© Yuri Arcurs - Fotolia

© Yuri Arcurs - Fotolia

Jouant un rôle clé dans les groupes d’envergure internationale, le vice-président a démontré un vaste spectre de compétences, souvent acquises à des postes de direction générale ou de general manager. Une fonction de la maturité, qui nécessite de conjuguer vision, leadership et endurance !

Occupant une fonction dirigeante stratégique dans des groupes d’envergure internationale, et notamment au sein de ceux qui sont cotés en bourse, le vice-président a généralement la haute main sur un pan entier de l’activité (ventes, marketing, RH, systèmes d’information…) ou sur l’ensemble des directions de son groupe pour une région du monde où il est présent. Les responsabilités qui lui sont confiées peuvent toutefois être extrêmement variables d’une entreprise à l’autre.
Il lui est ainsi possible de se voir confier un rôle exécutif si celui-ci n’est pas dévolu au président et, à ce titre, assumer la gestion opérationnelle et les responsabilités légales. Pour être nommé sur proposition du Président, un VP doit avoir su convaincre au préalable à un ou plusieurs postes de direction générale ou de general manager dans les organisations anglo-saxonnes. Il arrive parfois même qu’il exerce ou qu’il ait exercé la fonction de président dans une importante filiale par exemple ou dans une autre entreprise. Dans tous les cas de figure, il doit partager la vision des instances de gouvernance et la mettre en oeuvre dans le périmètre qui lui est confié. Cela ne doit cependant jamais l’empêcher de faire entendre sa voix et d’être capable, arguments à l’appui, d’exposer ses convictions personnelles pour infléchir une orientation ou défendre une approche stratégique différente.

Des qualités acquises et… innées !
Les compétences que l’on attend d’un vice-président ne sont pas à la portée du premier manager venu. Elles doivent s’appuyer tout à la fois sur une expérience réussie et forgée dans la durée ainsi que sur des aptitudes innées qu’il a su développer. Pour être à chaque instant l’homme de la situation, il doit ainsi avoir su démontrer de solides capacités à assimiler et à analyser très rapidement des dossiers complexes sur des thématiques extrêmement variées. Lui sont également indispensables des facultés naturelles de récupération puisque ses responsabilités l’amènent à effectuer très régulièrement de nombreux déplacements dans une très large géographie. Pour résister au stress et à la pression, une hygiène de vie optimum lui est naturellement indispensable. Tout comme l’est l’espace qu’il doit savoir dégager dans son emploi du temps pour se ressourcer psychiquement grâce à une vie sociale enrichissante et physiquement par la pratique régulière d’une activité sportive « douce ». Outre une excellente pratique de la négociation et de la diplomatie, le vice-président doit disposer d’importantes compétences managériales afin de pouvoir jouer un rôle décisif dans le recrutement, l’identification et le développement des forts potentiels dont ses équipes ont besoin pour tenir les objectifs fixés. Lui sont également requis des dons de communicant et une impeccable maîtrise du timing. Amené à assurer régulièrement des missions de reporting auprès de son Board, des actionnaires et des institutions, il lui revient aussi, comme incarnation de son entreprise, d’être extrêmement à l’aise avec l’exercice médiatique. Fonction exigeante, une vice-présidence est malgré tout rarement un ticket assuré pour se glisser, un jour, dans le fauteuil du président… même si rien n’empêche d’en rêver !

 

CG