont du discount au moyen haut de gamme, réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros. Il a doublé de taille en dix ans avec un réseau de plus de 4 000 magasins de première qualité principalement situés en France, mais aussi en Suisse et en Espagne et dans plus de 40 pays. « Nos points de vente, qui sont des succursales en grande majorité, enregistrent de bons ratios de rentabilité, souligne Antoine Metzger, autour de 20 % de contribution, ce qui est une bonne performance par rapport à nos concurrents. » Pour soutenir sa croissance et conforter son leadership, le Groupe va ouvrir de nouveaux magasins sous ses différentes enseignes en France, Suisse, Espagne et prochainement en Italie. D’autre part, compte tenu de la crise actuelle, le Groupe va avoir un rôle à jouer dans la période de concentration qui s’annonce pour asseoir sa taille avec de nouvelles acquisitions. « Plus que jamais, insiste Antoine Metzger, les synergies à l’achat seront des atouts pour les groupes de distribution. »

 

Un mode décentralisée qui fait ses preuves
Le Groupe Vivarte est une structure résolument décentralisée. Une petite enseigne ethnico-bio comme Les Fées de Bengale, sorte de start-up avec ses 5 boutiques, cohabite avec La Halle aux Chaussures et ses 700 magasins qui maillent le territoire français dans toute ville au-dessus de 10 000 habitants. Les équipes de direction de chaque enseigne sont autonomes et développent leur propre politique commerciale, leur propre stratégie, leurs propres collections et leurs propres réseaux de fournisseurs et réalisent leur propre recrutement. « Le Groupe donne des supports sur le back-office, précise Antoine Metzger. Nous centralisons la trésorerie et nous arbitrons les investissements, ce qui signifie qu’il n’y a pas un magasin qui s’ouvre ou qui se ferme sans que le groupe soit concerné avec une Direction Immobilière qui gère ces opérations. Nous faisons jouer la synergie sur quelques fonctions expertes qui concernent l’informatique, la logistique et les achats non marchands. Enfin nous avons mis en place un reporting très précis, avec une grande transparence de l’information qui remonte de toutes les filiales vers le Groupe. Des business reviews réunissent tous les deux mois la Direction Générale avec tous les comités de direction de chaque enseigne pour partager les chiffres, les stratégies, les idées, etc. » La vente en ligne reste marginale au niveau du chiffre d’affaires du groupe, autour de 1 %, mais se développe énormément et double à chaque saison. « Toutes les enseignes sont en ligne depuis 2011, avec chacune leur site marchand. A terme, nous voulons favoriser le cross-selling et permettre, par exemple, à nos clients de faire livrer leurs produits en magasins. Progressivement, le e-commerce pourrait représenter 10 à 15 % de notre chiffre d’affaires dans les années qui viennent. »

 

les 35 ans de la promotion 77
« J’ai été président du BDE et c’est un de mes meilleurs souvenirs. A l’époque, ce qui m’avait frappé, c’est la diversité des personnalités et des opinions politiques des élèves. L’école réunissait une population beaucoup plus bigarrée qu’on aurait pu le craindre. Nous nous étions bien amusés en organisant « La semaine de l’Amour », un thème un peu étonnant, et fait venir en particulier le sémiologue Roland Barthes, l’écrivain Michel Tournier et l’actrice Alice Sapritch. Un plateau hétéroclite et plutôt détonnant ! »
Passion
« Je sais que je suis avant tout un homme passionné par son métier. Sinon je n’ai pas vraiment une ou des passions très fortes qui m’obnubilent. Je parlerais plutôt d’une panoplie assez complète de loisirs comme la lecture, la musique, le jardinage ou bien encore la chasse… Ah si, il y a ma famille aussi. C’est peut-être ma passion ! »

