Une école à la Une : l’ESSEC

 

Diplômés de l’ESSEC et entrés dans la vie active, ils dirigent des équipes et font avancer leurs entreprises vers la réussite. Comment cette grande école forme-t-elle ses étudiants aux responsabilités managériales qu’ils sont appelés à exercer ? Eléments de réponse avec Françoise Rey, directeur du programme Grande école, Mastères spécialisés et MBA.

 

 

Françoise Rey

Françoise Rey

On ne manage plus des équipes comme on pouvait le faire il y a dix ou même trois ans. L’échange et le dialogue se sont substitués à l’assentiment hiérarchique. Les technologies numériques sont venues bousculer les comportements ,et les fondamentaux de la prise de décision. Le leadership se conjugue désormais avec une adaptabilité et une réactivité permanente. ,Pour préparer ses futurs diplômés à leurs responsabilités, l’ESSEC s’appuie sur un format pédagogique complexe, formant ses ,étudiants à devenir des managers « à la fois responsables de leurs actes, capables de prendre des décisions » explique Françoise Rey. Deux dimensions essentielles qui s’expriment par une double approche : « La première année, nous leur apportons les fondations du management par des enseignements couvrant les fondamentaux de la gestion, par des cours ouverts également sur l’entreprise et sur la société qu’ils peuvent choisir parmi une dizaine d’électifs différents et qui ont trait aussi bien à l’histoire des institutions financières qu’à l’éthique de la finance ou aux relations entre l’Etat et les collectivités locales. Parallèlement, nous leur apportons une découverte de l’entreprise par des expériences concrètes. »

 

Un apprentissage enrichi par la réflexion et l’expérience terrain
La découverte de la vie à l’intérieur des organisations, les étudiants la font d’abord en tant qu’exécutants puisque, un mois à peine après leur arrivée sur le campus, chacun d’entre eux part effectuer un stage de trois semaines dans l’une des trois filières proposées : entreprise (industrie, grande distribution…), organisation à finalité sociale (association caritative) ou à finalité éducative (collège…), stage dont ils doivent ramener un journal de bord. Ils la font aussi, toujours dans le cadre du cycle Bachelor, en étant mis en ,situation de consultants juniors. Ils conduisent alors, en équipe, des projets de conseils, confiés ,par des entreprises et encadrés par un manager et un professeur tuteur : « Cette autre expérience leur apprend à mobiliser leur capacité à analyser un problème et à défendre leur point de vue, deux éléments clé du management. L’immersion en entreprise est d’ailleurs, tout au long du cursus fondamentale puisque, pour être diplômé de l’ESSEC, il faut avoir validé 18 mois d’expérience professionnelle. » Avant leur 2e année, les étudiants effectuent six mois de stage en entreprise ou dans une mission à finalité humanitaire : « En janvier, quand ils entament le cycle Master, poursuit Françoise Rey, leur parcours est à la carte. Accompagnés par un tuteur, ils construisent brique par brique leur projet personnel et professionnel en choisissant l’organisation de leur cursus, chaque trimestre, parmi de multiples possibilités : apprentissage, stages, programmes d’échanges académiques en France ou à l’étranger, chaires, etc. Cette pluralité de possibles, qui rend chaque profil unique, oblige l’étudiant à réfléchir en permanence sur l’expérience qu’il acquiert et sur ses choix, à prendre des initiatives et à innover aussi dans la construction de son parcours en fonction de ses aspirations et de ses objectifs. » De quoi avoir toutes les cartes en mains, pour pouvoir, une fois diplômé, être en capacité de donner sa pleine mesure en tant que manager !

 

CG