Après des années de communication axées sur la marque ICN Business School, sa directrice générale Florence Legros change de braquet. Désormais, « nous allons dire ce que l’on fait et le valoriser ». Panorama des réalisations et des projets.

 

« Ne vous mettez pas de frein », c’est le mot d’ordre que vous avez donné à la nouvelle équipe com’, avec quels objectifs ?

Je veux qu’ICN se montre, montre sa qualité et ses qualités. Sans honte ni vanité, nous avons beaucoup à faire savoir et partager. Nous allons communiquer sur la qualité et le dynamisme de nos enseignements, de nos équipes, sur l’encadrement offert à nos étudiants, sur Artem.

 

Vous parlez d’ICN comme d’une famille ?

Un jour un professeur m’a dit « Nous pourrions installer une banderole devant l’école qui dirait : « Ici on est gentil ! » » ICN est la première école à demander à être labélisée ISO 26 000 pour la RSE. Lorsque nous évoquons la QVT, il ne s’agit pas que de mots. ICN est une famille à laquelle nous sommes tous attachés. L’ensemble des équipes est engagé au service des étudiants et de l’école.

« J’ai eu un coup de cœur pour l’ICN »

Artem (dont vous êtes la déléguée générale), un autre grand succès ?

Ce modèle pionnier est un succès au plan pédagogique et de nos relations avec les acteurs économiques. 15 ans de pédagogie développée avec Mines Nancy et l’Ensa, des ateliers, des projets menés avec les entreprises, les Creative Days, c’est une expertise solide. D’autres écoles nous demandent déjà conseil. Par ailleurs, le changement de statut en GIP nous permet de valoriser ce savoir-faire de la pédagogie créative en mariant les cultures auprès d’entreprises. Nous allons labéliser des établissements partenaires à l’étranger, créer le Club Artem International et développer des parcours Artem à la rentrée 2018.

 

Comment se déroule votre installation à Nancy sur le campus Artem ?

Le campus est magnifique et promeut des conditions de travail remarquables. Etre réunis avec Mines Nancy et l’Ensa est un levier pour approfondir encore notre concept pédagogique. Nous partageons des espaces comme la médiathèque, la maison des étudiants, des amphis et nos élèves réalisent 30 % de leurs parcours via Artem.

 

Quels projets pour le campus de Metz ?

L’objectif est soit de le rénover, soit de déménager en 2018. Nous avons besoin de nous agrandir et je souhaite y déployer l’esprit et le concept Artem. Nous avons engagé des discussions avec CentraleSupélec à Metz en ce sens.

« J’ai les meilleurs étudiants du monde ! »  Florence Legros se fait souvent cette réflexion. Les étudiants sont fiers de leur école et engagés. « Par exemple, ils se mobilisent pour accueillir dans leurs appartements des admissibles lors des oraux. Ils leur réservent leurs lits pour qu’ils arrivent reposés au concours. Ils les guident. » Début juin, les étudiants se sont montrés particulièrement fiers de leur école qui a accueilli le premier séminaire gouvernemental délocalisé.

Les nouveautés de la rentrée 2017

  • Ouverture d’un campus parisien à La Défense pour accueillir de la formation continue et l’école doctorale
  • Lancement du master en management numérique à Metz et Paris (qui est déjà une spécialisation du PGE). La 1e promo comptera une vingtaine d’étudiants. « Le cœur de ce programme est le déploiement de la transformation numérique dans l’entreprise.»

http://www.icn-artem.com/

http://www.alliance-artem.fr/

« J’ai tout de suite trouvé ma place à l’ICN en tant que professeure »

Recteur ou rectrice ?

Florence Legros a été recteur/trice de l’Académie de Dijon. Elle remarque que l’on « continue à appeler Monsieur le recteur les hommes qui ne le sont plus, mais pas les femmes… »
Florence Legros ne souhaite pas qu’on l’appelle Madame la rectrice. « Un mot vilain qui désigne la plume des queues des oiseaux. Cela donne un air volage » ajoute-t-elle avec humour. Des étudiants de Dijon ont d’ailleurs ajouté à sa page Wikipédia une note précisant « qu’elle préférait être appelée recteur, ne trouvant pas très heureux le terme rectrice, plume de la queue d’un oiseau ».