Mercredi 11 octobre 2011, Jérôme Caby, Directeur Général d’ICN Business School, organisait un déjeuner presse à Édouard VII, à Paris. L’objectif ? Présenter la nouvelle stratégie de l’école.
Le diagnostic est le suivant : depuis quelques années, l’école baisse dans les classements.
En 2010, le directeur et son équipe engagent donc une réflexion pour identifier les causes de la chute, et fonder une nouvelle stratégie.
A l’automne 2011, le plan d’attaque est prêt.

 

Tout d’abord, il s’agira de mettre l’accent sur la différenciation, et de se distinguer ainsi des autres écoles qui ont tendance à privilégier des logiques généralistes et de volume. L’idée ? « Travailler sur nos forces propres et ce qu’on a en magasin », déclare Jérôme Caby. A savoir : les compétences de l’école, d’une part, et ARTEM, d’autre part. ARTEM, c’est l’alliance qui existe entre ICN, Les Beaux Arts de Nancy et l’école d’ingénieur de Nancy, et qui est basée sur un partage des ressources et sur des rencontres fréquentes. Pour les élèves de l’ICN, le dispositif prévoit des ateliers  : en première année, un jour par semaine de travail avec les étudiants des autres écoles ; en deuxième année, la possibilité de choisir des options ARTEM. Les enseignants, quant à eux, font de la recherche en collaboration avec leurs collègues des écoles partenaires.

Une fois les forces propres identifiées, l’école a défini sa stratégie globale :

  • se positionner sur la notion de créativité et de développement personnel en lien avec ARTEM
  • profiter de la localisation géographique au sein de la région Luxembourg-Alsace-Allemagne-Suisse : « On s’est rendus compte qu’on n’avait pas suffisamment exploité notre territoire », reconnaît le directeur de l’école. 

Puis, elle a désigné 5 axes stratégiques :

  1. Renforcer et internationaliser la production de recherche
  2. Étendre et internationaliser l’offre de formation
  3. Augmenter l’attractivité internationale
  4. Développer la formation continue
  5. Internationaliser et féminiser la gouvernance de l’école 

Enfin, l’école s’est assignée des objectifs précis à atteindre :

  • la triple accréditation EQUIS, AACSB et AAMBA
  • l’augmentation du rang dans le classement des écoles de commerce françaises
  • 23 millions de chiffre d’affaires en 2016
  • être la Business School internationale de référence au carrefour de l’Europe

 

Comment réussira-t-elle à se conformer à ce plan exigeant et détaillé ? A l’aide de moyens supplémentaires :

  • en augmentant le nombre de professeurs
  • en augmentant les ressources physiques, notamment les espaces partagés sur le campus d’ARTEM
  • en obtenant de nouvelles ressources financières propres, via les droits de scolarité, les fonds de dotation, les contrats de recherche…
  • en obtenant de nouvelles ressources financières externes via un contrat quinquennal avec l’État, l’aide de différentes chambres de commerce et d’industrie, le conseil général, le conseil régional, … « Notre modèle économique lui-même ne pouvait pas supporter notre stratégie sans ressources externes », confie le directeur. Quelles sont les contraintes qui découlent du processus de contractualisation avec l’État ? « Signer un contrat avec l’État n’est pas anodin », explique Jérôme Caby, « Les exigences du contrat s’insèrent dans les projets de développement stratégique. L’Etat ne vous donne de l’argent que si vous participez à l’exercice de la mission de service publique. » De là à parler d’étatisation ? « Non, parce qu’on reste un établissement privé avec des employés privés à payer. »

Jérôme Caby reconnaît que son école « a bougé moins vite que les autres », mais avec ce nouveau plan d’action « de façon mécanique, ça devrait augmenter. » Affaire à suivre…

 

Claire Bouleau