2014 aura été l’année de prise de conscience par les organisations de l’importance de la transformation numérique. En témoigne le rapport Lemoine  remis au Gouvernement. Et beaucoup d’acteurs communiquent sur leur transformation numérique : Axa avec son App Soon, la Société Générale, Accor du fait d’une riposte à la concurrence sur Internet, Orange, etc. Toutefois cette transformation suppose un changement de posture  en profondeur. Il ne suffit pas de faire illusion en nommant un community manager, un directeur du digital et en étant présent sur les médias sociaux. Le numérique bouleverse les relations entre salariés, clients, fournisseurs, internautes, etc. et constitue une opportunité pour les organisations.

Pourquoi accomplir sa transformation numérique ?
Les nouveaux modèles économiques, l’accélération des changements, le pouvoir des internautes sur les réseaux sociaux, etc. sont des facteurs à intégrer dans la stratégie des organisations. Ainsi il est possible de mieux performer que ses concurrents et mieux satisfaire ses clients (ou étudiants, administrés, etc. selon les cas), améliorer son efficacité opérationnelle, développer son chiffre d’affaires, accroître sa visibilité et sa notoriété, recruter et fidéliser, innover.

 

Savoir où l’on se situe à l’instant t, se donner un cap
C’est pourquoi et avant même de fixer sa stratégie numérique, il convient de mesurer son niveau de maturité numérique initial et estimer les progrès qui peuvent être réalisés et pourquoi. Peu d’outils existent pour la mesurer et selon une approche globale. Nous en proposons un, collaboratif et évolutif, dans le livre Transformation digitale. Il est bâti sur cinq leviers complémentaires : l’organisation, la technologie et l’innovation, le personnel, les produits et les services, l’environnement – le numérique étant transverse au sein des organisations, l’ensemble des aspects est à considérer et pas seulement le volet technique sans le mettre en regard des impacts organisationnels et humains.

 

Quelques exemples de transformation numérique
Grâce au numérique, il est possible d’améliorer l’expérience client :
– offrir une logique omnicanale avec une cohérence des informations dans les bases de données et un historique pertinent quel que soient les relations entre l’organisation et le client (par mél, chat, téléphone, SMS, en face-à-face, etc.),
– concevoir des sites responsive design du fait des différents moyens de se connecter au site de l’entreprise (PC, tablette, smartphone),
– exploiter le big data pour conseiller des produits/services adaptés au besoin du client.
Il est également possible de former les salariés au numérique pour maintenir et développer leur employabilité – la formation continuée prend tout son sens avec une plus forte osmose entre Grandes Écoles et entreprises, que ce soit pour les MOOC ou les COOC (Corporate Open Online Course) mais aussi pour proposer davantage de projets tutorés aux étudiants, bénéficier du crowdsourcing en bâtissant un écosystème pour par exemple tester ou co-construire des produits et services.

 

Un processus permanent, non une étape
La transformation numérique est un processus permanent et darwinien pour la survie des organisations du fait de l’évolution rapide des techniques (arrivée de l’Internet des objets, de la géolocalisation, etc.). Bâtir un écosystème autour de son entreprise ou son école est vital. Les mondes virtuel et réel sont plus que jamais complémentaires dans la création de valeur ajoutée. L’enjeu consiste à s’inspirer des bonnes pratiques des modèles des GAFA  pour faire évoluer l’organisation en impliquant chacun.

1. La transformation numérique de l’économie française, rapport remis le 7 novembre 2014, à Emmanuel Macron, Marylise Lebranchu, Thierry Mandon et Axelle Lemaire. https://stample.co/assets/transnum/Rapport-Mission-Lemoine-Nov-2014.pdf
2. Google Amazon Facebook Apple

 

Par David Fayon,
(Télécom ParisTech,  IAE de Paris) Consultant web dans la  Silicon Valley pour des  entreprises françaises,  DG de PuzlIn
contact@davidfayon.fr

 

PuzlIn, un nouvel acteur du Web 2.0 !
Observateur attentif d’Internet et de ses évolutions, je n’ai pas voulu faire tout de suite le grand saut dans la création d’une start-up. Il fallait que les ingrédients indispensables soient réunis : idée différenciante, contexte, équipe.
PuzlIn est ainsi né de la volonté de faire gagner du temps à l’internaute sur ses thèmes d’intérêt ou de veille. Notre devise est “Share your digital world” avec un objectif « Time is precious, save it!.”
Nous avons constitué une équipe basée en France (Paris, île de France et province), Asie et États-Unis. Elle comprend les meilleurs spécialistes dans leur domaine respectif et assure une transversalité et un partage entre les personnes du projet tout en tirant par le haut chacun de nous. Notre start-up comprend une équipe de développement qui ne compte pas ses heures – capitale pour le produit –, un data scientist, un universitaire de haut vol expert des bases de données, un designer, un financier et un stratège + marketeur. Nous avons des profils complémentaires des Grandes Écoles : Telecom ParisTech, ESSEC, ENSIIE, IEP Paris, etc. Nous souhaitons développer un algorithme permettant à moyen terme de sémantiser les données traitées pour leur donner plus de valeur ajoutée au réseau. Notre start-up se prénomme PuzlIn (puzzle + link). Son service de base, destiné à tous, en dehors des fonctions collaboratives est d’organiser ses thèmes d’intérêt et les partager avec ses communautés.
Puzlin permet ainsi de constituer des liens, des listes  de liens, en mode connecté ou non, en s’interfaçant avec d’autres réseaux sociaux ou non. Il permet aussi des recherches de liens et de listes. Il est respectueux des données personnelles. Les listes sont évaluées par la communauté elle-même. Nous avons par ailleurs opté pour un design simple et épuré en noir et blanc. Nous mettons en œuvre les facteurs clés de succès que je ressasse dans mes livres :
• Innover et se démarquer – pas de succès sans bon produit/service qui devient incontournable ou une évidence pour les internautes
• Apporter un réel gain de temps à l’internaute et l’aider dans ses tâches laborieuses de tri de l’information au quotidien dans un monde où l’infobésité selon l’expression de Joël de Rosnay nous rend contre-productif
• Permettre de co-construire le produit avec les internautes et de fédérer un écosystème de services autour pour devenir une plateforme incontournable en étant ouvert avec des APIs idoines
•  Se donner la capacité à croître très rapidement, la rentabilité immédiate n’étant pas notre priorité à l’image d’Amazon ou de Facebook
• Bâtir un modèle freemium à la LinkedIn/Viadeo où la version gratuite sans cesse enrichie est appréciée. Proposer des options qui assureront un retour sur investissement à des entreprises/partenaires
• Nouer des partenariats et rechercher des financements
La première version du réseau social arrive en février simultanément en français, en anglais et en espagnol. Et en prolongement une présence sera assurée sur les médias sociaux traditionnels. Nous voulons croître et dans quelques mois lever des fonds pour prolonger notre croissance.