Avec sa nouvelle signature « Excellence for a complex world », la Conférence des Grandes Écoles réaffirme l’ambition fondatrice des établissements membres et leur positionnement stratégique au XXIe siècle. Elle capitalise sur le message historiquement au coeur de la communication de la CGE : « Former des décideurs citoyens capables de créer de la richesse économique et technique mais également de la richesse sociale, culturelle et éthique ». Les diplômés des grandes écoles françaises se des problématiques. Entretien avec Pierre Aliphat, Délégué général de la CGE.

 

Pierre Aliphat

Pierre Aliphat

Pourquoi avoir décidé de créer une signature de marque en anglais ?
C’est apparu comme une nécessité. Nous travaillons en bilingue anglais-français dans nos documents comme le rapport d’activité. Nous ne pouvions avoir deux signatures, ou tenter d’en traduire une. Nous avons donc choisi l’anglais, en cohérence avec notre positionnement sur le marché international de l’enseignement et de la recherche. La signature a été mise au point et entérinée par la CGE début 2011. Elle signe pour la première fois notre rapport d’activité d’octobre 2011.

 

Que voulez-vous dire au travers de cette signature ?
Nous voulons exprimer ce qui nous caractérise, et la posture de toutes les écoles membres face aux grands défis d’une société en mutation, en France comme à l’international. « Excellence for a complex world » est l’expression de l’engagement de la CGE pour faire rayonner l’excellence de la formation à la française dans le monde. Avec pour fondement différenciateur la culture générale, une approche globale et intégrée des systèmes complexes. Les formations des grandes écoles sont exigeantes, sélectives, et visent à former les futures élites mondiales ; la recherche fondamentale et appliquée est intégrée dans les cursus, les futurs diplômés ont un niveau de performance opérationnelle exceptionnelle, ils sont autonomes et possèdent déjà une vraie expérience de l’entreprise. Le mot excellence nous a paru adapté pour exprimer ces caractéristiques, ce qui ne veut pas dire que nous sommes les seuls tenants de l’excellence, mais qu’elle existe dans nos établissements. Cette ambition s’inscrit dans un monde devenu complexe. Nos écoles sont ancrées dans les problématiques actuelles, que tout le monde s’accorde à dire complexes, dans un monde internationalisé. Nous parlons bien ici de complexité et non de complication, un problème impactant des champs trèsdivers. C’est cette vision que les écoles donnent à leurs étudiants. Leur faisant développer la capacité à analyser un problème dans toutes ses dimensions, et à trouver une solution « multi-visions ». Sicertaines formations des grandes écoles visent l’expertise dans un domaine, elles apportent toujours un spectre de connaissances et compétences larges, permettant in fine aux diplômés d’analyser et appréhender la complexité. Les ambitions, activités et membres internationaux de la CGE sont aussi réaffirmés avec cette signature. Nos formations se distinguent de celles du modèle anglo-saxon. Notre signature de marque met en avant nos atouts, un positionnement singulier et générique des différentes caractéristiques des grandes écoles, qu’elles soient de management, d’ingénieurs, de journalisme, de vétérinaire ou encore d’architecture. Ces dimensions sont transversales aux écoles à dimension internationale comme celles à visée plus régionale. Dans tous les cas, c’est bien l’approche systémique des diplômés qui leur permet de traiter cette complexité.

 

Vis-à-vis de qui la CGE entend-elle réaffirmer son positionnement ?
D’abord vis-à-vis de notre première cible, les étudiants postulants à l’ensemble des écoles membres. Mais aussi des entreprises qui recrutent nos diplômés, afin de valoriser leurs champs de compétences, leur manière d’aborder les problèmes essentiels, leur perspective tous azimuts. Ce message cible évidemment aussi les étudiants étrangers qui s’intéressent à notre modèle de formation et souhaitent l’intégrer ; aux enseignants-chercheurs et aux institutionnels en France et à l’international. Ponctuellement, une école membre peut s’appuyer sur cette signature dans une discussion lors de la mise en place d’un accord international afin de faire comprendre qui nous sommes et la manière dont nous travaillons. La CGE entend faire vivre sa nouvelle signature de marque auprès de toutes ses parties prenantes et ses interlocuteurs. Elle doit ainsi être un levier pour renforcer notre objectif principal : promouvoir le développement et le rayonnement de nos établissements d’enseignement supérieur et de recherche, publics ou privés, à l’échelle nationale et internationale.

 

Cette ambition renouvelée de la CGE s’accompagne d’une autre évolution, celle de votre gestion de l’information. Comment cela va t-il se traduire concrètement ?
Jusqu’ici, nous communiquions au travers de trois sous-systèmes indépendants. Un système gérant l’information de la délégation générale ; un système permettant aux écoles membres et aux groupes de travail de travailler ensemble, de partager leurs pratiques et réflexions, leurs agendas et documents ; et un système gérant la partie visible sur le web. La communication était donc compartimentée et nécessitait une intervention humaine pour être diffusée entre ces trois réseaux. Nous sommes en train d’automatiser ce processus au travers d’une système d’information unique. La partie web aura ainsi accès à des informations  jusqu’ici stockées de manière administrative.C’est le cas pour les certifications qu’une école est bien membre de la CGE, ou lorsque nous accréditons une formation. Demain, toute saisie concernant la gestion de ce membre ou de cette formation, sera rendue visible sur le web automatiquement. L’information arrivera donc en temps réel.

 

A la rentrée 2011, la CGE compte 217 écoles membres
203 sont françaises et 14 sont des établissements étrangers
En France, 145 sont des écoles d’ingénieurs, 38 de management et 20 d’autres spécialités (vétérinaire, architecture, journalisme ou encore militaire)
A l’international, 10 sont des écoles d’ingénieurs, 4 de management

 

A. D-F

 

Contacts :
www.cge.asso.fr
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