Passer 4 jours de stage dans la sacrosainte Agence Spatiale Européenne à seulement 21 ans : voilà l’expérience de rêve qu’a vécu il y a quelques semaines Paul Bauerle, élève en 2A  à l’ISAE-ENSMA. Il nous raconte ce moment hors du commun.

 

Comment avez-vous décroché ce stage à l’Agence Spatiale Européenne ?

Avec mes deux frères ainés et mon père, des passionnés comme moi, on parle avions depuis toujours. Si mes frères ont logiquement choisi l’ISAE-ENSMA pour l’aéronautique, moi j’ai voulu y entrer pour le spatial, un domaine dont je suis tombé amoureux il y a quelques années. Pourquoi ? Parce qu’un avion reste dans l’atmosphère quand les fusées vont au-delà ! Alors quand j’ai vu passer l’annonce de ce stage sur les réseaux sociaux, je n’ai pas hésité. J’ai envoyé mon CV et une lettre de motivation en anglais, mon dernier relevé de notes et une lettre de recommandation d’un de mes professeurs.  Et j’ai eu la chance d’être un des 30 étudiants européens sélectionnés.

>>> Envie de partir à la conquête de l’espace ?

Les +du stage ?

Pendant 4 jours à l’ESA Académie en Belgique j’ai développé une vision globale des systèmes et du contrôle des satellites par un opérateur humain au sol. 8h de cours par jour, des cours académiques où j’écoutais évidemment beaucoup mais où j’ai aussi été confronté à des  exemples concrets. Une anecdote m’a d’ailleurs particulièrement marqué.  Un intervenant nous a raconté l’explosion d’un des satellites d’Ariane 5 quelques secondes après son lancement. Au milieu des opérateurs au sol, notre formateur a vu un homme très triste. Il a alors essayé de le rassurer en lui disant qu’il y aurait d’autres lancements mais celui-ci lui a répondu  que ça faisait 10 ans qu’il attendait les résultats de ce satellite pour finir sa thèse ».

Vous avez aussi participé à une mise en situation ?

Nous avons effectivement eu un projet de groupe : réaliser une mission spatiale pour cartographier un astéroïde et photographier Pluton. Lors de la simulation, la fusée est partie sans problème mais à 5 jours de Pluton, nous avons perdu tout moyen de communication et un compte à rebours s’est lancé : il nous restait 25 min pour résoudre le problème ! Un moment de stress mais ça a vraiment été la meilleure partie du stage.

>>> Le tourisme aussi a la tête dans les étoiles

Et demain ?

Cette expérience a renforcé mon envie de travailler dans le spatial. Mais je ne sais pas encore si je me dirigerai plutôt vers la conception de lanceurs et de satellites, ou vers l’opérationnel, dans les salles de contrôle par exemple.