Années de césure, alternance, bi-cursus et partenariats internationaux, l’université toulouse capitole mise sur la professionnalisation des cursus. – Par Corinne Mascala, Présidente de l’Université Toulouse Capitole

© UT Capitole

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L’UNIVERSITÉ TOULOUSE CAPITOLE (UT CAPITOLE) EST LA DEUXIÈME PLUS ANCIENNE UNIVERSITÉ FRANÇAISE APRÈS LA SORBONNE AVEC, EN 2015, PLUS DE 20 000 INSCRITS ET 6 000 DIPLÔMÉS.

Notre établissement a connu d’importants développements ces dernières années, en particulier au plan des formations et ceci va se poursuivre. J’ai notamment l’ambition de développer une offre de formations de bi-compétences, basée sur un système de majeures et de mineures. Il s’agira par exemple de donner à nos étudiants en droit la possibilité d’acquérir des compétences annexes en économie ou en gestion. J’imagine pour cela, multiplier les passerelles entre la faculté de droit, l’IAE (l’Institut d’Administration des Entreprises, École de Management) et TSE (Toulouse School of Economics), et pourquoi pas, élaborer des projets avec les autres sites de l’Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées (UFTMiP), les Universités Jean-Jaurès et Paul Sabatier. Tout est à inventer avec Philippe Raimbault, l’ex.directeur de Sciences Po Toulouse, récemment élu président de l’UFTMiP.

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DES ANNÉES CÉSURES POSSIBLES DÈS LA L3

Notre établissement cultive par ailleurs la proximité avec le monde de l’entreprise, avec 300 à 400 diplômés chaque année à l’issue d’une formation en alternance, mais je souhaite impulser davantage cette tendance dans les prochaines années. Ces cursus élaborés au plus près des besoins des professionnels, garantissent des compétences sur mesure et une insertion optimale à nos étudiants. Plusieurs composantes telles que l’IAE, ou la faculté de droit ont d’ailleurs déjà fait leurs preuves avec des filières en banque et finance ou encore en droit et management social de l’entreprise. Dès la rentrée 2015, nous complétons cette offre avec l’ouverture en apprentissage d’une licence 3 juriste d’entreprise et nous nourrissons l’ambition de développer un parcours complet en apprentissage jusqu’au M2 dans cette spécialité dès 2017. Mon souhait est de créer cinq diplômes par an sous forme de contrats professionnels et d’apprentissage. Autre piste sur laquelle nous nous appuyons : le développement des années césures. Ce modèle qui a trouvé son origine dans les écoles d’ingénieurs, peut aussi trouver parfaitement sa place à l’université. À UT Capitole, après de vifs débats, nous avons décidé de situer l’accès à l’année césure a un niveau L3, à condition d’avoir validé le niveau inférieur. Ce choix l’a emporté car nous considérons l’année césure comme un moyen de construire une progression de l’étudiant, avec un cursus cohérent entre les licences et les masters. Les étudiants auront alors le choix entre un stage en entreprise et un départ à l’étranger dans l’une de nos 200 universités partenaires.

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L’ÉCOLE EUROPÉENNE DE DROIT (ESL) : UNE SPÉCIFICITÉ TOULOUSAINE

L’ouverture internationale est une autre de nos caractéristiques phares. Nous déployons notamment 17 conventions de double-diplômes au sein de la European School of Law (ESL) ; l’un de nos fleurons qui propose une formation de dimension européenne au droit, dès la première année de licence en droit. Créée il y a deux ans, cette composante compte 500 étudiants et fonctionne un peu comme une école au sein de l’université. Les étudiants candidats à l’obtention d’un double diplôme, sont sélectionnés. Avec l’ESL, nous offrons une vraie différence. À la quantité, nous privilégions la qualité en nouant des partenariats avec des universités d’excellence comme les universités de Milan, d’Essex et bientôt des doubles-diplômes avec les Etats-Unis, Bangkok et Maastricht.

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