Université Pierre et Marie Curie

Une formation nécessaire…
Le fait est désormais connu : depuis quelques années,  banque et assurance restent globalement des secteurs d’embauche (12 000 personnes recrutées en 2011 selon l’Observatoire des métiers de l’assurance), quand ceux-ci se raréfient tellement. Le secteur recrute en particulier beaucoup dans un domaine demeuré longtemps un peu secret auprès du grand public, souvent abusivement présenté comme élitiste, clairement réservé aux amoureux de la mathématique, comme le métier de « quant » en finance mais à des amoureux sachant cependant garder le sens des études pragmatiques et des validations statistiques de modèles : l’actuariat.Les récentes directives européennes, dites « Bale 2 » et « Bale 3 », ont encore accentué ce phénomène de recherche de cadres spécialisés en ce domaine, et les étudiants sortant des formations Bac +5 reconnues par l’Institut des Actuaires (deux centaines environ par an actuellement) n’ont depuis quelques années guère rencontré de problèmes d’insertion sur le marché du travail ! Cet afflux s’avérant encore très insuffisant, simultanément, les « banquassureurs » cherchent souvent à réorienter vers l’actuariat des agents dynamiques, ayant intégré l’entreprise sur des postes divers, de formation initiale variée et de bon niveau,  et recherchant, dans une évolution logique de carrière, à passer dans les services actuariels actuellement en pointe. Les directeurs de ressources humaines du secteur essaient, de même, d’intégrer dans ces services actuariels de jeunes candidats ayant suivi un début de formation scientifique, mais préférant une intégration rapide au monde du travail, à un niveau plus moyen, à la difficile tentative de faire partie des « happy few »  débutant directement comme actuaires, au sortir de leur formation initiale.Pour amener tous ces candidats à pouvoir jouer un rôle reconnu en tant qu’assistants actuaires, susceptibles de seconder efficacement leurs « n+1 », actuaires qualifiés, se pose donc le problème de leur assurer la base indispensable en des domaines techniques souvent nouveaux pour eux.

Un diplôme adapté…
Les préparer à cette reconversion, ou les aider à une intégration au monde du travail dans un service d’actuariat, est l’objet même du « Diplôme Universitaire de Sciences Actuarielles », diplôme délivré par l’Université Pierre et Marie Curie, et préparé sous la tutelle conjointe de l’ISUP-UPMC, un des plus anciens centres français de formation au métier d’actuaires, et de l’IFPASS, centre de formation de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance.Le principe même de l’assurance, de personnes ou de biens, se basant sur une gestion mutualisée du risque, modélisée par un calcul de probabilités, la formation, de trois cents heures environ, comprend d’abord une solide remise à niveau en ce domaine, et celui de l’analyse statistique des tableaux de données sur lesquels se basent les assureurs. Les cours prévus dans la formation comprennent d’autre part une déclinaison de base des méthodes et modèles utilisés en assurance de personnes, assurance IARD, réassurance, ainsi que des aspects réglementaires et comptables  existant en ces domaines. Elle comprend enfin la préparation d’un projet appliqué menant les candidats à une utilisation concrète des notions acquises.La formation est accessible en formation continue. Elle intègre aussi des candidats en contrat de professionnalisation. Les candidats acceptés suivent des cours toutes les fins de semaine, d’octobre à juin, hors vacances scolaires.

 

Un diplôme d’avenir…
Les nouveaux entrants dans les métiers de l’assurance ont majoritairement moins de 30 ans (58,4 %- Observatoire des métiers de l’assurance 2011) et sont titulaires pour les trois quarts d’entre eux d’un diplôme d’un niveau égal à Bac +2. Les  métiers qui leur sont proposés s’avérant de plus en plus techniques et complexes, les profils recherchés devront de plus en plus se trouver en adéquation avec une qualification forte en gestion des risques. La certification proposée, le diplôme d’université en Sciences Actuarielles (DUSA) s’inscrit parfaitement dans ce contexte : elle répond à cette demande de spécialisation. Nul doute qu’elle devienne rapidement un sésame d’intégration dans le secteur économique concerné !

 

Par Michel Delecroix,
directeur de l’ISUP Université Pierre et Marie Curie

 

Contacts :
UPMC Formation continue : Audrey  VIDAL audrey.vidal@upmc.fr
ISUP : Elodie SELLAM elodie.sellam@upmc.fr
IFPASS : Djamila MEDDOUR MDjamila@ifpass.fr