Le Brésil vu par Antoine Metzger
« Je suis allé aux chutes d’Iguazu, situées au beau milieu de la forêt tropicale, à la frontière entre le Brésil et l’Argentine. C’est une merveille naturelle magnifique qui a servie de décor au film « Mission » et qui est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco. Côté business, c’est une nouvelle zone d’approvisionnement de Vivarte depuis cinq ans, différente de l’Asie, en particulier pour nos enseignes de centre-ville, avec beaucoup de créativité, un travail sur le cuir stylé et vraiment particulier. »

 

Antoine Metzger a débuté sa carrière dans le conseil et la finance
Après une licence en droit menée parallèlement à ses études à HEC (promotion 77), il devient ingénieur conseil chez Bossard Consultants, un cabinet de conseil depuis absorbé par Cap Gémini. Il rejoint ensuite durant 5 ans Rank Xerox France, la filiale de la société Xerox spécialisée dans les copieurs et les imprimantes électroniques. « C’est là que j’ai appris le métier de contrôleur de gestion « à l’américaine » et découvert le secteur de la distribution avant d’être appelé en 1985 par La Redoute France, à Roubaix, pour démarrer comme responsable du contrôle de la gestion et de la comptabilité. » Il restera 15 ans dans le Nord, sera nommé directeur financier de La Redoute en 1989, puis directeur financier et juridique du groupe Redcats (la branche VPC du groupe PPR), ainsi que secrétaire général depuis 1995. « Je suis arrivé en 2000 comme Secrétaire Général dans le groupe André qui allait devenir Vivarte et dont j’assure aujourd’hui la Présidence, avec 25 ans d’expérience dans les métiers de la distribution. C’est un secteur très vivant, insiste Antoine Metzger. Nous sommes au contact et au service des clients, ancrés dans la vraie vie avec une activité parfois lourdement impactée par la météo par exemple ! Par ailleurs, c’est un univers professionnel très complet, qui fait appel au marketing, au commerce, à la logistique et à la gestion des flux financiers. »

 

« D’une enseigne
à une autre, le métier n’est jamais le même
et chaque personnalité peut trouver chaussure à son pied ! »

Des paris sur la personnalité plus que sur le diplôme !
Geneviève Rideau, la Directeur des Ressources Humaines Groupe, confirme que Vivarte propose une diversité de métiers surprenante. « C’est la richesse du groupe d’ouvrir un panel de métiers à tous types de jeunes, quels que soient le niveau d’étude et de qualification. Chaque filiale a une autonomie réelle dans sa gestion, ce qui fait qu’un métier n’est jamais le même d’une enseigne à une autre et que chaque personnalité peut trouver chaussure à son pied ! Les recrutements à Bac + 4/5 vont concerner les postes de directeurs régionaux, l’équivalent d’un directeur de centre de profit qui va être l’interface entre la stratégie de la filiale et les différents points de vente de son périmètre. C’est l’occasion de connaitre le terrain et le commerce, tout en ayant un niveau de responsabilité important et parfois plus d’une centaine de personnes à manager. C’est la porte d’entrée opérationnelle idéale pour devenir ensuite Directeur des Ventes, Directeur Commercial et pourquoi pas Directeur de filiale… » Autour des produits, il y a d’autres métiers comme chef de produit, responsable des achats, sourceur qui vont être amenés à voyager et qui requièrent là encore un véritable sens du commerce, avec de la négociation, et le goût du produit. Enfin il y a la logistique, chaque filiale ayant ses propres dépôts qui sont d’énormes machines. « C’est un métier à part aux enjeux colossaux, conclut Geneviève Rideau, qui requiert rigueur, organisation et gout des chiffres, toutes choses qui ne s’apprennent pas vraiment à l’école. L’idéal est d’avoir été confronté au terrain auparavant. »

Chiffres clés 2010
24 enseignes différentes, 4500 points de vente en France et à l’international et 22 000 collaborateurs
2 000 recrutements prévus en 2011
32 millions de points de vente reliés à 25 000 banques

 

B.B.

 

Contacts :
www.vivarte.fr
a.metzger@vivarte.fr