Selon le rapport Open Doors publié par l’Institute of International Education en novembre dernier, un million d’étudiants étrangers ont fait le choix de suivre une formation aux Etats-Unis en 2014. Prestige, excellence, ouverture culturelle, opportunités de carrière : pourquoi ces jeunes talents du monde entier se forment-ils chez l’Oncle Sam ? Eléments de réponse…

 

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AU TOP DES CLASSEMENTS MONDIAUX
Membres de la fameuse Ivy League (chantre de l’élite estudiantine américaine) et autres universités prestigieuses : les établissements d’Outre-Atlantique trustent les podiums de tous les classements mondiaux. Le Times Higher Education a par exemple récemment distingué 8 d’entre elles parmi les 10 universités comptant le plus grand nombre de Prix Nobel du 21e siècle : Stanford puis Columbia, Berkeley, Princeton, l’Université de Chicago, le Howard Hugues Medical Institute, l’Université de Californie et le Massachussetts Institute of Technology (MIT). Le dernier classement de Shanghai récompensant les meilleures universités du monde leur fait aussi la part belle avec 78 établissements dans le Top 200, dont Harvard qui occupe la première place pour la 13ème année consécutive.

 

PLÉBISCITÉES DES RECRUTEURS
Une reconnaissance qui a évidemment tout pour plaire aux entreprises. Le Global Employability University Ranking distinguant les 150 universités les mieux considérées par 2 300 recruteurs issus de 21 pays, place lui aussi 6 établissements américains (l’Institut de Technologie de Californie Caltech, Yale, le MIT, Stanford, Columbia et Oxford) dans son Top 10. Et si ces recruteurs n’attendent pas forcément de leurs futures recrues qu’elles aient passé toute leur scolarité au sein de ces institutions, une expérience, même courte, favorisée par les échanges et partenariats universitaires s’impose souvent comme un vrai passeport pour l’emploi. Une dynamique qui n’a évidemment pas échappé à l’enseignement supérieur français et notamment à nos écoles d’ingénieurs, à la pointe dans ce domaine. Selon une enquête menée récemment par la CDEFI, 70 % d’entre elles ont en effet au moins1 partenariat avec les USA (Californie en tête, Silicon Valley oblige). Un mouvement évidemment nourri par la récente reconnaissance du diplôme d’ingénieur comme l’équivalent d’un Master of Sciences par l’AACRAO, influente agence d’accréditation américaine.

 

CE QUI POUSSE LES ÉTUDIANTS À TRAVERSER L’ATLANTIQUE
Le label d’une université prestigieuse bien sûr, mais aussi : des laboratoires à la pointe, des moyens pour la recherche, des cursus 100 % en anglais, une approche interdisciplinaire, une vie de campus…

 

DES MOTEURS D’UN MANAGEMENT INNOVANT ET MULTICULTUREL
Reconnues par les institutions et les entreprises du monde entier comme des pépinières de talents issus de tous les continents, les universités américaines s’illustrent par conséquent également comme de parfaites écoles de l’interculturalité, enjeu clé du 21e siècle. Elles font en effet se rencontrer et apprendre ensemble des étudiants américains,chinois (près de 305 000 jeunes en 2014, soit 1 étudiant étranger sur 3), indiens, sud-coréens, issus des pays du Golfe (près de 60 000 étudiants saoudiens par exemple) et des européens bien sûr, dont de nombreux français (ils étaient près de 9 000 en 2014). Un environnement multiculturel propice à une maitrise de la diversité, secret de la réussite des leaders de demain.

 

UN OVNI QUI CASSE LES CODES
Basée à San Francisco et disposant de 7 campus à travers le monde, l’Université Minerva s’illustre depuis son ouverture en septembre dernier comme le poil à gratter des grandes universités américaines. Elle entend en effet les concurrencer par une pédagogie 3.0 résolument alternative et multiculturelle et financée par des frais de scolarité accessibles au plus grand nombre. Une stratégie disruptive qui a su séduire des professeurs réputés comme Stephen M. Kosslyn, doyen de la Faculté passé par Harvard et Stanford.  A suivre …

 

CW